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    apic/Ecoles catholiques/Le droit de choisir librement/Menaces

    Suisse:Le Centre pédagogique des catholiques suisses (290396)

    plaide pour "le droit de choisir librement son école"

    Menaces rampantes sur les écoles catholiques

    Fribourg, 29mars(APIC) "Le secteur des écoles privées - parmi elles les

    écoles catholiques - risque de disparaître si l’on ne s’engage pas". Tel

    est le cri d’alarme lancé vendredi à Fribourg par Bruno Santini-Amgarten,

    secrétaire de la Conférence des écoles catholiques de la Suisse (CECS), en

    présentant le document "Le droit de choisir librement son école".

    "Nous voulons maintenir ces écoles pour des raisons à la fois pédagogiques et idéologiques, afin de garder leur caractère chrétien et oecuménique", a souligné B. Santini-Amgarten, qui est aussi directeur du Centre pédagogique des catholiques suisses à Lucerne. Ces écoles ont une mission

    spécifique à côté des écoles publiques, insiste-t-il, car elles se situent

    comme un élément particulier dans une pastorale au sens large du terme.

    Certes, a-t-il relevé, il est actuellement de bon ton en Suisse de faire

    les louanges des écoles privées (plus économiques, plus efficaces, etc.),

    mais les subsides des collectivités publiques ne suivent pas. Seuls, pour

    le degré obligatoire, les cantons du Jura, Lucerne et Zoug acceptent de

    subventionner les écoles privées (et ceci encore à des niveaux très variables).

    Manque de relève dans les communautés religieuses

    De l’avis de Bruno Santini-Amgarten, les écoles privées devraient pouvoir bénéficier davantage des prestations financières de l’Etat, sinon les

    écolages deviennent dissuasifs pour les parents. Parmi les meilleures marché, l’écolage et la pension peuvent se monter à 10’000 francs par an (là

    où n’y a que des religieuses), pour passer à 30’000 francs quand il n’y a

    plus que des laïcs. Les communautés religieuses sont en pleine mutation

    (manque de relève, engagement de laïcs qui coûtent plus cher...) ce qui

    fait bondir les prix.

    A Fribourg, par exemple, malgré la reprise par l’Etat de nombreuses institutions scolaires anciennement catholiques, notamment les collèges de

    Ste-Croix et de St-Michel, le secrétaire de la CECS note toutefois des

    "initiatives courageuses": la renaissance de La Chassotte et le projet de

    gymnase de l’Institut du Sacré-Coeur à Estavayer (qui débute à la rentrée).

    Il relève aussi la qualité de l’Institut de la Gouglera, où l’on pratique

    depuis longtemps le bilinguisme sans faire la "une" des journaux.

    Bruno Santini-Amgarten déplore le fait que les écoles catholiques ont

    une grande ignorance de la législation et qu’elles ne se sont pas engagées

    jusqu’à maintenant dans le champ de la politique de l’éducation. "Ce grand

    manque se fait ressentir aujourd’hui, car il n’y a pratiquement aucune subvention de la part des pouvoirs publics".

    C’est pour faire face à cette situation difficile que le Centre pédagogique des catholiques suisses vient de publier une documentation d’une cinquantaine de pages relative aux bases légales de l’école privée, sous

    l’aspect particulier du financement (*). Elle vise à relancer la discussion

    sur l’école privée et l’école publique, trop souvent interrompue par des

    polémiques peu constructives. Lors de la même conférence de presse, le Centre pédagogique a présenté une étude sur l’éducation des adultes dans

    l’Eglise - une première du genre en langue française - qui se veut un abrégé méthodologique et didactique de l’éducation des adultes dans l’Eglise.

    La brochure (**) d’une soixantaine de pages s’adresse en premier lieu aux

    personnes engagées dans la formation permanente soit à titre professionnel

    ou bénévole. (apic/be)

    Encadré

    B. Santini-Amgarten déplore qu’il n’y a pas en Suisse de tradition de

    l’école privée, même s’il y a un certain nombre d’écoles privées dont

    l’existence est centenaire. Cela explique peut-être aussi pourquoi il est

    si difficile à des personnalités politiques de s’engager en faveur de

    l’école privée. "Ce n’est pas avec ce thème que l’on peut gagner des voix!"

    Du côté de l’Eglise, le secrétaire de la CECS souhaiterait un engagement

    plus conséquent. "Les évêques, quand on les sollicite, ont une position

    claire sur l’importance des écoles privées catholiques, mais je dois malheureusement constater que leur engagement concret pour l’ensemble des écoles catholiques ne va pas très loin.

    Entre 20’000 à 30’000 écoliers et étudiants - de l’école enfantine au

    collège, en passant par les écoles professionnelles - sont scolarisés dans

    les écoles catholiques. On dénombre en effet une centaine d’écoles privées

    catholiques réparties dans toute la Suisse (une quinzaine au Tessin, une

    trentaine en Suisse romande et le reste en Suisse alémanique). On compte

    parmi elles les dernières écoles normales catholiques de Suisse (Zoug, Ingenbohl, Cham, Menzingen et Baldegg), dont l’avenir n’est pas assuré:elles

    vont subir le contrecoup de la fondation de Hautes écoles pédagogiques.

    (apic/be)

    (*)"Le droit de choisir librement son école". Déclarations et documents

    législatifs internationaux et suisses sous l’aspect particulier du financement. Bruno Santini-Amgarten Editeur, Centre pédagogique des catholiques

    suisses, Hirschengraben 13, CP 2069, 6002 Lucerne.

    (**)A la même adresse: "Education des adultes dans l’Eglise de A à Y".

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