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    apic/Espagne/Ambassadeur près le Saint-Siège/Le pape condamne le terrorisme

    Espagne:Le pape condamne le terrorisme et les prises d’otages(100197)

    Défense de la vie humaine et promotion de la famille

    Rome, 10janvier (APIC) Le pape Jean Paul II a condamné le terrorisme "quasi endémique" qui ensanglante toujours l’Espagne et demandé vendredi la libération immédiate des personnes prises en otages par le mouvement séparatiste basque ETA.

    Recevant vendredi Carlos Abella y Ramallo, nouvel ambassadeur d’Espagne

    auprès du Saint-Siège venu présenter ses lettres de créance, le pape a déploré, sans citer nommément l’ETA, la "triste réalité d’un terrorisme quasi

    endémique", qui porte atteinte tant à celui qui en souffre qu’à celui qui

    le pratique. Jean Paul II n’a pas caché sa douleur à propos de la séquestration de gens qui dure depuis plusieurs mois et qui a empêché ces personnes kidnappées de passer Noël en famille.

    L’ambassadeur d’Espagne, soulignant le rôle joué par la diplomatie espagnole en faveur de la paix au Moyen-Orient avec la Conférence de Madrid et

    dans les accords de paix au Guatémala, a déploré que ce désir ardent de

    paix soit étonnemment brisé "de façon injuste et cruelle dans notre propre

    patrie".

    Il n’est pas facile en effet "de comprendre que, dans un pays où règne

    l’Etat de droit et la pleine démocratie, un groupe de ses propres habitants

    séquestre, tue et terrorise ses propres concitoyens", a relevé l’ambassadeur Abella y Ramallo. Le diplomate de carrière, âgé de 62 ans, a demandé

    au pape de prier pour les familles des séquestrés Ortega Lara et Delclaux

    et pour la prompte libération de ces derniers, dont l’un est retenu depuis

    plus d’un an.

    Le pape a encore souligné, dans son allocution, les motifs de préoccupation que sont le taux élevé de chômage, "qui rend difficile pour les jeunes

    l’édification d’une famille et les empêche de voir l’avenir avec sérénité",

    et le désenchantement pour la gestion de la chose publique "motivé quelquefois par des cas de corruption".

    Jean Paul II a encore demandé aux autorités politiques de soutenir ces

    "piliers fondamentaux de la société" que sont la défense de toute vie humaine et la promotion de la famille. Une promotion dans le domaine social,

    législatif et fiscal. A propos de l’enseignement libre, le pape a rappelé

    que l’Eglise catholique considère comme inaliénable le droit de la famille

    - reconnu en outre par les traités internationaux - à pouvoir choisir "sans

    obstacles légaux ni conditions économiques restrictives" le modèle éducatif

    pour ses enfants. A propos de la liberté, Jean Paul II a souligné avec force que si cette dernière s’éloigne du respect dû à l’être humain et à ses

    droits et devoirs fondamentaux, "elle est seulement un mot vide voire même

    dangereusement ambigu". (apic/cic/be)

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