Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 105 lignes (max. 75 signes), 1087 mots et 7146 signes.

    apic/Conférence des évêques suisses/Mgr Corecco/Affaire Gaillot/divorcés

    remariés

    Berne: Conférence de presse de la Conférence des évêques suisses (020395)

    Hommage à l’évêque de Lugano, Mgr Corecco, décédé mercredi

    Plusieurs sièges épiscopaux à repourvoir

    Berne, 2mars(APIC) La Conférence des évêques suisses (CES) est en deuil

    après la mort de l’évêque de Lugano, Mgr Eugenio Corecco, décédé mercredi

    d’un cancer de la colonne vertébrale. Jeudi, au cours d’une conférence de

    presse, la CES a rendu un hommage appuyé à celui qui fut non seulement une

    personnalité intellectuelle de renom international, notamment en matière de

    droit canon, mais également "un homme très soucieux de pastorale, attentif

    aux personnes", selon les mots de Mgr Salina, président de la CES.

    Le Père Roland-B. Trauffer, secrétaire de la CES, fut assistant de Mgr

    Corecco en droit canon à l’Université de Fribourg. Même s’il n’était pas de

    la même école de pensée que son ancien "patron", le Père Trauffer a salué

    en Mgr Corecco l’homme de foi, le prêtre et l’évêque sûr du chemin à suivre. Dur dans la discussion, ferme dans ses convictions, prônant une Eglise

    avec un profil marqué, il s’est beaucoup engagé pour l’indépendance et la

    liberté de l’Eglise. Il a eu le mérite, dans des débats houleux, de provoquer une discussion fructueuse dans le domaine du droit canon. Mgr Salina a

    relevé de son côté le courage admirable avec lequel il a affronté la grande

    épreuve de sa maladie.

    Un épiscopat singulièrement renouvelé en deux ans

    Evoquant les sièges épiscopaux qui doivent être repourvus à Sion, à StGall, maintenant à Lugano et prochainement dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg (où le mandat de Mgr Mamie, qui se termine samedi 4 mars,

    pourrait être quelque peu prolongé, ndr), Mgr Henri Salina, évêque abbé de

    St-Maurice, a espéré que la situation actuelle ne dure pas trop longtemps.

    Vieux routier de la CES, le président actuel relève qu’il est difficile de

    prendre des grandes options pastorales avant de savoir qui seront les nouveaux évêques au sein de la CES.

    En effet, lors de la dernière assemblée plénière, qui s’est tenue du 27

    février au 1er mars à Quarten (SG), le diocèse de Lugano était représenté

    par le pro-vicaire général, Mgr Giuseppe Bonanomi, le diocèse de St-Gall

    par l’actuel administrateur diocésain, le chanoine Ivo Fürer, et le diocèse

    de Sion par le vicaire général Norbert Brunner. Le Père Trauffer a relevé

    qu’en deux ans, la grande majorité des évêques diocésains au sein de la CES

    auront changé, une situation difficile à gérer si l’on considère les questions cruciales qui se présentent aujourd’hui à l’Eglise en Suisse.

    Divorcés remariés et avortement

    Dans ce contexte, Mgr Salina a rappelé les vives réactions suscitées par

    le document du Vatican sur le non-accès à la communion des divorcés remariés et les préoccupations pastorales qui en résultent. Les évêques suisses, par l’intermédiaire de Mgr Mamie, ont fait connaître leurs questions

    au début de février au cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour

    la doctrine de la foi. Ce dernier a promis de leur faire parvenir une réponse écrite.

    Quant à la récente initiative parlementaire concernant l’interruption

    volontaire de grossesse (initiative Haering Binder préconisant la solution

    des délais), les évêques suisses ont pris connaissance avec "grand regret"

    du résultat du vote. Mais la CES, qui a pris de nombreuses fois position

    sur la protection intégrale de la vie à naître, n’a pas jugé bon de publier

    à cette occasion une nouvelle déclaration officielle. Elle est persuadée

    que la prochaine encyclique du pape Jean Paul II sur la vie, "Evangelium

    vitae" - qui devrait sortir avant Pâques - donnera à ce sujet de grandes

    impulsions.

    Fortement interpellée suite à l’"affaire Gaillot", l’évêque d’Evreux

    "déchargé pour l’heure" par le Saint-Siège de sa charge épiscopale tout en

    restant toujours membre du collège des évêques, la CES a pu se rendre compte du désarroi causé par cette mesure auprès des fidèles suisses. Mgr Salina a évoqué les nombreuses lettres montrant le désaccord, la souffrance,

    voire l’indignation et la colère de la plupart de ceux qui ont écrit. Il a

    relevé la sincérité de ces correspondants qui posent des questions fondamentales quant à la liberté dans l’Eglise, l’héritage du Concile, le rôle

    du pape, le rapport de l’Eglise avec la modernité, les tabous dans l’Eglise, etc. Et de formuler le souhait que le dialogue reste ouvert. (apic/be)

    Encadré

    Béatification de trois Suissesses

    Si le peuple des fidèles les considère déjà depuis longtemps comme des

    saintes, l’Eglise catholique les béatifiera officiellement le dimanche 29

    octobre prochain à Rome: ce jour-là, la fribourgeoise Marguerite Bays

    (1815-1879), la "paysanne couturière" de Siviriez, l’argovienne Maria Bernarda Bütler (1848-1924), d’Auw/AG, fondatrice des Missionnaires franciscaines en Colombie, et la lucernoise Maria Theresia Scherer (1825-1888), de

    Meggen/LU, fondatrice des Soeurs de la Charité de la Sainte-Croix d’Ingenbohl, seront fêtées solennellement.

    Les communautés religieuses concernées, ainsi que le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, organiseront à cette occasion un grand pèlerinage à

    Rome d’une durée de trois jours. La CES se réjouit que ces trois béatifications soulignent une fois de plus l’importance des femmes dans l’Eglise qui

    est en Suisse. (apic/be)

    Encadré

    Le 8 mai: Commémoration de la fin de la deuxième guerre mondiale

    Le 8 mai prochain, les Eglises chrétiennes de Suisse - évangéliques réformées, catholique-romaine et catholique-chrétienne - commémoreront avec la

    Fédération suisse des communautés israélites le 50e anniversaire de la fin

    de la seconde guerre mondiale. Elles désirent le faire avec une journée de

    prière et de souvenir, dans un esprit d’humilité. "Nous voulons éviter toute grandiloquence", a précisé Mgr Salina.

    75e anniversaire de la FEPS, chrétiens en pays d’islam, Chiapas...

    D’autre part, le 17 juin prochain, la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) fêtera ses 75 ans. A cette occasion, elle a invité

    toutes les Eglises soeurs. Une dizaine de représentants de l’Eglise catholique, dont en particulier des délégués des secteurs engagés dans l’oecuménisme, seront présents aux cérémonies.

    Déplorant la volonté d’éliminer la présence chrétienne dans certaines

    régions du monde - la CES pense notamment à l’Algérie, au Soudan, à certains endroits de la Turquie... - Mgr Salina a lancé un appel à la prière

    pour ces frères persécutés dans plusieurs pays islamiques. Outre la situation explosive du Burundi et du Rwanda, la CES est également préoccupée par

    la tension dans le Chiapas, et son secrétaire pourrait participer dans la

    deuxième moitié de ce mois-ci à une délégation internationale qui devrait

    se rendre au Sud du Mexique, pour y rencontrer notamment l’évêque des Indiens, Mgr Samuel Ruiz, mis en cause par des milieux conservateurs et des

    grands propriétaires terriens. (apic/be)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus