Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 142 lignes (max. 75 signes), 1554 mots et 10396 signes.

    apic/Conf du Caire/Martino

    Mgr Martino à la Conférence du Caire: le Saint-Siège restera vigilant

    L’Eglise et ses institutions continueront à fournir leur contribution

    Le Caire, 9septembre(APIC) Le Saint-Siège, qui s’est pleinement impliqué

    dans la préparation de la Conférence du Caire, restera vigilant: "Chaque

    fois que le bien de la population de ce monde sera en jeu, le Saint-Siège

    et les institutions de l’Eglise catholique à travers le monde continueront

    à fournir leur contribution propre, en collaboration avec les nations et la

    communauté internationale tout entière, et à intensifier les services concrets traditionnels liés à l’éducation de base et aux soins, dans un total

    respect de la vie humaine, en vue du développement des peuples dans la solidarité", a déclaré dans son intervention le chef de la délégation du

    Saint-Siège à la Conférence du Caire, Mgr Renato Martino, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies à New-York.

    Relevant d’abord que la Conférence du Caire est "le point culminant

    d’une période d’intense réflexion et d’activité de la part de la communauté

    internationale sur nombre de défis importants auxquels chacun d’entre nous

    devra faire face dans les prochaines années", Mgr Martino a rappelé avec

    Jean-Paul II que "ces défis touchent des thèmes cruciaux" qui "concernent

    l’avenir de l’humanité".

    Cette longue période de préparation "montre que la politique de population qui doit répondre à ces défis n’est pas simplement basée sur des chiffres", mais "regarde les conditions dans lesquelles les populations de la

    terre sont appelées à vivre. C’est la solidarité qui doit être encouragée

    parmi les peuples pour que l’humanité puisse devenir une véritable famille", a déclaré le représentant du Saint-Siège.

    Le Saint-Siège a pris "une part active et constructive" à cette préparation "dans un total respect des procédures de la Conférence, entrant en

    dialogue avec les différents participants à tous les niveaux, tout en maintenant sa position propre, et des statuts de la communauté internationale".

    Redistribuer les ressources

    Pour Mgr Martino, la conférence n’est pas réunie pour traiter sans plus

    des statistiques ou de la question complexe des taux d’augmentation de la

    population qui, en fait, ces dernières années, montrent une baisse notable.

    "Notre tâche, a-t-il dit, c’est plutôt la recherche d’une meilleure gestion

    et d’une répartition plus équitable des biens de cette terre qui, dans le

    dessein de Dieu, sont destinés à être partagés en un héritage commun. La

    politique de population doit toujours s’inscrire dans une politique de développement dans son ensemble. En effet, tous les deux touchent la même

    réalité, à savoir la place centrale de la personne humaine et la responsabilité de chacun de garantir que chaque individu puisse vivre dans des conditions qui respectent sa propre dignité".

    Le chapitre du document qui traite explicitement des relations entre la

    population et le développement est bien maigre, a observé Mgr Martino. Or,

    l’augmentation ou le déclin de la population affecte la vie des peuples qui

    s’efforcent de vivre dans la dignité et la sécurité, mais dont les structures politiques et socio-économiques sont fragiles. C’est pourquoi "les

    stratégies de développement exigent une égalité dans la distribution des

    ressources et dans la technologie au sein de la communauté internationale,

    ainsi qu’un accès aux marchés internationaux. La dette extérieure des nations pauvres étrangle leur développement social".

    Il y a dix ans déjà, lors de la Conférence de Mexico, la délégation du

    Saint-Siège avait souligné que les politiques de population doivent se concentrer en priorité sur une amélioration du niveau d’éducation des femmes

    et sur les soins de santé. Mgr Martino a rappelé que, dans le monde entier,

    des dizaines de milliers d’institutions à la charge de l’Eglise ou fondées

    par des catholiques qui accueillent mamans et enfants y contribuent. "Mais

    il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine, a-t-il dit, et le SaintSiège aussi bien que les membres de l’Eglise dans les différentes parties

    du monde restent prêts à coopérer pour atteindre ce but".

    La responsabilité des parents

    Le chef de la délégation du Saint-Siège a souligné ensuite que "des décisions responsables concernant le nombre d’enfants et l’espacement des

    naissances appartiennent aux parents, qui doivent se sentir libres de toute

    coercition et de pression de la part des autorités publiques", lesquelles

    doivent en revanche fournir aux citoyens "une information précise sur les

    différents facteurs démographiques en jeu".

    Mgr Martino a regretté ici que, "dans le passé, des formes subtiles de

    coercition et de pression ont eu pour effet une mauvaise interprétation des

    données démographiques qui ont conduit à une peur et à une inquiétude pour

    le futur". La Conférence doit donc marquer "le début d’une réflexion nouvelle et plus approfondie sur une politique démographique. Le respect de la

    vie et la dignité de la personne humaine doivent être le fil conducteur

    fondamental d’une telle politique", laquelle, a ajouté le prélat "devrait

    encourager la famille fondée sur le mariage et soutenir les parents, pères

    et mères, dans leurs décisions mutuelles et responsables dans le domaine de

    la procréation et de l’éducation des enfants".

    Irresponsabilité

    Le Saint-Siège ne défend pas la procréation à tout prix, a tenu à préciser Mgr Martino, mais il s’inquiète de la permissivité actuelle, où le

    plaisir personnel semble la norme. Cette irresponsabilité dans le domaine

    de la sexualité humaine doit néanmoins préoccuper chacun", a-t-il dit, en

    rappelant que ce sont les femmes et les enfants qui, le plus souvent, sont

    victimes de cette attitude irresponsable. Une des plus grandes préoccupations du Saint-Siège au sujet de ce document est de voir le texte, face à

    cette attitude à "haut risque" ou indésirable, se borner trop souvent à des

    suggestions pour montrer comment ces "risques" peuvent être réduits ou contenus. Le porte-parole du Saint-Siège s’est interrogé sur "les conséquences

    à long terme de cette abdication de la société": "Qu’en sera-t-il quand la

    société acceptera tacitement ces attitudes irresponsables qu’elle considérera comme normales?"

    Pour Mgr Martino, la société doit d’abord reconnaître la contribution

    extraordinaire que les parents apportent au bien même de la société et traduire cette reconnaissance en un soutien effectif au niveau d’une politique

    culturelle, fiscale et sociale. C’est pourquoi aussi "le Saint-Siège rejette avec force toute tentative d’affaiblir la famille et propose une redéfinition radicale de sa structure comme donner un statut de famille ou n’importe quelle autre forme de vie commune.

    Le Saint-Siège ne veut pas appuyer des méthodes de planning des naissances qui séparent les dimensions essentielles de la sexualité humaine il et

    continuera à exprimer sa réserve sur de telles méthodes.

    Attentif à la question de l’avortement

    Le Saint-Siège a été particulièrement attentif à la façon dont la question de l’avortement a été traitée lors de la préparation. Le consensus

    international sur la terminologie, a-t-il observé, pousse les gouvernements

    à "prendre des mesures appropriées pour aider les femmes à éviter l’avortement, qui en aucun cas ne doit être promu comme une méthode de planification familiale, et à fournir, chaque fois que c’est possible, un traitement

    humain et un conseil aux femmes qui ont recours à l’avortement". Le SaintSiège espère que la Conférence réaffirmera ce principe.

    Les textes encore en négociation demandent par ailleurs que chaque pays

    réexamine sa propre législation sur l’avortement et de mettre à disposition, dans les prochaines années, des services d’interruption de grossesse

    pour les personnes "de tous âges". Mgr Martino a protesté, faisant valoir

    que le concept de "droit à l’avortement" serait "contraire aux dispositions

    constitutionnelles et législatives de beaucoup d’Etats".

    En même temps, a poursuivi Mgr Martino, il est nécessaire de "renforcer

    mes services de consultation pour aider les femmes à faire face aux difficultés de leur grossesse et pour assurer un traitement humain à la suite

    des conséquences négatives dues à l’avortement".

    Eduquer les adolescents

    Le représentant du Saint-Siège a encore demandé de "ne pas oublier que

    la sexualité humaine est par sa nature propre interpersonnelle" Il constate

    en effet que "le texte actuel adopte un point de vue très individualiste

    dans ses réflexions et tend ainsi à un manque d’appréciation de ce qui est

    la véritable nature de la sexualité humaine".

    Dans le monde d’aujourd’hui, où l’on doit déplorer souvent "une attitude

    irresponsable dans le domaine de la sexualité" et où les femmes en particulier sont exploitées, "l’éducation des adolescents à un comportement sexuel

    mature et responsable est essentielle". "La responsabilité première en ce

    domaine revient aux parents, dont les droits sont reconnus dans beaucoup

    d’instruments internationaux, a insisté Mgr Martino. Tous les efforts doivent être faits pour garantir aux parents un plein exercice de ces droits

    et les aider à assumer leurs responsabilités et leurs devoirs. La tâche

    d’éduquer les enfants revient en premier lieu aux parents et non à l’Etat.

    En conclusion, Mgr Martino, s’adressant au président de la Conférence, a

    rappelé une fois encore que le Saint-Siège a suivi sa préparation "avec une

    grande attention et dans un dialogue respectueux avec tous les autres participants". Il l’a assuré que, "chaque fois que le bien de la population de

    ce monde sera en jeu, le Saint-Siège et les institutions de l’Eglise catholique à travers le monde continueront à fournir leur contribution propre,

    en collaboration avec les nations et la communauté internationale et à intensifier les services concrets traditionnels liés à l’éducation de base et

    aux soins, dans un total respect de la vie humaine, en vue du développement

    des peuples dans la solidarité". (apic/cip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus