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    apic/Etats-Unis/Clinton/Comité Religion

    Etats-Unis: Comité sur la religion mis en place par Clinton (291196)

    Les 20 personnalités américaines appelées à en faire partie sont désignées

    New York, 29novembre (APIC) Le Comtié sur la religion mis en place par

    Clinton et annoncé le 12 novembre n’est pas suffisant, estime-t-on dans

    certains milieux américains. Le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Warren

    Christopher, vient du reste de donner les noms de 20 personnalités américaines, qui feront partie du "Advisory Commitee on Religious Freedom Abroad" (Comité consultatif sur la liberté religieuse à l’étranger), qui vient

    d’être mis en place.

    Selon le chargé de presse de Bill Clinton, le président s’est félicité

    de l’établissement de ce comité qui "attirera l’attention sur les problèmes

    de persécution religieuse à l’étranger", et "prodiguera ses conseils °au

    gouvernement sur les moyens d’aboutir à la réconciliation dans ces régions

    où l’hostilité à la religion est une menace à la paix".

    Ce comité consultatif comprend Joan Brown Campbell, secrétaire générale

    du Conseil national des Eglises (NCC); l’archevêque Spyridon, de L’archidiocèse grec-orthodoxe d’Amérique; Don Argue, président de l’Association

    nationale des Evangéliques; l’archevêque catholique romain Theodore E.

    McCarrick, de Newark, New Jersey; le rabbin Irving Greenberg, qui dirige

    une organisation juive, National Jewish Center for Learning and Leadership;

    et l’imam Wareth Deen Mohammed, qui est le fils du leader musulman noir

    Elijah Muhammad, aujourd’hui décédé.

    Le comité, dont les membres se rencontreront deux ou trois fois par année et dont le mandat sera de deux ans, sera présidé par John Shattuck, secrétaire adjoint à la section "Démocratie, droits de la personne et travail" du Département d’Etat. Alexandra Arriaga, membre du personnel du Département de John Shattuck, qui sera la secrétaire exécutive du Comité, a

    précisé que la première réunion aura probablement lieu au début de l’année

    1997.

    Une voie pas trop offensive

    Un porte-parole du Département d’Etat a indiqué à l’Agence oecuménique

    ENI que la mise en place de ce comité, planifié depuis plusieurs mois et

    officiellement annoncé le 12 novembre, représentait une étape importante

    parce que c’était la première initiative de ce genre entreprise par le

    gouvernement des Etats-Unis.

    Cependant, pour d’autres, et surtout pour certains évangéliques conservateurs, la formation de ce comité, bien loin de répondre à leur attente,

    représente une rebuffade de la part de l’administration Clinton. De nombreux Américains, convaincus que le gouvernement ne faisait pas assez pour

    défendre la liberté religieuse à l’étranger, et en particulier les droits

    des chrétiens persécutés, voulaient que le président Clinton nomme une

    forte personnalité pour un poste de conseiller spécial au sein de la Maison-Blanche.

    Pour Michael Horowitz, membre de l’Institut Hudson, de Washington, et

    l’un des partisans de cette proposition de nommer un conseiller spécial, ce

    n’est pas au sein de ce nouveau comité du Département d’Etat que se prendront les décisions sur la question de la persécution religieuse mais probablement dans le cadre du Congrès et autres forums.

    Une résolution adoptée récemment par le Congrès a demandé au président

    Clinton de "développer et de renforcer la défense des chrétiens persécutés", et de nommer un "conseiller spécial à la Maison-Blanche sur le problème de la persécution religieuse".

    Apparemment, le président Clinton a choisi de ne pas se laisser entraîner sur une voie aussi offensive. Ainsi, dans le cas de la Chine, il a décidé en 1994 de ne pas lier la question des échanges commerciaux à l’amélioration des droits de la personne dans ce pays. Et lors de sa rencontre,

    le 24 novembre, avec le président de la Chine, Jiang Zemin, à Manille, un

    fonctionnaire du Département d’Etat a fait observer que même si la question

    des droits de la personne était importante, les Etats-Unis avaient aussi

    des intérêts importants à poursuivre dans les domaines du commerce, de la

    sécurité, du contrôle des armes et autres. (apic/eni/pr)

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