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    apic/ Conférence du Caire / Compromis / Vatican / ONU

    Conférence du Caire: Pour l’ONU, un compromis (170894)

    avec la position du Vatican est encore possible

    L’avortement ne serait pas considéré comme une méthode de planning familial

    Bonn, 17août(APIC) Les Nations Unies estiment qu’un compromis est encore

    possible avec le Vatican concernant la Conférence mondiale sur le développement et la population qui aura lieu en septembre prochain au Caire, a

    estimé à Bonn Charlotte Höhn, de la Commission pour les questions démographiques internationales de la Société allemande pour les Nations Unies. On

    pourrait notamment obtenir un consensus selon lequel l’avortement n’est pas

    une méthode de planning familial.

    Selon les Nations Unies, la clé de la solution des problèmes démographiques mondiaux passe par davantage de liberté de décision pour les femmes,

    un accès au planning familial libre et égal pour les hommes et pour les

    femmes, aux soins de santé et à la formation. Le Fonds des Nations Unies

    pour la Population (UNFPA) prévoit que la population mondiale atteindra 8,5

    milliards en 2025 et 10 milliards en 2050, révèle le Rapport sur la population mondiale présenté mardi à Bonn.

    On enregistre actuellement le plus haut taux de croissance de la population mondiale. En 1994, la terre compte 5,66 milliards de personnes. Leur

    nombre dépassera les 6 milliards en 1998. Malgré la tendance régressive du

    taux de fécondité, chaque année la population mondiale s’accroît de 94 millions de personnes.

    Le but de la Conférence du Caire est d’ancrer la liberté de décision individuelle des femmes comme un droit de l’homme, de prêter attention aux

    droits de l’homme en matière de politique démographique et de rendre possible l’accès des femmes aux moyens de planning familial dans le cadre des

    soins de santé normaux. Selon l’ONU, 120 millions de femmes dans le monde

    actuellement n’ont pas accès aux moyens contraceptifs, bien qu’elles le

    veulent. A côté de cette réalité, 50 millions d’avortements sont pratiqués

    chaque année et 500’000 femmes meurent annuellement des suites de grossesses et d’accouchements.

    Consensus à propos de l’égalité de traitement

    Le point litigieux à la veille de la Conférence du Caire est, selon la

    démographe allemande, la question de savoir jusqu’à quel point les pays industrialisés participeront financièrement aux programmes démographiques

    dans les pays pauvres et dans quelle mesure les pays du tiers monde se verront accordé expressément un droit au développement et une remise de leurs

    dettes. Il y a également des divergences d’opinion concernant la définition

    des droits de l’homme et le problème des immixtions de l’Etat dans la politique démographique. Charlotte Höhn relève que l’unanimité sur le principe

    de l’égalité des droits entre l’homme et la femme a pu être atteinte. Les

    pays islamiques fondamentalistes ont aussi été d’accord sur ce point, a-telle souligné. Environ 20’000 participants sont attendus à la Conférence

    mondiale du Caire. (apic/kna/fs)

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