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    apic/Copenhague/Eglises

    Sommet mondial de Copenhague: des actes plutôt que des paroles (070395)

    Les Eglises aussi doivent assumer un suivi, estime Konrad Raiser, du COE

    Copenhague, 7mars(APIC) Le Sommet mondial pour le développement social,

    qui s’est ouvert lundi à Copenhague, dans la capitale danoise, est un défi

    moral et une première dans le genre visant à mettre l’être humain au centre

    du débat, estiment les organisateurs de ce Sommet et les responsables des

    Nations Unies. Quelque 20’000 représentants de gouvernements, d’organisations non gouvernementales, d’observateurs et de journalistes sont sur place pour assister au Sommet.

    Les représentants des Nations Unies, comme ceux des Eglises ont souligné

    que l’accent mis sur "le spirituel" dans les documents du Sommet était "une

    première" pour les Nations Unies. Les organismes d’Eglises et autres groupes religieux ont été vivement encouragés à participer aux discussions dans

    les réunions préparatoires au Sommet.

    Le projet de déclaration, en quatre parties, rédigé lors des réunions

    préparatoires tenues l’an passé, contient un série d’engagements destinés à

    servir de base à la communauté internationale pour qu’elle s’attaque, avec

    urgence et dans tous les pays, "aux causes des problèmes sociaux les plus

    graves, en particulier la pauvreté, le chômage et l’exclusion sociale",

    questions essentielles du Sommet. Le document devrait être ratifié à la fin

    de la semaine à Copenhague par plus de 110 chefs d’Etat et de gouvernement.

    Selon le projet de déclaration, "plus d’un milliard d’êtres humains dans

    le monde vivent dans une pauvreté abjecte." La plupart d’entre eux vivent

    en Afrique et dans d’autres pays moins avancés, et il y a une majorité de

    femmes. De fortes pressions s’exercent pour que le Sommet porte le débat

    sur les pays industrialisés - le Nord - qui ont placé toute leur confiance

    ces dernières années dans le pouvoir du "marché", au détriment des budgets

    de protection sociale.

    Le rôle des Eglises, selon le secrétaire général du COE

    Le pouvoir économique et politique se concentre entre les mains de

    "quelques privilégiés", a pour sa part relevé le secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises (COE), Konrad Raiser, en s’adressant aux responsables de ce Sommet. Il s’est demandé qui allait "préserver les droits

    des pays pauvres et des petits Etats face à la poignée d’acteurs puissants

    qui dominent la scène mondiale". Selon lui, la tendance à considérer le

    marché libre et la croissance économique comme la panacée de tous les maux

    sociaux ou presque, doit être contestée.

    Les Eglises ont un rôle à jouer, a souligné Konrad Raiser, en veillant à

    ce que "leurs gouvernements remplissent leurs engagements". De la même façon que les gouvernements rassemblés au sein d’organisations telles que

    l’Union européenne, le G7 (Groupe des sept pays les plus industrialisés) et

    le Groupe des 77 (qui réunit tous les pays en voie de développement), les

    Eglises pourraient contrôler le suivi du Sommet, par le biais des organisations oecuméniques qui, au lieu de disperser leurs efforts sur la totalité

    de l’ordre du jour, pourraient consacrer leur attention sur "quelques domaines fondamentaux". (apic/eni/pr)

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