Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 31 lignes (max. 75 signes), 347 mots et 2261 signes.

    apic/Droit d’Asile/Revue jésuite/Italie

    Droit d’asile dans les églises: "La Civiltà Cattolica" fait le point

    Rome, 21octobre (APIC) Que signifie le recours de plus en plus fréquent au

    "droit d’asile" dans les églises alors que ce droit ne figure plus dans le

    droit canon ? La revue des jésuites italiens "La Civiltà Cattolica" pose la

    question dans sa dernière livraison, en méditant sur "la triste conclusion"

    de l’affaire des "sans papiers" de cet été en France, qui fut le "dernier

    épisode, peut-être le plus connu, d’une longue série, dans l’histoire millénaire de l’Eglise".

    Réponse de la revue, dont les articles passent souvent pour illustrer la

    pensée officieuse de la Secrétairerie d’Etat du Vatican: "Il ne s’agit pas

    de restaurer une institution dépassée (ndlr: le droit d’asile, codifié dans

    le droit canon jusqu’à la version de 1983), mais de trouver une nouvelle

    forme efficace pour être en mesure de rencontrer les exigences de protection des plus faibles dans leurs rapports difficiles avec l’Etat. Cette

    fonction de dialogue, l’Eglise l’a toujours remplie précisément à travers

    le droit d’asile".

    Qui, aujourd’hui, doit assurer cette fonction ? L’article constate que

    l’Eglise joue ce rôle, de fait, mais il regrette, en citant le pasteur Jacques Steward, vice-président du Conseil des Eglises Chrétiennes de France,

    que la société actuelle n’offre plus ces lieux de dialogue, alors que le

    besoin se fait pourtant sentir d’un "nouveau processus de médiation". Pour

    la revue jésuite, c’est à la société d’assumer cette responsabilité.

    Avant de livrer cette conclusion, la revue retrace l’histoire du droit

    d’asile dans l’Eglise, codifié pour la première fois en 392 et fondé sur

    deux principes: le respect absolu du caractère sacré du lieu et le rôle de

    médiateur de l’évêque pour qu’un traitement digne soit garanti au fugitif.

    Cela dit, précise la revue, "l’acte de se réfugier dans une Eglise n’a jamais constitué un transfert de la compétence civile à la compétence ecclésiastique : le réfugié reste sous la compétence civile". Une institution

    juridique qui finit pas perdre de son autorité, après avoir été fortement

    contestée aux 17e et 18e siècles par un "appareil juridique public de plus

    en plus raffiné". (apic/imed/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus