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    apic/dernière étape du pape /Baltimore

    Etats-Unis: Dernier jour de la visite du pape (081095)

    Point d’orgue à Baltimore: la responsabilité de l’Amérique

    Baltimore (Etats-Unis), 8octobre(APIC) Une nation "conçue dans la liberté

    et dévouée au principe que tous les hommes sont créés égaux, peut-t-elle

    durer?" Cette question d’Abraham Lincold, posée il y a 130 ans, Jean Paul

    II l’a reposée dimanche aux Américains, à Baltimore, dans le Maryland, lors

    du cinquième et dernier jour de son périple aux Etats-Unis.

    Le pape a choisi Baltimore, ce berceau de l’Amérique catholique pour

    évoquer également les fondements sur lesquels se sont édifiés les EtatsUnis. Il a parlé de la responsabilité des Américains envers les nations qui

    regardent leur pays "comme modèle pour leur progrès vers la démocratie, un

    modèle de société libre et vertueuse"

    Jean Paul II rappelle aussi la valeur les textes fondamentaux qui ont

    créé l’Amérique. Ces textes sont un "garde-fou" contre tout ébranlement du

    système démocratique. Ils renferment en effet "les principes immuables de

    la loi naturelle dont la vérité et la validité peuvent être connues par la

    raison, car c’est que c’est une loi écrite dans le coeur de l’homme".

    Dans son homélie à Oriole Park, le pape pose son diagnostic: "Le défi de

    l’Amérique, c’est de trouver dans la vérité l’accomplissement de sa liberté". En effet, la démocratie ne peut subsister sans "un engagement commun

    envers certaines vérités morales sur la personne et la communauté humaines".

    La présence du Christ dans les pauvres

    Dans son message aux services caritatifs, "Les Catholic Relief Services", Jean Paul II a redit sa foi de la présence du Christ dans le cri du

    pauvre. C’est la raison de la "préférence" de l’Eglise et de son engagement

    renouvelé, à l’approche du troisième millénaire, pour les plus pauvres.

    Cela implique, poursuit le pape, d’offrir "des soupes populaires, des

    abris aux personnes sans domicile, des soins médicaux pour les pauvres et

    une aide concrète à ceux qui s’adonnent à l’alcool et à la drogue. Cela implique aussi la défense du droit à la vie pour tout être humain, à savoir,

    la protection non seulement "à celui qui n’est pas encore né", mais encore

    à celui que les autres pourraient considérer comme "indésirable". "Amérique, s’écrie le pape, à la lumière de ta propre tradition, aime la vie,

    chéris la vie, défends la vie de la conception à la mort naturelle".

    Et Jean Paul II d’insister: "Ce principe moral n’est pas quelque chose

    d’étranger à l’Amérique, mais tient au contraire à ses origines".

    Dialogue interreligieux

    Le dialogue interreligieux fait partie intégrante de la solidarité. Il

    suppose la guérison des blessures du passé, et il aura pour fruits la

    transmission aux futures générations des vertus morales et un commun service des pauvres. Il n’est pas moins important pour un travail efficace à la

    paix dans le monde. Des représentants de communautés juives et musulmanes

    étaient en effet présents dans la cathédrale "Mary our Queen".

    L’Eglise, à la suite du Christ, se doit de servir l’humanité, a poursuivi le pape, au contraire de l’isolationisme, sous toutes ses formes, qui

    "tend à affaiblir le sens de la responsabilité internationale". Il faut répondre à cette tentation par une ouverture universelle: solidarité matérielle et solidarité dans l’évangélisation et la mission, au-delà des frontières.

    Effort pour l’éducation

    Pour "la survie de l’expérience américaine", et sa transmission aux générations futures, le pape encourage l’effort de l’Eglise de Baltimore pour

    l’éducation, qui a reçu une impulsion durable depuis sainte Elizabeth Ann

    Seton. Jean Paul II semble attacher une importance particulière au message

    de cette sainte du nouveau monde, qu’il cite déjà dans "Mulieris Dignitatem" parmi ces "femmes fortes" auxquelles toute la communauté ecclésiale

    est redevable. L’éducation religieuse peut désormais s’appuyer sur le catéchisme de l’Eglise catholique.

    "Dieu prend son temps, mais il fait justice"

    Enfin, aux catholiques que guettent la lassistude ou l’impatience, le

    pape répond par ce proverbe polonais: "Dieu prend son temps, mais il fait

    justice". Jean Paul II exhorte l’Amérique à "garder le dépôt de la foi", en

    portant témoignage au monde de la vitalité de l’Evangile. Car si la société

    américaine ne doit pas succomber à la tentation de la sécularisation,

    l’Eglise non plus: "L’Evangile du Christ n’est pas une opinion privée, un

    vague idéal spirituel, un simple programme d’épanouissement personnel.

    L’Evangile est la puissance qui est capable de transformer le monde".

    (apic/jmg/ba)

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