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    France: dialogue entre croyants et incroyants (070294)

    apic/dialogue/incroyants/France

    "Respect, patience et liberté", règles d’or du dialogue

    Paris, 7février(APIC) Une centaine de délégués diocésains du Service "Incroyance et Foi" (SIF) ont tenté d’approfondir, samedi et dimanche à Paris,

    leur engagement pour un dialogue renouvelé entre incroyants et croyants.

    Ils ont fait connaissance avec leur nouveau coordinateur, le Père Daniel

    Guette et ont pris au sérieux les recommandations de Mgr Claude Dagens,

    évêque auxiliaire de Poitiers et accompagnateur du SIF.

    Mgr Dagens a invité les participants à évaluer les métamorphoses de

    l’incroyance et à dépasser l’habituelle et ancienne opposition réductrice

    entre deux blocs: croyants et incroyants. Il a évoqué entre autres "la dissémination accélérée de l’incroyance et la diversification considérable de

    ses formes d’expression. Pensons, a-t-il ajouté, à ces incroyants que l’on

    peut dire religieux ou mieux encore "spirituels non-croyants" puisqu’ils

    sont intéressés par les traditions religieuses et qu’ils s’adressent à des

    monastères pour manifester leur intérêt. L’évêque auxiliaire de Poitiers a

    demandé aux membres du SIF que leur dialogue ne soit pas un instrument pour

    obtenir des résultats mais un moment de liberté où l’on apprend le respect

    réciproque. Un membre du SIF doit exprimer trois convictions: "le dialogue

    passe d’abord par notre témoignage quotidien autant que par le discours.

    Personne de doit monopoliser ce discours... Enfin, en pratiquant ce dialogue, nous contribuons à former une Eglise libre". Et Mgr Dagens de conclure: "La grammaire propre au SIF doit respecter des règles maîtresses qui

    ont pour noms: respect, patience et liberté".

    Ne pas masquer la spécificité du christianisme

    Le témoignage du philosophe Guy Coq, auteur du livre intitulé "Que

    m’est-il donc arrivé? Un trajet vers la foi", a constitué un autre point

    fort de la rencontre. Il a insité sur l’importance de montrer "l’abrupt du

    christianisme". Il ne faut pas négliger, sous prétexte de dialogue interreligieux ou dans celui que l’on pratique avec les incroyants, de dire la

    différence: "Ce qui m’intéresse, c’est l’altérité, c’est creuser ma différence comme chrétien". Il a encore expliqué que "l’Occident, moins que jamais, ne veut pas examiner le christianisme car il croit, à tort, le connaître." Il a aussi évoqué l’oeuvre majeure de l’écrivain chrétien Maurice

    Clavel, notamment sa notion de maladie vue comme symptôme d’une vie spirituelle étouffée.

    Les délégués diocésains ont repris dans les carrefours et une table ronde certains points évoqués par les intervenants. Le Père Christophe Roucou,

    de la Mission de France, a relaté certaines expériences concrètes d’incroyants rencontrés dans sa vie de tous les jours. Les participants ont ensuite

    tenté de répondre à deux questions: "Y-a-t-il des champs nouveaux de rencontres avec l’incroyance? Quelles initiatives sommes-nous appelés à prendre?" (apic/jcn/ba)

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