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    apic/Espagne/Basque/Evêque médiation

    Espagne: Proposition de médiation d’évêques basques

    entre le gouvernement et l’ETA jugée inopportune (271096)

    Bilbao, 27octobre (APIC) La proposition de médiation de deux évêques basques entre le gouvernement et l’Organisation séparatiste basques ETA n’est

    pas opportune. "Le dialogue n’est pas encore possible", estime en effet en

    réponse la plupart des partis politiques espagnols.

    Les évêques de Bilbao, Mgr Ricardo Blazquez, et de San Sebastian, José

    Maria Setien, rappellent néanmoins que l’Eglise basque reste disponible

    pour une éventuelle médiation entre le gouvernement et l’ETA dès lors que

    les conditions requises pour cette médiation seront réunies. Les deux évêques font remarquer que leur attitude n’est pas neuve: l’Eglise basque est

    engagée depuis 1978 dans la recherche de la paix dans la justice et dans le

    respect des droits humains au moyen, s’il le faut, de la médiation.

    Le secrétaire général de la Conférence épiscopale espagnole, Mgr José

    Sanchez, a apporté son appui aux deux évêques basques. A l’issue d’une réunion du comité permanent de l’épiscopat, Mgr Sanchez a affirmé qú"au cas où

    la médiation de l’Eglise s’avérerait opportune, nécessaire et utile, nous

    l’accomplirons volontiers".

    Mgr Sanchez a toutefois tenu à préciser que "ce n’est pas l’idéal pour

    le dialogue de se présenter à une table de négociation sans avoir relâché

    un otage". L’évêque faisait allusion à l’enlèvement par l’ETA du fonctionnaire de prison José Antonio Ortega Lara, que l’organisation retient depuis

    plusieurs mois. En outre, pour les évêques espagnols, il n’appartient pas à

    l’Eglise de déterminer le moment précis où il deviendra possible d’entamer

    le dialogue entre le gouvernement espagnol et l’ETA.

    La plupart des partis politiques considèrent pour leur part qu’un tel

    dialogue n’est pas encore possible. Le ministre de l’Intérieur, Jaime Mayor

    Oreja, ne voit nulle part le cadre appproprié pour une telle médiation. Du

    côté socialiste, l’ancien Premier ministre Felipe Gonzalez a fait savoir

    que "dans ce type d’affaire, la discrtétion devrait être exigée même de la

    part de l’Eglise". Enrique Mugica, ancien ministre socialiste de la Justice, dont le frère a été assassiné par l’ETA, est allé plus loin, accusant

    Mgr Blazquez de "croire que nous nous trouvons toujours au Moyen Age, à

    l’époque de l’alliance du trône et de l’autel".

    Le Part Nationaliste Basque, de son côté, s’est montré d’accord avec Mgr

    Blazquez, à la nomination duquel il s’était pourtant opposé il y a un an,

    arguant que l’évêque de Bilbao n’est pas d’origine basque. (apic/cip/pr)

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