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    apic/Eglise clandestine/Tchéquie/Mgr Vlk

    Tchéquie:Le problème de l’Eglise (290596)

    clandestine pas totalement résolu

    L’archevêque de Prague pour le dialogue et la négociation

    Prague/Bologne, 29mai(APIC) Le nombre d’"évêques clandestins", ordonnés

    secrètement sous le régime communiste, est actuellement de 12 en République

    tchèque, a révélé le cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague. Dans une

    interview accordée au bi-mensuel "Il Regno" de Bologne, le primat tchèque a

    confirmé qu’une femme, Ludmila Javorova, professeur de religion à Brno, a

    bel et bien été ordonnée prêtre catholique.

    S’exprimant pour la première fois dans le détail sur l’Eglise clandestine de Tchécoslovaquie au temps du communisme, le cardinal Vlk s’est prononcé pour le dialogue et la négociation afin de résoudre les problèmes non

    encore résolus. L’archevêque de Prague est d’avis qu’il y a dans "l’Eglise

    clandestine" des personnes qui présentent les choses "d’une manière très

    subjective", tout en évoquant le "messianisme" et la fantaisie qui animent

    certains de ses membres. Tous n’ont pas voulu rentrer dans le rang et

    accepter les conditions faites par les autorités religieuses officielles.

    Une femme a bel et bien été ordonnée prêtre catholique

    En ce qui concerne Ludmila Javorova, la femme prêtre de Brno qui aurait

    été selon les sources "vicaire générale" voire même "vicaire épiscopale",

    le cardinal Vlk révèle qu’elle a écrit au Saint-Père pour résoudre son problème. Quant aux autres "prêtres clandestins", dix sept d’entre eux sont

    entrés dans l’Eglise gréco-catholique qui admet les prêtres mariés. D’autres cependant refusent cette solution, préférant garder leur situation de

    "clandestins", à l’image de douze évêques - dont Mgr Jan Blaha. Selon la

    revue "Il Regno", ce groupe "clandestin" aurait récemment décidé de ne plus

    traiter avec la Conférence épiscopale tchèque, mais directement avec le Vatican. (apic/kap/be)

    Encadré

    Les dérives de l’Eglise clandestine

    Le cardinal Vlk, ordonné en 1968 puis empêché par les autorités communistes

    d’exercer son ministère durant de nombreuses années, distingue deux phases

    dans l’existence de l’Eglise clandestine. La première court des années 50,

    en pleine période stalinienne, à 1968, année du "Printemps de Prague" où

    n’existaient en Tchécoslovaquie que quelques évêques clandestins, régulièrement ordonnés avec l’approbation du Saint-Siège. Les "anomalies" commencent, selon le cardinal Vlk, le 28 octobre 1967 avec l’ordination épiscopale de l’ingénieur Jan Blaha (toujours en vie et actuel leader de l’Eglise

    clandestine) qui le jour suivant, consacre évêque son père spirituel, Felix

    Maria Davidek.

    "Davidek, explique le cardinal Vlk, est alors devenu le père de cette

    soi-disant Eglise clandestine". Il importe à ses yeux de distinguer nettement la première phase de l’Eglise clandestine née dans les années cinquante, de la seconde qui est marquée par des structures mises en place par Davidek, sans grande observation des lois ecclésiastiques et en abusant de la

    "faculté" concédée par Pie XII. Contredisant cette analyse, les deux personnes en cause, Blaha et Davidek (décédé en août 1988), ont toujours affirmé agir selon "une faculté accordée par Paul VI". C’est ainsi qu’ils ont

    ordonné de nombreux hommes mariés, ainsi qu’une femme, Ludmila Javorova.

    Jan Blaha et Felix Maria Davidek affirmaient avoir reçu leur pouvoir de

    Mgr Pavel Hnilica, lui-même évêque clandestin, ordonné en 1951, puis réfugié à Rome où il vit toujours et qui se défend de cette version des choses.

    "J’ai reçu la faculté d’agir du seul Pie XII. Nous ne pouvions ordonner que

    dans certaines situations et selon certaines conditions. Je n’ai pas transmis cette faculté. Blaha et Davidek n’ont pas respecté ces conditions."

    Le cardinal Vlk précise encore que le Saint-Siège a toujours cherché à

    freiner "l’activité désastreuse" de ces deux personnes qui "ont ouvert la

    voie à de graves problèmes. Ils n’ont jamais dit comment étaient choisis

    leur candidats, ni comment ils les ordonnaient. Aujourd’hui, constate l’archevêque de Prague, "nous supportons tout le poids de la situation créée

    par Blaha et Davidek". (apic/imed/be)

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