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    apic/Confession de Stuttgart/COE/

    Allemagne: Le COE commémore le 50e de la Confession de Stuttgart (261095)

    "Les Eglises du monde entier appelées à s’en s’inspirer"

    Stuttgart, 26octobre(APIC) Les Eglises du monde entier devraient s’inspirer de la Confession de Stuttgart et porter un regard critique sur l’histoire de l’oecuménisme, estime le secrétaire général du COE, Konrad Raiser.

    Le COE célébrait le 50e anniversaire de cette "Confession".

    Le manque de courage caractérise trop souvent certaines Eglises. D’où,

    selon le secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises, la nécessité, pour ces dernières, de s’inspirer de la Confession de Stuttgart (Das

    Stuttgarter Schuldbekenntnis) de 1945, par laquelle les responsables protestants allemands ont reconnu leur culpabilité face aux souffrances engendrées par le régime hitlérien, et de porter un regard critique sur l’histoire du mouvement oecuménique depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

    Lors de sa prédication prononcée à Stuttgart le 22 octobre à l’occasion

    des cérémonies marquant le 50e anniversaire de la Confession de Stuttgart,

    Konrad Raiser s’est demandé ce qu’est "devenu l’engagement à prendre un

    nouveau départ, non seulement pour les Eglises allemandes mais pour la

    communauté oecuménique et pour l’humanité qui n’a jamais été autant "torturée".

    "Les Eglises de la communauté oecuménique ne devraient-elles pas aujourd’hui s’accuser de ne pas avoir confessé "leurs actes" avec plus de

    courage, prié avec plus de foi, cru avec plus de joie et aimé avec plus

    d’ardeur?’, a-t-il lancé.

    Dans ce qui peut être vu comme une référence indirecte aux demandes qui

    exhortent les dirigeants d’Allemagne de l’Est et d’autres pays d’Europe

    orientale à confesser leur culpabilité pour la part qu’ils ont jouée sous

    le communisme, ou l’Eglise orthodoxe serbe à confesser son rôle dans la

    guerre civile en ex-Yougoslavie, Konrad Raiser à déclaré que de telles demandes n’avaient pas "manqué, en particulier depuis 1989".

    Le Conseil oecuménique des Eglises, dans le message final de sa Première

    Assemblée à Amsterdam en 1948, a répondu à la Confession de Stuttgart en

    reconnaissant sa propre culpabilité, a rappelé K. Raiser. Mais l’"effet libérateur" de la Confession de Stuttgart et du message d’Amsterdam a été paralysé par la guerre froide, a-t-il estimé.

    La Confession avait été faite à Stuttgart les 17, 18 et 19 octobre 1945,

    lors d’une réunion des responsables d’Eglise allemands et d’une délégation

    oecuménique conduite par W.A. Visser’t Hooft, premier secrétaire général du

    Conseil oecuménique des Eglises. (apic/eni/pr)

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