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    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    apic/Danneels/Commentaire/Synode/Vie consacrée

    Après le Synode des évêques sur la vie consacrée, (071194)

    les impressions du cardinal belge Godfried Danneels

    "Un Synode paisible et très pastoral"

    Bruxelles, 7novembre(APIC) "Ce fut un Synode paisible et très pastoral.

    Sans doute a-t-il manqué un peu de profondeur théologique..." Dégageant à

    Bruxelles les points saillants du Synode des évêques sur la vie consacrée

    qui vient de s’achever à Rome, le cardinal Godfried Danneels, président de

    la Conférence épiscopale de Belgique, a ainsi présenté l’événement en compagnie des deux experts belges au Synode, le Père Michel Van Parijs, abbé

    de Chevetogne et Soeur Noëlle Hausman, directrice de la revue "Vie Consacrée".

    Certes, le Synode a manqué un peu de profondeur théologique, estime

    l’archevêque de Malines-Bruxelles, mais c’est presque inévitable: "Comment

    une assemblée de 350 personnes peut-elle faire de la théologie ? Faites

    dessiner un cheval par toute une commission, et vous obtiendrez probablement un chameau, disait déjà Saint-Exupéry." Le document préparatoire au

    Synode était d’ailleurs "faible", reconnaît le cardinal Danneels.

    Heureusement, "il posait de bonnes questions". Les religieux les ont beaucoup travaillées. "Jamais un Synode n’a suscité autant de réponses à la

    consultation". La qualité du document de travail s’en est ressentie : "le

    meilleur document qu’on ait eu pour un Synode", insiste le cardinal. "Les

    propositions remises au pape au terme du Synode n’ont pas la même profondeur ni le même équilibre. Il est vrai, qu’à l’inverse du document de travail, les propositions ont été soumises à l’approbation des évêques", ajoute l’archevêque de Malines-Bruxelles.

    D’un continent à l’autre

    Une fois de plus, les quelque 300 interventions des Pères synodaux en

    assemblée plénière ont permis de dresser "la carte géographique des problèmes". Au Nord, les candidats à la vie consacrée, sont peu nombreux ; mais

    les communautés religieuses ne manquent pas de moyens ni de formateurs. Au

    Sud, il n’y a pas guère d’infrastructure ni de cadres formés pour accompagner les candidats nombreux. En Europe centrale, la vie religieuse a cultivé une spiritualité de la croix, peu connue de l’Occident. Après l’effondrement du modèle soviétique, le "vide spirituel" qu’il a créé dans la société saute aux yeux; mais le passage d’une vie religieuse clandestine et

    solitaire à une vie en communauté et au grand jour ne se fait pas sans difficulté.

    Non aux religieux "bouche-trous" face au manque de prêtres

    En Occident, beaucoup d’instituts religieux ont confié aux laïcs les

    institutions qu’ils avaient fondées et animées. Encore faut-il veiller à

    transmettre l’esprit, grâce à des associations nouvelles de laïcs, par

    exemple. Concernant les relations entre évêques et religieux, le Synode a

    clairement refusé que les religieux servent de "bouche-trous" face au manque de prêtres. Mais il a exclu que des religieux développent des programmes pastoraux coupés des projets diocésains. Un document du Vatican, "Mutuae Relationes", offre déjà des pistes prometteuses pour améliorer ces

    rapports mutuels. Rien n’empêche de les affiner encore.

    L’éloge des femmes

    Le Synode, se réjouit Soeur Noëlle Hausman, a souvent fait l’éloge des

    femmes consacrées pour leur courage, leurs percées dans les milieux impénétrables, leur créativité, leur combat pour la vie et l’espérance. Mais ce

    consensus n’équivaut pas encore à des applications pratiques. Des suggestions pourtant ont été faites : ne pas cantonner les femmes dans des rôles

    matériels ou subalternes, mais leur confier aussi, dans l’Eglise, des tâches d’enseignement et de formation.

    Le Père Michel Van Parijs, de son côté, a apprécié la présence de religieux et religieuses non catholiques au Synode. On y a effectivement évoqué

    les contributions possibles de la vie religieuse au dialogue oecuménique,

    et même au dialogue interreligieux. "Mais il reste encore un écart entre

    l’oecuménisme professé et l’oecuménisme vécu", constate le Père Michel. Du

    Synode, le cardinal Danneels a rapporté nombre de questions qu’il ne manquera pas de relancer aux communautés religieuses. Celle-ci, par exemple :

    "Lorsque des congrégations fondées hier pour l’enseignement "passent le relais" et s’orientent vers un engagement différent, en solidarité avec les

    pauvres, ne perdent-elles rien de leur charisme ? N’y aurait-il pas de

    pauvres dans l’école ? Plus d’enfant et de jeune à évangéliser ?".

    Sur quoi portera le prochain Synode ?

    Les jeunes et les médias figurent à nouveau parmi les thèmes favoris.

    Mais ils ne répondent guère au dernier des quatre critères pour un "bon"

    thème de Synode. Selon Mgr Schotte, cité par le cardinal Danneels, un Synode doit aborder un thème "urgent, pastoral, universel et... faisable" ! En

    revanche, le cardinal Danneels verrait bien le pape porter son choix sur

    l’Ecriture Sainte, thème suggéré par le cardinal Martini (Milan), avec un

    fort appui d’autres évêques. (apic/cip/be)

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