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    apic/Corée du Sud/Justice et test prénatal

    Test prénatal en Corée du Sud: la justice s’en prend à des médecins

    Une première (181096)

    Séoul, 18octobre (APIC) La justice sud-coréenne s’en est pris pour la première fois aux médecins qui procèdent au test prénatal du sexe des foetus,

    qui prélude parfois à un avortement lorsque le foetus s’avère être féminin.

    Trois médecins ont été arrêtés au début du moins d’octobre, indique

    "Eglises d’asie", et le ministère public a ouvert une enquête sur un certain nombre d’autres cas.

    Ces poursuites judiciaires ont été entamées après la publication de statistiques révélant que le déséquilibre entre le nombre d’hommes et de femmes continue de s’accentuer. Il naît actuellement 115,4 garçons pour 100

    filles.

    Les auteurs du rapport pensent qu’un tel écart risque de devenir à court

    terme un problème social majeur. Selon la Fédération du planning familial,

    à Séoul, le respect de l’équilibre démographique exige que ne soit pas dépassée la proportion de 106 hommes pour 100 femmes.

    Les rapports publiés par la Fédération montrent que dès 1999, les jeunes

    gens qui voudront se marier auront de la difficulté à trouver une épouse.

    "Sachant que, d’une manière générale, les jeunes hommes de la tranche d’âge

    de 25 à 29 ans cherchent leur compagne parmi les jeunes filles âgées de 20

    à 24 ans, il est possible de prévoir qu’à cette époque, il y aura une moyenne de 121,7 garçons pour 100 épouses potentielles". Dès 2000, la proportion sera de 128,6 pour 100.

    Selon le docteur Cho Nam-Hoon, la préférence des familles pour les garçons n’est pas aussi impérative qu’autrefois, même si elle reste encore la

    règle.

    La reconnaissance prénatale du sexe est devenue illégales en Corée du

    sud depuis 1987, époque où les études effectuées par le ministère de la

    Santé laissèrent prévoir le futur déséquilibre démographique. En 1994, la

    peine encourue par les contrevenants avait été portée au maximun de trois

    ans de prison et à une amende pouvant aller jusqu’à 92’000 dollars.

    (apic/eda/pr)

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