Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Déclaration du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

    APIC - Document (090189)

    Sida : solidarité et responsabilité personnelle

    Paris, 9janvier. Le sida représente pour la santé publique une grave

    menace, en France comme en d’autres pays. Une telle épidémie suscite des

    réactions de peur et de rejet. Nous invitons les catholiques à garder ou à

    retrouver le sens de la solidarité et de la responsabilité personnelle.

    Les malades

    Que les malades soient avant tout assurés de notre amitié. Jésus-Christ

    a accueilli tous les malades qu’il rencontrait, avec une attention particulière pour ceux qui étaient exclus de la vie sociale. A sa suite nous

    voyons en ceux qui aujourd’hui sont atteints de sida des frères et des soeurs traversant une très lourde épreuve, et nous appelons à leur prodiguer

    soins, soutien et accompagnement spirituel. Leur nombre augmentera, ainsi

    que le coût total des traitements et la charge d’un travail éprouvant pour

    ceux qui les soignent. Nous espérons que notre pays continuera à s’honorer

    en soignant chaque malade selon ses besoins.

    Les séropositifs

    Sans être malades, les personnes séropositives peuvent transmettre par

    des contacts sanguins ou sexuels le virus qui les a contaminées. Elles ont

    le devoir impératif d’y prendre garde. Le respect de la santé et de la vie

    d’autrui est une valeur morale capitale. Nous appelons chacun à comprendre

    le fardeau qui pèse sur ceux qui apprennent qu’ils sont devenus séropositifs : ils se savent menacés dans leur existence même, ils ne peuvent plus

    donner la vie sans risquer de transmettre le virus, lorsqu’ils en parlent à

    autrui, ils se heurtent souvent à des réactions d’incompréhension et de rejet.

    Rien n’est plus accablant qu’une détresse vécue dans l’isolement. Des

    associations ont su créer des réseaux de solidarité. Des chrétiens se soucient d’ouvrir des lieux de rencontre. Cet effort est à développer. La

    tâche est immense. Dans les années qui viennent, des dizaines de milliers

    de personnes auront à porter le poids de leur séropositivité. Trouverontelles le soutien qui leur permettra de faire le chemin nécessaire pour

    retrouver l’espérance ? Rencontreront-elles des témoins de la tendresse de

    Dieu ?

    La prévention

    La gravité de la situation sanitaire exige un effort national de prévention. Celui-ci est placé sous la responsabilité des pouvoirs publics : la

    collaboration de tous est nécessaire. Le virus est transmis par l’échange

    de seringues. Plus que jamais un effort de prévention de la toxicomanie est

    indispensable. L’usage de drogues est souvent un signe et une conséquence

    d’une désinsertion sociale et d’un désarroi spirituel. L’ensemble de la société doit s’interroger sur les exclusions qu’elle crée et les raisons de

    vivre qu’elle propose.

    Le virus est également transmis par voie sexuelle. La population tout

    entière et notamment les jeunes doivent être informés des risques que font

    courir les rapports sexuels avec une personne contaminée. Des moyens

    prophylactiques existent. Il est contestable de réduire la prévention à

    leur seul emploi.

    La réflexion

    L’épidémie actuelle est l’occasion pour chacun de s’interroger sur ses

    comportements. Notre société a trop facilement accepté et même encouragé

    les rencontres éphémères et l’exercice de la sexualité dissocié de tout

    véritable engagement conjugal et parental. Nous manquerions à notre mission

    si nous restions muets devant l’extension de conduites sexuelles qui dénaturent le sens même de la sexualité et multiplient les risques de l’épidémie, si nous ne rappelions pas la dignité de l’amour humain vécu dans le

    mariage et la fidélité et si nous n’invitions pas chacun à la chasteté, au

    respect de son corps et du corps d’autrui, selon sa condition, célibat ou

    mariage.

    Les pouvoirs publics ont la charge de notre bien commun temporel. La

    préoccupation légitime de la santé publique appelle un véritable souci

    d’éducation de la conscience morale.

    Il est devenu indispensable d’offrir aux plus jeunes la possibilité

    d’échanges ou leurs aspirations puissent s’exprimer et recevoir le soutien

    d’adultes dans le plein respect des consciences. Nous appelons parents et

    éducateurs à participer activement à un effort de formation destiné à

    renforcer chez tous le sens de la responsabilité personnelle. Une aide

    devrait être apportée à tous les organismes qui s’emploient à une éducation

    véritable de la personne à l’amour. Nous demandons particulièrement aux

    institutions catholiques d’accroître leur contribution à cette oeuvre

    éducative.

    Le sida est une des plus cruelles épreuves de notre temps. D’autres pays

    sont touchés encore plus gravement que le nôtre. Certains disposent de peu

    de moyens pour veiller à la sécurité des transfusions sanguines et soigner

    les malades. Avec les organisations internationales nous appelons à un effort de solidarité à la mesure de l’ampleur de l’épidémie.

    En communion avec le pape et toute l’Eglise, nous prions pour les malades. Qu’ils recoivent de Dieu lumière, force et paix , qu’ils trouvent chez

    leurs frères la présence et le témoignage de la charité divine. (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus