Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 53 lignes (max. 75 signes), 582 mots et 3851 signes.

    apic/Conférence/Delhez/Nouvel-Age

    Conférences à Fribourg du Père Charles Delhez

    Nouvel-Age et foi chrétienne: incompatibles (021195)

    Fribourg, 2 novembre(APIC) Nouvel-Age et foi chrétienne sont incompatibles. Le Père jésuite belge Charles Delhez le pense. Il s’en est expliqué

    lors de deux conférences données à Fribourg. La première consacrée aux phénomènes paranormaux et au retour de l’irrationnel, la seconde au Nouvel

    Age, dont certains principes sont, à ses yeux, clairement contraires à la

    foi chrétienne.

    Dans un premier temps, partant d’une analyse sur l’intérêt porté aux

    phénomènes surnaturels, le rédacteur en chef du journal "Dimanche" a mis

    l’auditoire en garde contre la tentation de goûter au paranormal. Tout ce

    qui touche à l’irrationnel revient en force, estime le sociologue. Et de

    citer les 10 millions de Français qui consultent au moins une fois par an

    un voyant ou autre mage de service.

    L’histoire des phénomènes paranormaux remonte à la nuit des temps...

    Dans certaines contrées, notamment en Afrique, la sorcellerie et la guérison font partie de la tradition populaire. Là ou tout se complique, insiste

    le conférencier, c’est que certains profitent du désarroi des gens pour

    leur inspirer la peur et extorquer de l’argent.

    Abordant ensuite le Nouvel-Age, qui s’est abreuvé à la crise sociale

    pour naître, le Père jésuite en a dressé le portrait-robot. Il a comparé

    huit idées-force véhiculées par la pensée du Nouvel-Age avec celles des

    Eglises chrétiennes traditionnelles. Celles-ci enseignent que l’homme est

    un être corporel unique et animé, en relation avec Dieu et avec les autres.

    Pour le Nouvel-Age, le corps constitue un vêtement et l’homme une partie

    consciente du grand tout. Le Dieu des chrétiens est une personne relationnelle et transcendante, celui du Nouvel-Age s’assimile à une énergie ou à

    une grande vibration. Pour les uns, entrer en relation avec le Christ permet d’entrer dans la vérité, alors que pour les autres la notion de vérité

    est éclatée et l’homme prend comme référence ce qui est bon pour lui-même.

    Le monde, pour les Eglises chrétiennes traditionnelles, est une réalité

    créée par Dieu et appelée à se transformer par l’esprit. Le Nouvel-Age considère avec dédain les contingences matérielles d’ici-bas et prône l’entrée

    dans le grand tout. Il ne s’intéresse d’ailleurs pas à la politique. La religion est assimilée par les chrétiens à une invitation à l’unité profonde

    avec Dieu et avec les autres, au rythme de l’histoire. Le Nouvel-Age, mouvement religieux syncrétique, prône l’idée de la douce conspiration (respirer ensemble).

    La vie spirituelle doit inviter les adeptes de Jésus-Christ à accueillir

    Dieu qui va à la rencontre de l’homme. Le mouvement proposé par le NouvelAge est inverse: par un ensemble de techniques inspirées des religions

    orientales, l’homme accomplit des exercices pour rejoindre une divinité

    sans visage. La résurrection annoncée par Jésus contredit la réincarnation,

    qui connaît un regain d’intérêt en cette fin de millénaire. Enfin le NouveAge considère le mal comme une affaire d’interprétation. Les chrétiens y

    voient l’échec de notre liberté, contre lequel nous pouvons lutter par notre conversion et par le pardon de Dieu.

    La crise sociale que nous traversons et les défis lancés par les autres

    courants spirituels de cette fin de millénaire questionnent les Eglises

    traditionnelles, affirme Charles Delhez, qui a invité l’auditoire à redécouvrir les dogmes de la foi chrétienne et à annoncer le Royaume par un engagement pour la justice. "L’Eglise est encore trop préoccupée d’elle-même", a-t-il déclaré, avant d’inviter les chrétiens à une solidarité nouvelle qui ne constitue ni une fuite ni un repli. (apic/id/bb/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus