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    apic/Croatie/Conseil Interreligieux?

    Vers l’établissement d’un Conseil interconfesionnel en Croatie? (200596)

    Musulmans et juifs croates ensemble pour le réclamer

    Budapest, 20mai(APIC) Des responsables de minorités musulmanes et juives

    de Croatie on appelé à l’établissement d’un conseil interconfessionnel régional en vue de promouvoir les relations interreligieuses après la guerre

    des Balkans. Ces responsables se sont exprimés dans ce sens lors d’une conférence tenue à Budapest sur le problème "du prosélytisme religieux dans

    l’Europe orientale post-communiste".

    "Le conseil devrait permettre à chaque communauté religieuse de réagir

    rapidement face à la discrimination exercée non seulement à son encontre

    mais aussi contre les autres religions", a déclaré Sefko Omerbasic, président de la communauté musulmane de Croatie. Les musulmans représentent officiellement 1,9% de la population de la Croatie (4.8 millions d’habitants).

    Selon S. Omerbasic, les responsables catholiques romains, musulmans et

    protestants se sont engagés à intensifier leur dialogue, lors des célébrations qui ont marqué en avril l’anniversaire de la reconnaissance de la

    communauté islamique par l’Assemblée croate en 1916.

    Or, a précisé le représentant musulman, les améliorations pratiques dépendront de l’Eglise catholique romaine, majoritaire en Croatie, dont les

    "attitudes et actions" sont "examinées quotidiennement" par les musulmans,

    a dit Omerbasic.

    Responsable de la minorité juive de Zagreb, forte de 1’500 membres, Jasminka Domas a pour sa part déploré qu’un nouveau manuel scolaire mette les

    souffrances endurées durant la deuxième guerre mondiale par les juifs, les

    serbes et les tziganes, sur le compte de leurs "politiques d’hégémonie et

    d’opposition à l’Etat".

    Toutes les communautés religieuses ont reconnu la nécessité d’assurer un

    "Etat de droit" stable, a souligné Mme Domas. Entre autres initiatives, des

    représentants de la plupart des religions travaillent déjà ensemble au sein

    au Comité d’Helsinki indépendant chargé de veiller à ce que les droits soient respectés, et continueront de "faire entendre leurs voix" et de s’élever contre les injustices. (apic/eni/pr)

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