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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    APIC-ENQUETE

    Bernard Bavaud, Agence APIC

    Le visage du prêtre diocésain pour l’an 2000 (140492)

    Malgré la diminution du nombre des prêtres en activité,

    le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg garde l’espérance

    Fribourg, 14avril(APIC) En l’an 2000, il restera seulement 130 prêtres

    diocésains en activité dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, si

    le nombre des ordinations sacerdotales se maintient au rythme actuel. A la

    fin 1991, il y avait 281 prêtres en activité dont seulement 199 de moins de

    65 ans. Or ils étaient 462 en 1962. Les statistiques diocésaines montrent

    deux évidences: la diminution persistante des ordinations sacerdotales par

    rapport aux années 1950 -1970 et le nombre considérable de prêtres âgés.

    Cette réalité, montre l’enquête de l’agence APIC, est ambivalente. Des inquiétudes se font certes jour devant ce manque sérieux de forces pastorales

    dans le futur immédiat, mais en même temps naît une grande espérance: des

    laïcs, s’engagent joyeusement dans la pastorale, au service de l’Eglise

    diocésaine.

    Depuis quelques années, le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg se

    pose des questions vitales pour son avenir: "Comment préparer ses communautés à rester ou à devenir encore plus vivantes, en sachant qu’il y aura un

    tiers ou une moitié de prêtres en moins dans dix ans?" Ou encore: "Quel sera le visage du prêtre diocésain au début du XXIe siècle?" Certains milieux

    militent pour l’ordination d’hommes mariés, les "viri probati", ou même

    pour l’accession des femmes au sacerdoce. Ces questions liées à la formation des futurs prêtres, mais aussi à un éventuel changement de statut,

    mettent aussi en évidence la participation, de plus en plus nombreuse et

    active, des laïcs dans la pastorale de l’Eglise catholique en Suisse romande. Une manière aussi de regarder le futur sans trop de pessimisme, même si

    certains chrétiens traditionalistes se lamentent sur ce nombre restreint de

    candidats au sacerdoce et voudraient revenir aux séminaires d’antan.

    Une enquête partielle

    Cette petite enquête se veut volontairement partielle. Elle n’est pas un

    sondage pour connaître l’avis des prêtres ou des laïcs catholiques du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. Elle veut écouter, pour amorcer le

    débat, un évêque, trois prêtres et un laïc, choisis pour leurs fonctions

    actuelles ou anciennes dans le diocèse. Ces personnes sont bien placées

    pour répondre aux questions posées ci-dessus. Elles ne représentent donc

    pas une catégorie représentative de tous les membres actifs de l’Eglise

    diocésaine. D’autres personnes mériteraient une écoute attentive et fraternelle, quelle que soit leur position, parfois divergente, sur le visage

    souhaité du prêtre diocésain d’aujourd’hui. Des enquêtes supplémentaires

    devront être faites auprès des membres de l’Eglise catholique en Suisse romande. Des femmes et des hommes, pratiquants ou non, mais aussi des religieux et des religieuses, voire des prêtres qui se sont mariés, qu’ils se

    sentent proches ou lointains de l’Eglise actuelle. Sans oublier - même si

    cette problématique est d’abord du ressort de l’Eglise catholique - l’avis

    de pasteurs(es) protestants et des membres laïcs des Eglises réformées des

    cantons romands.

    Le choc des chiffres

    Effectivement, si l’on regarde attentivement les statistiques, la chute

    du nombre de prêtres en activité par rapport aux années 1950 - 1960 est impressionnante. Comme aussi, (une simple conséquence du manque de relève),

    la proportion importante de prêtres âgés. (cf. encadré 1)

    L’abbé Jean-Claude Pilloud, curé-doyen de la paroisse urbaine de SaintPierre à Fribourg, a été alerté lors d’une séance du Conseil presbytéral où

    l’on présentait des statistiques et des projections pour l’avenir. En l’an

    2000, si le nombre des ordinations sacerdotales se maintient au rythme actuel, il n’y aura qu’environ 130 prêtres diocésains en pleine activité. Ce

    chiffre "m’a fait tilt", avoue le curé Pilloud. Faut-il s’en inquiéter?

    Optimisme, malgré tout

    Le curé de Saint-Pierre se déclare optimiste. Il veut aller de l’avant

    sans trop se tourmenter. "Cela permet d’exercer notre sacerdoce autrement

    qu’autrefois en comptant sur les laïcs qui s’engagent dans la pastorale. Et

    dans un sens missionnaire, car le prêtre n’a pas été ordonné pour les seuls

    pratiquants. Il y a quelques semaines, poursuit-il, "j’ai commencé le sermon dominical en disant à mes paroissiens: "Mes frères, j’ai besoin de

    vous!" Je leur ai parlé des chiffres qui m’avaient impressionné au Conseil

    presbytéral. Autrefois il y avait beaucoup plus de prêtres en activité!

    Mais aujourd’hui combien plus de laïcs qui s’engagent! L’abbé Pilloud donne

    tout de suite un exemple concret. Pour la journée des malades, dans sa

    seule paroisse, 140 personnes se sont annoncées pour faire des visites à

    domicile ou dans les hôpitaux de la ville. "Il est fini, ajoute-t-il, le

    temps où le curé de paroisse était l’homme-orchestre qui faisait tout".

    Opinion partagée par Mgr Pierre Mamie, évêque du diocèse. "La diminution

    des prêtres, malgré de réelles inquiétudes, aura été paradoxalement une

    grâce de Dieu. Il fallait que les prêtres se remettent en question car il y

    a 50 ans, ils faisaient pratiquement tout dans la pastorale, que ce soit

    dans la catéchèse ou la liturgie, dans la préparation des sacrements, voire

    dans la gestion financière des paroisses." C’est une avance, aussi dans la

    foi, si les prêtres n’ont pas toutes les réponses aux questions pastorales.

    Les prêtres diocésains ont besoin des laïcs pour que leur langage et leur

    manière d’annoncer l’Evangile soient mis à l’épreuve. Certes, ajoute Mgr

    Mamie, les chiffres de ces dernières années concernant le nombre d’entrées

    au séminaire ont été quelque chose de difficile à vivre, d’éprouvant à accepter. Mais au bout du compte, nous avons 20 fois plus de laïcs engagés

    avec nous. Cela est très réjouissant et cela va continuer. Je fais pourtant

    parfois cette prière: "Mais maintenant, Seigneur, cela suffit ! On a compris la leçon. Donne-nous quand même davantage de prêtres, ou mieux: que

    des jeunes plus nombreux entendent Ton appel!" Mgr Mamie ajoute qu’il faudra bien lire le texte, remarquable à ses yeux, que vient de publier Jean

    Paul II sur la formation des prêtres, en conclusion du Synode des évêques

    de 1990.

    L’espoir d’un renversement de tendance

    Par ailleurs, l’évêque du diocèse s’insurge contre une sorte de fatalité

    qui affirmerait que la courbe descendante des vocations sacerdotales est

    inéluctable. "Certes, dans les 10 ans à venir, nous aurons de graves problèmes pour remplacer les prêtres qui vieillissent, mais pourquoi ne pas

    imaginer qu’en 2010, un renversement de tendance puisse arriver, comme

    c’est le cas dans les Eglises du tiers-monde. La floraison actuelle des vocations en Corée ou ailleurs pourrait se produire aussi chez nous". Mgr Mamie garde son sourire. Il rappelle que lors de la construction du nouveau

    centre diocésain, il avait dit à l’architecte: "Prévoyez la place pour une

    aile supplémentaire qu’il faudra construire quand le nombre des séminaristes sera plus grand". Un rêve irréaliste? Non, une espérance chevillée

    dans son coeur d’évêque.

    La formation des futurs prêtres a évolué depuis le Concile

    Actuel Supérieur du Séminaire diocésain, à l’avenue Jean-Paul II, à Villars-sur-Glâne, l’abbé Pierre Burcher estime de son côté que l’on a remis

    en valeur le rôle vital des ministères laïcs engagés. Une des conséquences

    du Concile Vatican II. Il en va de même pour le diaconat permanent. C’est

    une espérance. Ces ministères diversifiés - prêtres, diacres, laïcs - sont

    complémentaires. Il faut respecter cette complémentarité.

    Par conséquent, dans le nombre total, il faut additionner ces ministères

    et ne pas se contenter d’analyser le nombre de séminaristes ordonnés telle

    année.

    Pourtant l’abbé Burcher est persuadé que la prière pour les vocations

    doit demeurer au coeur de l’Eglise. On ne serait plus dans l’espérance de

    la Bonne Nouvelle à annoncer si on oubliait de prier "le Maître de la Moisson d’envoyer des ouvriers dans son champ". Mais le mot "vocation", expression autrefois réservée presque exclusivement aux prêtres, religieux et religieuses, désigne aujourd’hui tous ces ministères complémentaires.

    Reste qu’il est devenu capital, pour le prêtre diocésain, d’apprendre

    maintenant à collaborer avec le laïcat. Pour y vivre la co-responsabilité

    et créer la communion. D’où l’importance de l’Eucharistie, au centre de la

    communauté chrétienne pour vivre cette communion!

    Le Supérieur insiste: "les séminaristes doivent donc apprendre à collaborer et à être des formateurs des autres qui le seront à leur tour et à se

    former aussi auprès des laïcs. Il y a d’ailleurs maintenant, (une nouveauté

    par rapport à un passé encore proche!) des professeurs laïcs qui enseignent

    la théologie aux futurs prêtres".

    Concrètement, les séminaristes, dans leur formation, restent en contact

    avec leur paroisse d’origine. Ils font une année de stage pastoral dans une

    paroisse du diocèse après la 3e année de théologie. Ce stage leur permet de

    mieux comprendre la vie réelle qui les attend plus tard et aussi de mieux

    discerner leur vocation. Il permet aussi de donner une motivation nouvelle

    à leurs études théologiques et pastorales.

    D’abord, des communautés vivantes

    L’abbé Jean-Marie Pasquier est aumônier à l’Université de Neuchâtel tout

    en partageant une charge pastorale à la paroisse Notre-Dame. Durant dix ans

    jeune Supérieur du Séminaire diocésain, il offrit ensuite ses services pendant cinq ans au Grand Séminaire de Bangui, en République Centrafricaine.

    Pour lui, il est surtout urgent que prêtres et laïcs bâtissent des communautés chrétiennes vivantes. "D’abord, ce qui paraît de plus en plus évident

    dans nos régions, c’est que le problème ne réside pas seulement et premièrement dans le manque de prêtres, mais dans le manque de chrétiens engagés

    dans une communauté vivante. Il arrive déjà que ce ne soit pas le prêtre

    qui manque aux fidèles, mais les fidèles qui ’manquent aux prêtres’, comme

    on le voit dans certaines assemblées liturgiques ou autres réunions"...

    "On constate aussi, poursuit l’abbé Pasquier, que les laïcs "engagés

    (catéchistes, militants...) vieillissent et qu’il n’est pas plus facile de

    les remplacer que les prêtres. Dès lors, ce qu’il est urgent de trouver, ce

    sont des chrétiens qui témoignent de leur foi dans ce monde, ce sont des

    ’évangélisateurs’, ce sont des ’prophètes’, des ’apôtres’ capables de faire

    renaître des communautés. La question des ’pasteurs’, donc des prêtres, célébrants et responsables de communautés est importante aussi, mais elle est

    seconde".

    Des voies nouvelles à explorer

    Quand on lui pose la question: cependant, comment et où trouver des prêtres pour l’Eglise de demain?, Jean-Marie Pasquier se fait audacieux et

    souhaite que l’Eglise catholique explore d’autres voies que celles suivies

    jusqu’ici. "On dit avec raison que Dieu est libre de ses dons et que

    l’Esprit souffle où il veut. C’est vrai pour les vocations de type traditionnel: Dieu peut encore appeler des enfants, des jeunes, qui pourront

    être acheminés vers le presbytérat selon la filière classique. Mais les

    candidats de ce genre se font rares chez nous et ne suffisent plus... Alors

    pourquoi ne pas ’permettre à Dieu’ d’appeler par d’autres voies, parmi les

    chrétiens adultes, à travers un discernement communautaire comparable à celui qu’on trouve dans les Actes (6, 1-6): ? ’Cherchez plutôt parmi vous,

    frères...’ Et cela sans mettre préalablement de condition limitative pour

    être fidèle à une tradition sans doute vénérable, mais d’importance seconde

    par rapport aux besoins spirituels et sacramentels des communautés. Des

    candidats existent, il faut oser..."

    L’abbé Pasquier n’esquive pas une objection que certains posent aujourd’hui: Mais qui va payer? Il répond en suggérant des pistes nouvelles.

    Il fait un rapprochement de plusieurs phénomènes actuels: la raréfaction

    des prêtres, la difficulté de trouver et aussi de payer des laïcs formés et

    engagés à plein temps, et d’autre part la montée du chômage, dans toutes

    les classes sociales, y compris parmi les cadres. Alors il pose cette question: "Puisqu’il faudra, dans notre société de plus en plus informatisée et

    automatisée, répartir autrement le travail et pour cela en diminuer la durée, n’y aurait-il pas là une possibilité pour des laïcs travaillant à

    temps partiel et gagnant leur vie, de se former et de s’engager au service

    de l’Eglise, dans un ministère qui pourrait devenir diaconal ou presbytéral, selon les charismes et les besoins ? On aurait alors des prêtres à la

    fois présents et engagés dans le ’monde’ (travail, vie familiale, etc) et

    dans l’Eglise, non en position d’auxiliaires et de subalternes, mais avec

    une entière responsabilité pastorale, consacrée par l’ordination."

    Le regard d’un théologien laïc

    Christoph Uehlinger, marié, trois enfants, est maître assistant à l’Université de Fribourg. Il y enseigne l’exégèse de l’Ancien Testament. Bien

    placé pour donner son regard de croyant et de formateur, il répond avec

    calme et lucidité aux questions posées.

    Contrairement à la situation d’il y a 10-15 ans, explique Christoph Uehlinger, les candidats au sacerdoce ne sont plus aujourd’hui le seul public

    ni l’auditoire privilégié de la formation en théologie. A la Faculté de

    Théologie de Fribourg, dans les deux sections linguistiques, les laïcs en

    général, les femmes en particulier, représentent une part de plus en plus

    importante des étudiants. Il va de soi que cela demande une certaine réorientation de l’enseignement théologique qui doit tenir compte, à la fois

    d’une plus grande variété d’origines, d’expériences et de situations de la

    foi chez les étudiants et d’une grande pluralité d’options professionnelles

    ultérieures.

    Dans la section germanophone, les candidats à la prêtrise sont même nettement minoritaires. Il y a, par contre, de plus en plus d’étudiant(e)s qui

    choisissent des études combinées (théologie et une autre branche, science

    humaine ou sociale). Ceci traduit en général une réelle volonté de mettre

    la théologie et la foi aux prises avec les défis concrets de la vie et de

    la société contemporaine.

    Si les candidats au sacerdoce ne représentent plus le public privilégié

    de la formation théologique universitaire, on ne doit en aucun cas en conclure que leur formation spécifique serait négligée, ou que l’Université

    tendrait même à dissuader des jeunes de la voie du sacerdoce. Mais la Faculté n’est certainement plus un univers clos, comme pouvait l’être un séminaire à d’autres époques.

    On peut comprendre que certains étudiants candidats au sacerdoce puissent ressentir leur place minoritaire comme marginale et inconfortable.

    Plutôt que de s’en plaindre, estime le maître-assistant Uehlinger, "ils feraient mieux de voir dans cette situation une chance et un défi pour approfondir leur vocation".

    La Faculté ainsi n’échappe pas à certaines tendances de polarisation

    telles qu’elles se manifestent dans l’Eglise de Suisse et dans l’Eglise

    universelle. Certains étudiants, qui ne supportent apparemment pas ce pluralisme, choisiront alors des lieux de formation plus "homogènes", plus

    traditionalistes.

    Ouvrir le débat sur le statut du prêtre.

    Christoph Uehlinger ne craint pas de parler de l’avenir et de

    l’éventuelle modification du statut du prêtre catholique. Ce n’est d’ailleurs pas un sujet tabou ni dans le Conseil presbytéral (cf. encadré 2), ni

    dans la préoccupation des évêques qui se doivent d’accueillir les questions

    nouvelles pour les répercuter plus haut. "Plutôt que de se lamenter sur le

    manque de vocations sacerdotales, ajoute le théologien, l’Eglise devrait

    tenir compte des vocations de tous ceux et celles qui se présentent, hommes

    et femmes, qui sont prêts à offrir leurs services et leurs compétences. Le

    sacerdoce, comme toute institution historique, peut s’adapter aux données

    d’une nouvelle époque. La possibilité des ’viri probati’, celle de la dissociation du célibat obligatoire et du sacerdoce comme celle l’ordination

    des femmes, doivent devenir des questions ouvertes dans l’Eglise catholique. Plutôt que d’empêcher ou d’éviter le débat, nous avons besoin de le

    rendre raisonnable et intelligible".

    Ne pas voir l’avenir du diocèse en noir

    Finalement une première conclusion s’impose. Malgré les perspectives

    pessimistes de certains qui regrettent le temps passé, il faut garder

    l’espérance. Tous ont un regard de foi. Il y aura toujours des prêtres dans

    les communautés chrétiennes. Dieu n’abandonne pas son Eglise. Mgr Mamie, le

    curé Pilloud, l’abbé Burcher, l’abbé Pasquier et Christoph Uehlinger pensent tous (avec des accents plus ou moins novateurs) que la baisse des vocations sacerdotales a permis l’engagement des laïcs dans la pastorale et

    la redécouverte, comme aux temps de l’Eglise des premiers siècles, de ministères, ordonnés ou non, que se partage le "peuple de Dieu", ce beau nom

    réaffirmé au Concile Vatican II.

    Ecoutons encore, en terminant cette enquête, Christoph Uehlinger, qui

    parle cette fois non comme formateur mais comme "consommateur" : "Il y a

    encore, parmi les prêtres que nous connaissons en Suisse romande, des personnes qui sont des témoins - pour les adultes ou pour les enfants. Ils le

    sont d’autant plus qu’ils ne se cramponnent pas à des rubriques désuètes,

    mais s’attachent à témoigner de l’essentiel, qu’ils ne transpirent pas la

    peur de se tromper, mais osent inventer des mots nouveaux pour une foi qui

    s’enracine dans les amours et les larmes du quotidien".

    E N C A D R E

    Prêtres diocésains ordonnés et prêtres décédés de 1968 à 1990

    ordinations décès

    de 1968 à 1977 63 89

    de 1978 à 1990 46 133

    Total 109 222

    Prêtres incardinés du diocèse: statistique des âges

    1970 1980 1990

    66 ans et plus 18% 35% 45%

    61 à 65 ans 11% 11% 8%

    51 à 60 ans 26% 20% 22%

    41 à 50 ans 19% 20% 16%

    31 à 40 ans 18% 13% 8%

    moins de 31 ans 8% 1% 1%

    Total 100% 100% 100%

    Nombre de prêtres 527 455 390

    En 1990, échelle des âges des prêtres incardinés dans le diocèse

    Jusqu’à 40 ans 36 ( 9%)

    De 41 à 60 ans 145 (38%)

    61 ans et plus 209 (53%)

    Total 390 (100%)

    E N C A D R E

    Consultation au Conseil presbytéral sur les "viri probati"

    L’évocation de l’éventuelle ordination d’hommes mariés dans l’Eglise

    catholique n’est pas nouvelle. Le synode des évêques sur les prêtres, tenu

    à Rome en 1971, l’avait évoquée. La majorité des évêques ne l’avait pas retenue, même s’il y a, depuis toujours, des prêtres mariés dans l’Eglise

    catholique de rite oriental. Cependant cette perspective est reprise souvent dans l’Eglise universelle. On peut lire, dans le numéro de la mi-juin

    1986 d’"Evangile et Mission", l’hebdomadaire pastoral officiel des diocèses

    suisses romands, l’information suivante:

    "Lors de sa dernière séance du 5 juin, le Conseil presbytéral du diocèse

    de Lausanne, Genève et Fribourg a évoqué la question d’une nouvelle consultation sur les "viri probati". Cette question, soit le cas d’hommes mariés

    "ayant fait leurs preuves", qui pourraient être présentés à l’ordination

    sacerdotale, a fait l’objet d’un rapport présenté par le Père Joseph Hug.

    L’étude de ce problème doit être faite à la Conférence des évêques, qui ne

    l’a pas encore mis à son ordre du jour, et surtout par la Congrégation (romaine) du clergé. Mgr Mamie est d’accord de demander aux évêques suisses

    d’en parler, mais il veut connaître l’opinion du Conseil presbytéral, qui

    préfère se donner un délai: le document de travail, bien apprécié, reprendra le chemin des délégations cantonales pour une plus large consultation.

    Au centre des débats, le dilemme: l’ordination d’hommes mariés serait, aux

    yeux de certains, une mise en question de la valeur du célibat consacré et

    provoquerait une interrogation sur la vie et le statut des ministres; mais,

    face au manque de prêtres, l’acceptation de "viri probati" ordonnés serait

    un bien pour de nombreuses communautés".(apic/ba)

    E N C A D R E

    La position de Jean Paul II sur le célibat sacerdotal

    La pensée du pape Jean Paul II sur la règle du célibat est connue: Il

    vient de la réaffirmer avec force dans son Exhortation apostolique "Pastores dabo vobis" ("Je vous donnerai des pasteurs"), publiée le 7 avril 1992.

    Après avoir donné les références bibliques de ce conseil évangélique, le

    pape redit la position traditionnelle de l’Eglise catholique sur ce sujet

    controversé. "A cette lumière, on peut facilement comprendre et apprécier

    les motifs du choix pluriséculaire que l’Eglise d’Occident a fait et qu’elle a maintenu, malgré toutes les difficultés et les objections soulevées au

    long des siècles, de ne conférer l’ordination presbytérale qu’à des hommes

    qui attestent être appelés par Dieu au don de la chasteté dans le célibat

    absolu et perpétuel".

    Mentionnant l’orientation prise par le dernier Synode romain sur la formation des prêtres en octobre 1990, le pape ajoute: "Restant sauve la discipline des Eglises orientales, le Synode, convaincu que la chasteté parfaite dans le célibat sacerdotal est un charisme, rappelle aux prêtres

    qu’elle constitue un don inestimable de Dieu à l’Eglise et représente une

    valeur prophétique pour le monde actuel". Cf. "Exhortation apostolique

    post-synodale "Pastores dabo vobis". Edition "Libreria Editrice Vaticana"

    p. 76. (apic/ba)

    E N C A D R E

    Dans "L’Express" de Neuchâtel du 30 mars 1992, on peut lire:

    "Prêtres et laïcs demain". Journée cantonale de réflexion.

    "Journée importante que celle qui a réuni samedi 28 mars 160 personnes

    dans les locaux de Paroiscentre au Locle, les délégués des conseils de paroisse, des conseils de communauté des paroisses catholiques et des missions linguistiques du canton de Neuchâtel.

    Trois questions, sept carrefours ou réunions, des réponses fort variées.

    Pensons à l’appel au bénévolat, sans pour autant remplacer les curés, au

    regroupement de paroisses avec une équipe de prêtres ou un prêtre partagé,

    l’accès au sacerdoce, donc l’ordination de femmes ou d’hommes mariés, avec

    la remise en cause du lien entre célibat et l’ordination sacerdotale, la

    formation au bénévolat et son coût. On ne peut pas remplacer un prêtre par

    un non-prêtre, mais on peut poursuivre la mission de l’Eglise avec d’autres

    forces." (apic/phn/ba)

    L’agence APIC publie cette enquête à l’occasion du Jeudi-Saint, jour

    consacré à l’institution de l’Eucharistie. Ce jour est aussi dédié à l’évocation de la vocation sacerdotale dans l’Eglise. Ce texte peut être publié

    en tout ou en partie à cette occasion, mais aussi pour le "Dimanche des vocations" qui, cette année, tombe le 10 mai.

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