Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 67 lignes (max. 75 signes), 735 mots et 4690 signes.

    apic/Dominicains / P. Radcliffe

    Belgique: Visite du Maître général des Dominicains (180696)

    "Promouvoir une culture du dialogue sur tous les fronts"

    Louvain, 18juin(APIC) Pour le Père Timothy Radcliffe, maître général de

    l’Ordre des Dominicains, on ne saurait considérer que la vie religieuse est

    morte en Europe. "Nos idéaux peuvent encore parler aux jeunes", a-t-il affirmé lors d’une visite à Louvain. Le Père Radcliff a mis le doigt sur les

    défis particuliers de la vie consacrée.

    Pour barrer la route à toute nostalgie, le Père Radcliffe insiste: "La

    vie religieuse n’est pas morte en Europe. Nos idéaux peuvent encore parler

    aux jeunes. Mais ils ne le feront plus comme avant. Il nous faut permettre

    aux jeunes d’explorer des nouvelles voies, probablement en communautés plus

    petites, avec de nouveaux modes de présence et d’insertion dans le monde.

    Une condition fondamentale pour donner chance à ce renouveau est de favoriser la confiance mutuelle entre les nouveaux et les anciens, comme on cherche à le faire chez les dominicains. Les jeunes seront plus nombreux à nous

    rejoindre si nous restaurons leur confiance en notre manière de vivre. Ils

    ne resteront à nos côtés que si nous leur faisons place et les laissons

    tracer leur propre chemin dans nos vieilles traditions. Mais la confiance

    ne se décrète pas. Elle se bâtit au jour le jour dans le concret de la vie

    communautaire et des relations entre les personnes."

    Un avenir pour la liberté

    Le Père Radcliffe a redit en Flandre le rôle clé que jouent, dans la vie

    religieuse les trois voeux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. "Cela

    donne aux religieux une liberté inouïe. N’avoir pas de biens matériels à

    gérer, ni d’obligations familiales, vous permet de quitter, dans les 24

    heures, l’endroit où vous vous trouvez pour assumer une autre tâche ailleurs, par exemple au Burundi."

    "Tel est le paradoxe des trois voeux, ajoute le Père Timothy: c’est un

    engagement qui vous rend libre. C’est pourquoi je crois que la vie religieuse a encore un grand avenir en Europe. La liberté qu’on y trouve reste

    une source de créativité inouïe, tant pour l’Eglise que pour la société."

    Depuis sa fondation, l’ordre dominicain s’est mobilisé pour "la Vérité".

    A l’époque de saint Dominique, il s’agissait, pour les Frères Prêcheurs, de

    gagner un combat à la fois contre l’ignorance et contre la médiocrité d’une

    idéologie sectaire, que les Cathares ou Albigeois avaient commencé à répandre dans le sud de la France.

    Aujourd’hui, la quête du sens reste confrontée, partout dans le monde,

    au danger du sectarisme. C’est pourquoi le dernier chapitre général des dominicains a relié la traditionnelle passion des Frères Prêcheurs pour la

    recherche de la "Vérité" à la promotion du "dialogue". "On ne peut servir

    l’une qu’en servant l’autre, et vice-versa", commente le Père Radcliffe.

    "La vérité ne se possède pas. Elle se révèle, se dévoile. Elle ne peut se

    découvrir que par le dialogue."

    Or, cette perception, remarque le Maître dominicain, "est loin d’être

    évidente" dans le monde actuel. Trop de gens, regrette-t-il, se laissent

    gagner par le "scepticisme" et capitulent dans la quête du sens et de la

    vérité, ou bien "se replient sur leurs perceptions et limitent leur recherche à leur seule manière de voir". Le Père Radcliffe y voit une des causes

    profondes des conflits entre Croates et Serbes, Hutus et Tutsis, Israéliens

    et Palestiniens, Noirs et Blancs, progressistes et conservateurs. C’est

    aussi, à ses yeux, la cause majeure "d’une culture de la confrontation et

    de l’accusation réciproque, qui peut empoisonner aussi bien la vie parlementaire que la vie ecclésiale". Or, "chercher la vérité, c’est accepter

    qu’autrui me fasse découvrir une partie de la vérité, que je ne saurais découvrir sans lui! Car personne ne peut saisir la vérité en soi!"

    C’est pourquoi le Père Timothy estime qu’une des missions essentielles

    de l’Eglise doit être de "promouvoir une culture du dialogue sur tous les

    fronts". "Quand vous avez compris que vérité et dialogue vont ensemble, le

    défi ne vous lâche plus." (apic/cip/mp)

    Encadré

    L’Ordre des Frères Prêcheurs, fondé en 1215 par saint Dominique, rassemble

    actuellement quelque 7’000 frères. Un frère sur six est en formation initiale, ce qui est de bon augure pour l’avenir. Même si deux vocations sur

    trois naissent dans les autres continents, un renouveau est sensible en Europe. Ainsi, 20 jeunes ont entamé l’an dernier leur noviciat en France et

    la Province dominicaine de Paris peut compter sur une centaine de frères de

    moins de 50 ans. (apic/cip)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus