Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 93 lignes (max. 75 signes), 938 mots et 6296 signes.

    apic/Eglise/Mariage

    Apic Dossier

    L’Eglise annule-t-elle les mariages? (031194)

    L’absence de liberté et de discernement sont les causes de nullité

    En marge du débat sur les divorcés remariés, le Père Henri Galland, vice

    official du diocèse de Tours rappelle dans le dernier bulletin du service

    catholique français de presse et d’information "SNOP" la possibilité de

    déclarer la nullité d’un mariage. Ce qui n’ôte rien au sacrement du

    mariage, souligne-t-il aussitôt. Si les jeunes sont "affranchis" sur un

    certain nombre de questions, ont-ils bien mesurés les conséquences d’un

    engagement dans le mariage? s’interroge le Père Galland.

    L’Eglise "n’annule" jamais un mariage, elle reconnaît parfois qu’un

    mariage qui a été célébré est nul. Ce n’est pas du tout la même chose, fait

    remarquer le père Galland. Si elle annulait un mariage, cela voudrait dire

    qu’elle a le droit de "séparer ce que Dieu a uni". Il n’en est absolument

    pas question. Les principales causes de nullité sont aujourd’hui le manque

    de liberté interne et le manque de discernement

    Le manque de liberté interne

    Il semblerait depuis mai 68 que chacun est vraiment responsable de ses

    actes et qu’aucune pression ne peut réellement atteindre les candidats au

    mariage. Si, effectivement aucune pression absolument contraignante n’est

    exercée à l’encontre des futurs mariés, il est en revanche beaucoup plus

    fréquent qu’on ne l’imagine que des "fiancés" se trouvent pris dans un

    engranage et se retrouvent, d’une certaine manière, amenés au mariage comme

    sur des rails qu’il leur est très difficile de quitter, note l’auteur de

    l’article. Au départ, tout se présente normalement, et petit à petit,

    l’enchaînement de certaines circonstances précipite les choses et rend le

    mariage presque inéluctable.

    Dans le même registre, la pression plus ou moins consciente que l’un des

    futurs époux peut exercer sur l’autre risque également de fausser

    complétement les cartes au point d’amener le futur conjoint à ne plus être

    en mesure de poser un acte véritablement libre. Un dicton rappelle que "le

    temps des fiançailles est le temps du mensonge".

    Le manque de discernement

    Si les jeunes sont "affranchis" sur un certain nombre de questions,

    ont-ils bien mesuré les conséquences d’un engagement dans le mariage?

    s’interroge le Père Galland

    Par exemple, que représente pour certains d’entre eux la vie commune?

    Bien souvent c’est le seul bonheur d’être ensemble, sans penser, ou plutôt

    sans oser regarder au-delà de cette apparence et affronter d’une manière

    lucide les contraintes d’une vie de couple.

    Quelques uns ont beaucoup de difficulté à faire la différence entre

    l’attirance physique et l’amour authentique. On en perçoit sans peine les

    conséquences!

    Les futurs mariés ont-ils réellement pris les moyens de se connaître non pas à fond bien sûr! c’est la richesse de tout une vie de couple - mais

    un minimum pour ne pas avoir la désagréable surprise de se retrouver quelques mois après le mariage aux côtés d’un inconnu. Dans ce domaine, la cohabitation avant le mariage n’est pas toujours une garantie! On a tellement

    peur de perdre l’autre qu’inconsciemment on est prêt à tout. Tout cela est

    souvent regroupé sous l’expression "manque de maturité". L’expérience montre que, bien souvent, c’est une réalité qui n’est pas liée à un âge physique, mais qui se manifeste à travers tout un ensemble de comportements irresponsables. Dans ce même sens, la présence d’enfants n’est pas vraiment

    un critère.

    L’infidélité?

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’infidélité n’est jamais

    invoqué comme cause de nullité de mariage, sauf cas extrême, ou

    l’infidélité est notoire avant et après le mariage, mais simplement

    constaté comme une conséquence de l’échec du couple.

    Car, ce n’est pas l’échec du couple qui permet d’établir la nullité,

    c’est au contraire la cause la nullité du mariage qui permet de comprendre

    pourquoi il n’était pas viable, souligne le Père Galland.

    Comment se déroule la procédure

    Avant d’entamer une procédure de nullité, un entretien préalable est

    essentiel pour déterminer si la cause vaut ou non la peine d’être engagée.

    A quoi servirait-il de faire souffrir et d’user des énergies si, d’une

    manière claire rien ne permet d’étayer une cause de nullité.

    Les deux parties exposent la manière dont ils ont vécu les circonstances

    qui ont entouré leur mariage et le déroulement de la vie commune.

    Des "témoins", c’est à dire des personnes qui connaissent bien le couple

    ou au moins l’un des époux avant le mariage et pendant la vie commune sont

    appelés à dire ce qu’ils ont constaté.

    Le dossier ainsi constitué est présenté au "défenseur du lien" qui fait

    toutes les remarques en faveur de la validité du mariage.

    L’ensemble est confié à un tribunal de trois juges qui se retrouvent

    après avoir rédigé par écrit leurs conclusions. De leur jugement découle

    une première sentence qui établi la nullité ou au contraire la validité du

    mariage.

    Quelle que soit la sentence du premier tribunal, appel est fait

    automatiquement à un deuxième tribunal de trois autres juges qui procèdent

    de la même manière.

    Si les tribunaux constatent en commun la nullité ou la validité, la

    sentence est considérée comme définitive, sauf si l’une des deux parties

    n’est pas d’accord et fait appel à Rome. Si les conclusions des deux

    tribunaux sont différentes, le dossier est transmis à Rome qui tranche en

    dernier ressort. (apic/snop/eb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus