Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    apic/Einsiedeln/Disentis/"Joint venture"/Visite au monastère

    Le texte contient 92 lignes (max. 75 signes), 930 mots et 6291 signes.

    Suisse:"Joint-venture" entre Offices du tourisme et (220396)

    les couvents bénédictins d’Einsiedeln et de Disentis

    Une expérience qui débute cet été:participer à la vie du monastère

    Einsiedeln/Disentis, 22mars(APIC) Dès cet été, grâce à un "joint-venture"

    entre les deux abbayes bénédictines et les Offices du tourisme de Disentis,

    dans les Grisons, et d’Einsiedeln, dans le canton de Schwytz, des groupes

    de pèlerins seront accueillis au monastère.

    L’homme moderne, de plus en plus stressé, a besoin de se retrouver, "et

    les pèlerins d’aujourd’hui ne veulent pas entendre des mots, ils recherchent des expériences", comme l’ont souligné les intervenants au Premier

    Forum du Pèlerinage qui a rassemblé du 18 au 21 mars à Einsiedeln une cinquantaine de participants de plusieurs pays européens: directeurs diocésains ou nationaux de pèlerinages, responsables d’Offices du tourisme, hôteliers, religieux et spécialistes de pèlerinages.

    L’idée, délicate à mettre en oeuvre, a germé il y a bien trois ans. Il a

    fallu convaincre les moines, précise Bruno Gantenbein, l’une des chevilles

    ouvrières du projet. Directeur de l’Office du tourisme de Disentis/Mustér,

    B. Gantenbein mène ce projet avec sa collègue d’Einsiedeln, Daniela Brüngger, en collaboration étroite, dès le début, avec le Père Othmar Lustenberger, directeur des pèlerinages d’Einsiedeln.

    Certes, admettent les responsables des Offices du tourisme, les nuitées

    dans les hôtels sont en recul et tout doit être fait pour attirer les touristes. L’on doit, du point de vue du marketing, offrir au "client" des

    prestations que les autres n’ont pas. "Alors pourquoi ne pas mettre en valeur ces deux abbayes, dans une offre commune?"

    En effet, tant Disentis qu’Einsiedeln ont une magnifique abbaye de style

    baroque abritant un lieu de pèlerinage marial - d’importance nationale pour

    Einsiedeln (Notre-Dame des Ermites), d’importance régionale pour Disentis

    (Mater Misericordiae) - toutes deux ont bénéficié de l’immense talent d’un

    frère convers devenu architecte, Caspar Moosbrugger -, toutes deux ont la

    charge d’une école abbatiale (collège) d’importance cantonale...

    A la recherche d’expériences religieuses

    "L’homme aujourd’hui a besoin de vécu, d’émotions, que ce soit des sensations fortes avec des sports comme le parapente ou le rafting, que ce

    soit aussi au plan spirituel", ajoute B. Gantenbein. Dans ces temps troublés, les gens sont à la recherche d’expériences religieuses, de spiritualité:"Pensons à l’attrait des sectes! Face à cela, les monastères ont

    quelque chose à montrer, qui va au-delà des richesses architecturales de

    leurs monuments; il ne s’agit pas pour les moines d’organiser quelque chose

    de spécial pour les touristes, mais de rendre visible leur vie de prière.

    Ils n’ont pas à s’adapter, mais à être simplement ce qu’ils sont".

    En effet, dans ce nouveau concept de visite au monastère (on prévoit des

    offres de quatre jours), il ne s’agit pas de déranger en quoi que ce soit

    la vie des moines. Ce sont les moines eux-mêmes qui auront la haute main

    sur l’aspect religieux, tandis que l’aspect logistique et promotionnel sera

    l’affaire des Offices du tourisme concernés. Le leitmotiv de ces séjours

    sera "Faire ensemble l’expérience d’une rencontre avec Marie". La campagne

    de promotion devrait être lancée en juin prochain et des prospectus seront

    envoyés aux bureaux et agences qui s’occupent de pèlerinage ainsi qu’aux

    paroisses. Des annonces seront publiées dans les revues touristiques spécialisées ainsi que dans la presse catholique.

    Des expériences seront rassemblées avant d’ouvrir ces offres - destinées

    à des groupes constitués et accompagnés - à des personnes venant à titre

    individuel. Au départ, à Disentis, confie le Père Othmar Lustenberger, les

    moines n’ont pas tous été enthousiastes face à cette initiative, et cela a

    nécessité des discussions serrées. "Si nous avons abordé les moines il y a

    plus de deux ans déjà pour préparer ce projet, cela montre bien que nous

    sommes conscients que c’est une initiative à mener dans le plus grand respect de la vie monacale", tient encore à préciser B. Gantenbein. Qui espère, tout comme le Père Othmar Lustenberger, des retombées positives également au point de vue financier, "car l’aspect économique et logistique appartient aussi au pèlerinage". (apic/be)

    Encadré

    Les pèlerinages, moments privilégiés d’évangélisation

    Les pèlerinages, aux yeux de l’Eglise, favorisent sans aucun doute une expérience religieuse et représentent des moments privilégiés pour la catéchèse et l’évangélisation. D’autant plus, a confié à l’APIC Mgr Giuseppe De

    Andrea, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, "que 60% des participants aux pèlerinages et aux visites de sanctuaires ne sont pas, habituellement, très

    impliqués dans la vie paroissiale. C’est donc une occasion unique pour nombre d’entre eux de réfléchir à la Parole de Dieu et de s’approcher de Lui".

    Mgr De Andrea rappelle que la démarche de pèlerinage se rencontre déjà

    dans l’Ancien Testament, quand le Peuple de Dieu se met en marche vers la

    Terre promise. "Le pèlerinage veut dire laisser ses sécurités, se libérer

    des poids qui alourdissent la vie, pour se rendre dans un lieu qui permet

    la rencontre avec Dieu". Certes, reconnaît-il, le pèlerinage est devenu la

    plupart du temps confortable - d’où parfois le problème de le distinguer du

    simple tourisme culturel - et l’on ne court plus les mêmes dangers et les

    mêmes épreuves que les pèlerins du Moyen-Age sur la route de Jérusalem ou

    de St-Jacques de Compostelle.

    Mais il s’agit bien d’interpeller l’homme d’aujourd’hui, qui souvent

    dispose d’un bagage religieux très restreint, de le rencontrer là où il se

    trouve. Cela implique une préparation cohérente du pèlerinage et des guides

    spirituels bien formés sur les lieux qu’ils visitent, leur histoire, leurs

    caractéristiques artistiques, leur signification religieuse, sans oublier

    leurs rapports avec la société contemporaine et leur environnement immédiat. (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus