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    apic/Concile de Trente/vision du pape

    Trente: 450e anniversaire du Concile de Trente (010595)

    Le pape rappelle les axes doctrinaux du Concile

    Trente, 1ermai(APIC) Jean Paul II estime, dans un discours prononcé dimanche à l’occasion du 450e anniversaire de l’ouverture du Concile de Trente, que les Pères conciliaires de l’époque ont voulu éviter les âpres polémiques et les condamnations personnelles contre les partisans de la Réforme.

    Dans la cathédrale de Trente, le pape a émis l’idée que cette célébration du Concile, commencé en 1545, constituait une étape vers le Jubilé de

    l’An 2’000 et "vers la pleine unité des chrétiens" dans l’esprit oecuménique manifesté par le Concile Vatican II. Jean Paul II a développé par ailleurs un grand rappel doctrinal du Concile de Trente qui, aux yeux du pape,

    ont eu une influence sur toute la civilisation européenne de l’époque et

    même au-delà, grâce à l’activité des missionnaires.

    A Trente, a répétè le pape, ont été mises en place les prémisses décisives de l’humanisme chrétien illustrés par les témoignages des saints Philippe Néri, Pierre Canisius et François de Sales.

    Dans son discours, Jean Paul II est revenu sur les décrets conciliaires

    sur la justification, l’eucharistie et les sacrements, en développant les

    raisons théologiques et historiques des prises de position doctrinales du

    Concile de Trente face aux doctrines des Réformateurs.

    Le pape a estimé que le Concile de Trente fut "une grande réponse de la

    foi catholique" aux défis de la culture moderne et aux questions posées par

    les Réformateurs. Pour la clarification doctrinale, Trente ne se contente

    pas de rétablir la vérité niée, mais il valorise, en les ramenant sur le

    terrain catholique, "les demandes significatives mises en lumière par la

    Réforme protestante".

    Dix-huit ans de débats

    Le Concile de Trente dura 18 ans, sous les papes Paul II qui l’a convoqué, Jules II et Pie IV. Leurs successeurs, Pie V, Grégoire XIII et Sixte

    V, ont fait preuve de beaucoup de ténacité pour veiller à la mise en pratique concrète des décrets conciliaires. C’est à eux aussi qu’est dû le "succès" de ce que le pape appelle un "événement historique" né de cette initiative "pleine d’amour de Dieu". Jean Paul cite les participants les plus

    éminents: les cardinaux Seripando, Hosio, Madruzzo et l’infatigable saint

    Charles Borromée.

    Le Concile de Trente, le dix-neuvième de l’Histoire de l’Eglise, a toujours été considéré comme la barrière la plus efficace contre la Réforme

    protestante. Pour de nombreux chrétiens non catholiques, les décisions du

    Concile concernant la messe et la "présence réelle" du Christ ainsi que le

    rôle du magistère dans l’interprétation des textes de la Bible restent aujourd’hui encore des obstacles à l’unité des chrétiens. Malgré des progrès

    considérables dans le respect mutuel et dans la recherche oecuménique en

    commun. (apic/jmg/ba)

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