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    apic/Conférence de Pékin/Femme à la tête de la délégation du Vatican

    Conférence de Pékin: Une femme conduira la délégation du Vatican (250895)

    La juriste américaine M. A. Glendon ne cherchera pas la confrontation

    "A Pékin pour défendre la femme"

    Rome, 25août(APIC) La juriste américaine Mary Ann Glendon, 56 ans, professeur de droit à l’Université de Harvard, a été désignée vendredi cheffe

    de la délégation du Vatican à la IVe Conférence mondiale de l’ONU sur la

    femme, qui se tiendra à Pékin du 4 au 15 septembre prochain. C’est la première fois qu’une femme est nommée à la tête d’une délégation du Vatican.

    Mère de trois enfants, Mary Ann Glendon a été nommée l’an dernier par le

    pape Jean Paul II membre de la nouvelle Académie pontificale des sciences

    sociales.

    Le professeur Glendon a écrit de nombreux ouvrages sur le droit et donné

    des cours dans tous les Etats-Unis et en Europe. Elle a reçu le titre de

    docteur honoris causa dans plusieurs Universités, dont Louvain et Chicago.

    Mary Ann Glendon sera secondée à la tête de cette délégation forte de 14

    femmes et 8 hommes (dont 2 laïcs et 6 clercs) par deux chefs adjoints, Mgr

    Renato R. Martino, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations

    Unies à New York, et Mgr Diarmuid Martin, secrétaire du Conseil pontifical

    Justice et Paix.

    La délégation comprend notamment des femmes professeurs de plusieurs

    pays comme Janne Haaland Matlary, chercheur à l’Université d’Oslo (Norvège), Irena Kowalska, de l’Université de Varsovie (Pologne), Carmen del Pilar Escudero de Jensen, de l’Université pontificale catholique du Chili.

    D’autres personnalités catholiques font également partie de ce groupe de

    femmes: Teresa Ee Choi, vice-présidente de l’Union catholique internationale de la presse UCIP (Malaisie), la Palestinienne Claudette Habesh, présidente de Caritas Jérusalem, l’experte en management Kathryn Hawa Hookwap

    (Nigéria), la religieuse vietnamienne Anne Nguyen Thi Thanh, supérieure générale des Amantes de la Croix de Phat Diem, l’Américaine Gail Quinn, directrice du Secrétariat des activités "pro-life" de la Conférence épiscopale américaine, la Française Lucienne Sallé, du Conseil pontifical pour les

    laïcs, etc.

    Dans une interview vendredi au quotidien romain "La Repubblica", Mary

    Ann Glendon a souligné que la délégation du Vatican ne cherchera pas la

    confrontation à Pékin. Elle collaborarera aux travaux concernant l’égalité,

    le développement et la paix. Pour la juriste américaine, l’on ne peut à

    l’évidence réaliser une égalité authentique entre l’homme et la femme si

    l’on ne protège pas particulièrement la maternité et l’enfance. Et de souligner que l’on ne doit en aucun cas considérer la maternité seulement comme une chose négative. Mary Ann Glendon considère que l’on doit se garder

    de vouloir imposer un seul et unique modèle de développement pour les femmes.

    Pas de retour en arrière

    "Nous ne voulons pas que cette conférence soit un retour en arrière en

    matière de droits de l’homme", a souligné vendredi Joaquin Navarro Valls,

    porte-parole du Saint-Siège, au cours d’une conférence de presse. Un des

    objectifs du Saint-Siège est que cette conférence ne soit pas une occasion

    d’imposer un "produit occidental". "Il ne s’agit pas seulement d’avortement. C’est un prétexte pour essayer d’imposer un modèle de femme sur le

    reste du monde. C’est un peu arrogant!", a-t-il lancé.

    Le porte-parole du Saint-Siège a relevé que lors de la Conférence du

    Caire l’an dernier, "la délégation américaine avait une position clairement

    pro-avortement et contre la famille", craignant que cela soit la même chose

    à Pékin. "La question est de savoir si la position pro-avortement et antifamilale représente la majorité des femmes américaines". D’autre part, a-til encore insisté, il n’est pas correct de penser que le Saint-Siège est

    seulement intéressé par la maternité:"Le Saint-Siège ne va pas à Pékin

    pour défendre la maternité, il y va pour défendre la femme". (apic/cic/bbbe)

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