Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Professeur Patrick de Laubier

    APIC-Commentaire (020591)

    La nouvelle encyclique sociale de Jean Paul II "Centesimus annus"

    L’Eglise clarifie sa position vis-à-vis de l’économie

    Fribourg, 2mai(APIC) Professeur de sociologie à l’Université de Genève,

    Patrick de Laubier livre pour l’agence APIC quelques réflexions sur l’encyclique sociale de Jean Paul II "Centesimus annus", publiée jeudi. Nous reproduisons ci-dessous son commentaire.

    L’encyclique du centenaire de "Rerum novarum" est datée du 1er mai 1991,

    date à laquelle l’Eglise fête saint Joseph, travailleur.

    "Centesimus annus" est un substantiel document adressé aux catholiques

    et à tous les hommes de bonne volonté, environ trois ans après la précédente encyclique sociale "Sollicitudo rei socialis" (1988). Elle comporte six

    chapitres de longueur à peu près égale. Le premier rappelle le message de

    "Rerum novarum" en le resituant dans son contexte historique. Le deuxième

    porte sur les "choses nouvelles" d’aujourd’hui touchant notamment les relations du travail et les affaires internationales. Les événements de l’année

    1989 font l’objet du chapitre III, à savoir l’échec du communisme. Cette

    première moitié de l’encyclique, d’un caractère historique, est suivie de

    trois chapitres s’intitulant respectivement: La propriété privée et la

    destination universelle des biens (ch. IV), l’Etat et la culture (ch. V) et

    un dernier chapitre sur l’homme "route de l’Eglise".

    La lecture de ce document laisse une impression d’assurance et d’équilibre qui s’explique en particulier par la confirmation spectaculaire des

    diagnostics proposés en 1988 ("Sollicitudo rei socialis") sur la situation

    dans le monde. Vérifiés dès l’année suivante à propos du communisme et Europe de l’Est.

    Le chapitre IV sur la propriété privée et la destination universelle des

    biens mérite de retenir l’attention, car il précise la position de l’Eglise

    à propos du libéralisme et de l’économie de marché. Dans la précédente encyclique certains avaient eu l’impression que le Magistère renvoyait dos à

    dos le socialisme et le libéralisme avec une symétrie un peu inquiétante.

    La nouvelle encyclique entre dans les détails et met en lumière les critères de discernement utilisés par le Magistère à l’égard de l’économie: la

    terre appartient à tous, l’appropriation privée est légitime, mais elle

    doit servir le bien commun. Le problème clé est la définition même des besoins humains qui traduisent une anthropologie elle-même en rapport avec

    une position d’ordre théologique. Pour répondre à ce défi des "besoins humains" il faut non seulement une politique de la culture (ch. V), mais aussi une orientation et des énergies dont l’Eglise "chemin de l’homme" se

    fait prophétiquement le témoin. La nouvelle encyclique répond à l’ancienne

    qui demeure la charte de la doctrine sociale en y ajoutant un souffle prophétique, eschatologique propre à Jean Paul II. (apic/pl/cor)

    Encadré

    Patrick de Laubier est professeur de sociologie à l’Université de Genève. Membre du Conseil pontifical "Justice et Paix" depuis le début de l’année, il a fait de la doctrine sociale de l’Eglise un de ses thèmes de réflexion privilégiés. Co-fondateur de l’Université volante internationale

    pour l’enseignement social chrétien - qui regroupe des professeurs et des

    syndicalistes -, il est l’auteur de plusieurs publications dans ce domaine,

    dont la dernière en date est "Pour une civilisation de l’amour" (Fayard,

    1990). (apic/cor)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus