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    Elections et Union européenne: le président de la KEK (240594)

    apic/electionEurope

    appelle les électeurs à la responsabilité civique

    Genève/Durham, 24mai(APIC) Le président de la Conférence des Eglises européennes KEK), John Arnold, a appelé les électeurs de l’Union européenne qui s’exprimeront dans les urnes dans moins d’un mois - à "avoir une vue

    d’ensemble des questions et ne pas voter uniquement pour des motifs économiques". Au cours d’une interview accordée au Service de presse oecuménique

    du Conseil oecuménique des Eglises (COE), John Arnold, doyen anglican de

    Durham, au Royaume-Uni, a souhaité une bonne participation qui serait, selon lui, "signe d’une responsabilité civique croissante à l’égard de l’Europe".

    L’Union européenne, a rappelé le président de la KEK, "ne devrait pas

    être une union fermée, mais ouverte, attentive aux problèmes du reste de

    l’Europe et surtout du reste du monde créé par Dieu". Les responsabilités

    du président de la KEK dépassent les frontières des Douze. La KEK étant un

    organisme pan-européen qui regroupe des Eglises membres d’Europe centrale

    et orientale et des pays de l’ancienne Union soviétique.

    Répondant aux critiques sur l’attitude de la KEK en ex-Yougoslavie, et

    notamment sur le fait que son organisation a trop tenu compte de l’Eglise

    orthodoxe serbe, John Arnold relève: "Tenter de rapprocher les peuples a

    toujours été en tête des activités de la KEK". Il réfute l’accusation, tout

    en admettant: "Il est vrai que nous avons tenu compte, dans une certaine

    mesure, de l’Eglise orthodoxe serbe". Et de préciser que certains groupes

    et institutions ne semblant faire aucun cas de l’Eglise, "il se peut que

    nous ayons jugé nécessaire de rétablir l’équilibre parce que l’Eglise orthodoxe serbe est l’une de nos Eglises membres dans l’ex-Yougoslavie". A ce

    titre, "nous sommes l’une des rares organisations à pouvoir faire passer

    des messages".

    John Arnold a encore répondu à ceux qui estiment que l’identité confessionnelle devient plus importante que la coopération oecuménique en Europe,

    à l’heure où celle-ci traverse une période de changements. Il rejette

    l’existence d’une tendance à une "re-confessionalisation" de l’Europe. Il

    admet toutefois qu’en temps de crise, "les gens ressentent le besoin d’affirmer leur identité".

    Là où se développe l’intégration de l’Europe, on assiste à une "progression lente mais continue de l’oecuménisme classique", a-t-il souligné, en

    citant l’exemple de la coopération oecuménique dans les îles britaniques,

    en Scandinavie et en Allemagne. Par contre, "là où l’Europe se désintègre,

    la situation est beaucoup plus compliquée". (apic/spi/pr)

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