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    apic/Décès du Père Bruno Hussar/Fondateur de Neve Shalom/Wahat as-Salam

    Israël:Obsèques du Père Bruno Hussar, fondateur (120296)

    du village pour la paix Neve Shalom/Wahat as-Salam

    Juifs et Arabes y cohabitent depuis les années 70

    Jérusalem, 12février(APIC) Le Père dominicain Bruno Hussar, fondateur du

    village pour la paix "Neve Shalom"/"Wahat as-Salam", qui rassemble, près du

    couvent trappiste de Latroun, Israéliens et Palestiniens, chrétiens, juifs

    et musulmans, est décédé à l’âge de 85 ans.

    Les obsèques du Père Hussar, né en 1911 à Alexandrie, en Egypte, de parents d’origine juive, ont eu lieu lundi à la Maison St-Isaïe à Jérusalem.

    Le nonce apostolique en Israël, Mgr Andrea Cordero Lanza di Montezemolo,

    ainsi que des personnalités juives et arabes participaient à la cérémonie.

    Le fondateur de ce village qui signifie "Oasis de paix" (en hébreu "Neve

    Shalom" et en arabe "Wahat as-Salam"), est né d’une mère française et d’un

    père hongrois, tous deux juifs non pratiquants. Il est devenu chrétien à

    l’âge de 22 ans, avant d’être ordonné prêtre après des études chez les dominicains.

    "Mon peuple habitera une oasis de paix", peut-on lire dans la Bible.

    Pour Bruno Hussar comme pour sa collaboratrice de la première heure, Anne

    Le Meignen, qui ont tous deux acquis la nationalité israélienne, le village

    de "Neve Shalom" donne une figure concrète au rêve de Dieu pour la réconciliation entre tous les hommes. "Il est de la plus haute importance que

    l’effort de compréhension rapproche précisément des Juifs et des Arabes, et

    parmi ceux-ci, aussi bien des chrétiens que des musulmans et des agnostiques", estimait le Père Hussar.

    A une trentaine de kilomètres de la ville sainte, Juifs et Arabes cohabitent depuis les années 70 ans sur la colline (théâtre d’âpres combats

    isaraélo-arabes en 1948 etr 1967) que Neve Shalom s’est vu octroyer entre

    Jérusalem et Tel-Aviv pour montrer que l’entente est possible moyennant la

    rencontre dans le respect des différences.

    Une école de paix

    Les parents des enfants qui habitent aujourd’hui cette colline ont voulu

    qu’ils soient tous éduqués ensemble. Ils ont donc construit une seule

    crèche, puis une seule école maternelle, puis une seule école primaire, où

    tous les enfants juifs et arabes apprennent à parler les deux langues. Ils

    s’ouvrent ainsi, dès le jeune âge, aux deux cultures. "Et comme cela se

    fait sans syncrétisme, cela renforce chez chacun et la conscience de son

    identité et le sens du respect de l’autre", soulignent les responsables du

    village pour la paix. (apic/cic/be)

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