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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    apic/Diocèse de LGF: Nouvel évêque, Mgr Grab

    Suisse: Le pape nomme le successeur de Mgr Mamie (081195)

    Mgr Grab nouvel évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg

    L’entrée en fonction du 4e évêque du diocèse aura lieu le 26 novembre

    Fribourg, 8 novembre(APIC) Mgr Amédée Grab, âgé de 65 ans, succèdera à Mgr

    Pierre Mamie à la tête du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. L’annonce de sa nomination par le pape, jeudi 9 novembre, survient près de 7 mois

    après l’acceptation, par Rome, de la démission de Mgr Mamie, pour raison

    d’âge, présentée le 4 mars 1995. Mgr Mamie était en place depuis 1970.

    L’échange de la Crosse épiscopale, ou l’entrée en fonction du 4e évêque

    du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg - c’est-à-dire depuis l’érection, en 1924, de la collégiale Saint-Nicolas au rang de cathédrale - aura

    lieu le 26 novembre prochain à la cathédrale de Fribourg.

    La nouvelle de la nomination de Mgr Grab a été accueillie positivement

    par les cantons diocésains (VD, GE, FR, NE), et n’a pour l’heure pas suscité d’autres commentaires de la part des autres Eglises nationales. Sinon

    celle du Conseil synodal de l’Eglise réformée neuchâteloise, pour qui cette

    élection constitue une bonne nouvelle. "Mgr Grab est un partenaire oecuménique très engagé". Du côté catholique, c’est bien évidemment la satisfaction. "Une personnalité forte aux idées claires et au grand coeur", dit de

    lui Mgr Georg Holzherr, abbé d’Einsiedeln, à l’annonce de cette nomination.

    Une élection saluée "avec joie" par la CES, indique son président, Mgr Henri Salina, qui exprime sa reconnaissance à Mgr Mamie pour sa participation

    à la Conférence et sa "sensibilité pastorale et son sens théologique".

    Dans la continuité

    Mgr Grab entend oeuvrer dans la continuité. "Il n’y aura pas de rupture.

    La collaboration dans la confiance avec toutes les forces pastorales peuvent faire avancer les choses, a-t-il relevé au cours d’un entretien accordé jeudi à l’APIC. Quant à la demande d’un nouvel évêque auxiliaire à Genève, il affirme ne pas avoir une idée entièrement arrêtée à ce sujet.

    Né à Zurich le 3 février 1930, originaire de Schwyz, Amédée Grab a pourtant vécu sa jeunesse à Genève, où il y a fait ses études primaires et secondaires. Ordonné prêtre le 12 juin 1954, le Père Grab, bénédictin, était

    entré au noviciat de l’abbaye d’Einsiedeln en 1949, après y avoir passé sa

    maturité classique. Elu évêque auxiliaire le 3 février 1987 par Jean Paul

    II, Mgr Grab avait emménagé à la rue des Granges à Genève en été de la même

    année.

    Le nouvel évêque du diocèse, qui a consacré de nombreuses années à

    l’enseignement, avait fait son entrée le 6 juin 1983 à la Conférence des

    évêques suisses (CES) en qualité de secrétaire, cela avant même d’être désigné auxiliaire. Au sein de la même CES, Mgr Grab s’occupe actuellement de

    la Commission "Justice et Paix", tout en ayant la charge de la pastorale

    des migrants et, pour la Suisse romande, du secteur liturgie.

    Le choix de Rome de placer Mgr Grab à la tête du diocèse ne constitue

    pas une suprise, ni le moment pour l’annoncer d’ailleurs. Le nom de l’évêque auxiliaire était largement cité dans les milieux catholiques du diocèse. Personne non plus ne s’attendait à voir confirmer sa désignation avant

    la béatification, fin octobre, de Marguerite Bays. L’événement a rassemblé

    à Rome près d’un millier de pèlerins romands groupés autour de Mgr Mamie.

    De l’avis des observateurs, le sujet d’étonnement réside dans la priorité à

    faire connaître le successeur de Mgr Mamie avant celui de Mgr Vogel à Bâle,

    le plus grand diocèse de Suisse.

    Le collège épiscopal bientôt au complet

    Avec la nomination du nouvel évêque de Lausanne, Genève et Fribourg,

    l’ensemble des évêques ordinaires du pays sont maintenant connus, à l’exception de l’évêque de Bâle. Son nom, ou plutôt la confirmation, par Rome,

    de son élection par le Chapitre cathédrale le 21 août devrait tomber sous

    peu. Cette confirmation devant ainsi mettre un terme aux bouleversements

    enregistrés au sein de la CES en moins de deux ans, avec les démissions de

    Mgr Wüst, à Bâle, puis de son successeur, Mgr Vogel, de Mgr Mäder à SaintGall et de l’évêque de Sion, le cardinal Schwery, remplacés par Mgr Fürer

    et Mgr Brunner. Avec aussi le décès de l’évêque de Lugano, Mgr Corecco et

    la désignation de son successeur, Mgr Torti.

    Resteront alors les questions de la succession de Mgr Candolfi, évêque

    auxiliaire de Bâle et administrateur apostolique du diocèse en attendant la

    mise en place de l’évêque titulaire - sa démission a été annoncée au 30

    juin 1995 -, ainsi que celle de l’auxiliaire appelé à remplacer Mgr Grab à

    Genève. Des questions laissées à la compétence des deux titulaires. Qui

    peuvent ou non faire la demande d’un auxiliaire auprès de Rome, avant de

    mettre sur pied un processus de consultation.

    Sitôt connue, la nomination de Mgr Grab comme évêque auxiliaire à Genève

    avait suscité le mécontentement de certains milieux protestants genevois,

    qui en avaient même appelé à "un moratoire oecuménique avec l’Eglise catholique-romaine". Sept ans plus tard, les autorités de l’Eglise nationale

    protestante de Genève (ENPG) "se félicitent de l’état d’esprit qui a régné

    ces dernières années au cours des rencontres régulières entre les responsables des deux Eglises à Genève". Dans une déclaration diffusée jeudi, les

    autorités de l’ENPG émettent le souhait qu’un même dialogue se poursuive au

    niveau du diocèse tout entier. Elles espèrent que le nouvel évêque auxiliaire attachera la même importance au dialogue oecuménique. (apic/pr)

    ENCADRE

    Quelque 30 ans d’enseignement

    Le nouvel évêque du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg est connu de

    la Suisse alémanique au Tessin, en passant par Fribourg, pour s’être consacré durant plus de 30 ans à l’enseignement. Fort de ses études de philosophie et de théologie, notamment, il est chargé d’enseignement au Collège de

    l’abbaye d’Einsiedeln dès 1955. En 1958, il est nommé au Collegio Papio à

    Ascona, où il y restera jusqu’en 1978 avec, en 1965 - 1966, un intermède

    sous forme de deux semestres de philologie romane à l’Université de Fribourg. Dès 1978 et jusqu’en 1983, il poursuivra sa carrière d’enseignant au

    Collège de l’abbaye d’Einsiedeln.

    En parallèle avec l’enseignement, Mgr Grab a assuré de nombreux

    engagements pastoraux. Il a en outre présidé la Commission I - "La foi et

    son annonce" - du Synode 72 du diocèse de Lugano. (apic/pr)

    ENCADRE

    Quatre cantons et plus de 650’000 catholiques

    Le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg comprend actuellement les

    territoires des cantons de Vaud - à l’exception du district d’Aigle placé

    sous la juridiction de l’évêque de Sion -, de Genève, de Fribourg et de

    Neuchâtel. Il compte 662’288 catholiques appartenant à 260 paroisses regroupées en 20 décanats et 32 missions linguistiques. Le canton de Fribourg

    compte 169’986 catholiques, soit 25,7% des diocésains; 234’607 habitants se

    déclarent catholiques dans le canton de Vaud (35,4%); 191’649 (28,9%) à Genève, et 66’046 (10%) à Neuchâtel.

    Au 31 décembre 1994, le diocèse comptait 484 prêtres ou religieux-prêtres engagés dans la pastorale. Sur ce nombre, 352 sont incardinés dans le

    diocèse et dépendent directement de l’évêque diocésain, 22 viennent d’autres diocèses suisses. 40 prêtres étrangers sont au service des communautés

    d’immigrés. Le diocèse peut également compter sur les services de 70 religieux. On recense 36 congrégations religieuses masculines et 64 féminines

    dans le diocèse, qui peut également compter avec le travail de 4 diacres

    permanents.

    Parmi les 352 prêtres incardinés dans le diocèse, 81 sont âgés de plus

    de 75 ans et 85 autres ont entre 66 et 75 ans. Le clergé ne compte que 2

    membres de moins de 31 ans. 29 autres ont moins de 40 ans. (apic/pr)

    ENCADRE

    Large consultation

    L’acceptation par le pape de la démission de Mgr Mamie a été rendue publique le 6 avril 1995. En même temps qu’était annoncée l’ouverture d’une

    consultation organisée par le Bureau du Conseil presbytéral avec l’accord

    de l’évêque diocésain et du nonce apostolique à Berne, Mgr Karl-Josef Rauber, en vue de déterminer le profil du nouvel évêque et de dresser une liste de noms de prêtres susceptibles de remplir cette tâche.

    Le Bureau du Conseil presbytéral avait alors établi un questionnaire

    précis sur deux pages, envoyé à tous les prêtres, religieux incardinés,

    communautés religieuses et laïcs engagés au service de l’Eglise. Sur 887

    questionnaires, 698 furent retournés. Les catholiques qui souhaitaient donner leur avis ont en outre été invités à participer à cette vaste consultation. Plus de 1’000 envois ont ainsi été retournés au monastère de la Visitation à Fribourg, qui avait la charge du dépouillement dans la plus grande

    confidentialité.

    Trois religieuses de ce monastère ont ensuite présenté le 8 juin le résultat de cette consultation devant le Conseil presbytéral, en brossant le

    profil du nouvel évêque attendu par les prêtres et les diocésains. Le dépouillement complet et les résultats détaillés de la consultation ont ensuite été remis au seul nonce apostolique. Mgr Rauber ayant la charge de

    dresser, pour la Congrégation romaine pour les évêques, une liste de trois

    candidats apte à être élu évêque du diocèse.

    Le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg est soumis aux règles habituelles de l’Eglise pour la nomination des évêques. Trois diocèses suisses Bâle, Saint-Gall et Coire) ont des règles particulières dont le droit canonique tient compte. "Le pape nomme librement les évêques ou il confirme

    ceux qui ont été librement élus". Avant la proclamation de son nom, le prêtre (ou l’évêque) choisi par le pape pour cette fonction doit donner son

    accord au nonce apostolique. (apic/pr)

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