Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Sévère condamnation des autorités colombiennes par AI (140394)

    apic/colombie/Droits de l’homme

    Forces armées, organisations paramilitaires et gouvernements successifs:

    même combat pour assassiner et bafouer les droits de l’homme

    Londres/Berne, 14mars(APIC) Quelque 20’000 personnes ont été tuées en Colombie pour des raisons politiques depuis 1986, dénonce Amnesty International (AI) dans sa nouvelle campagne dirigée contre les autorités colombiennes, armée, gouvernements successifs et organisations paramilitaires confondus.

    La nouvelle campagne d’AI, intitulée "Violence politique en Colombie:

    mythe et réalité", vise le pouvoir. "L’armée colombienne et les organisations paramilitaires sous sa protection sont responsables d’un grand nombre

    de ’disparitions’ et d’assassinats", affirme AI. Plutôt que de s’attaquer

    concrètement à ce problème, les gouvernements qui se sont succédé à la tête

    du pays ont tenté de masquer cette réalité par des campagnes de relations

    publiques. L’organisation de défense des droits de l’homme lance aujourd’hui à Bogota une campagne internationale visant à faire connaître la

    vérité sur les "disparitions" et les assassinats politiques en Colombie,

    avec, comme but avoué, d’amener le prochain gouvernement à prendre des mesures efficaces pour mettre un terme aux violations des droits de l’homme.

    "La violence politique en Colombie est l’objet de nombreux mythes, explique AI, des mythes dont le gouvernement se sert pour dissimuler ses responsabilités. L’un de ceux-ci consiste à dire que le trafic de drogue est à

    l’origine de la violence politique ou que les coupables sont des extrémistes de gauche ou de droite engagés dans une vendetta interne. La réalité

    est tout autre. la grande majorité des meurtres politiques sont en fait

    l’oeuvre des forces armées colombiennes et de leurs alliés paramilitaires".

    Mensonge et impunité

    Le plus grand mythe, selon AI, est peut-être celui selon lequel les

    autorités font tout ce qui est en leur pouvoir pour que cessent les

    massacres. "Les gouvernements successifs se sont en fait dissimulés

    derrière une image habilement construite..." 20’000 assassinats depuis 1986

    pour raisons politiques. Lorsque "ceux qui militent en faveur du respect

    des droits internationaux mènent des actions, ils deviennent à leur tour

    victimes des violences politiques".

    Et AI de rappeler les assassinats, en 1992, de trois militants du CREDHOS, une organisation indépendante de défense des droits de l’homme, les

    menaces proférées à l’encontre d’autres, et notamment contre des avocats,

    dont plusieurs ont été tués. AI évoque également le dossier concernant le

    massacre, en décembre 1991, de 20 Indiens Paez, perpétré par la police et

    les paramilitaires. Un dossier repris par l’avocat Rafael Barrios Mendevil.

    Le troisième avocat à s’occuper de cette affaire, les deux autres ayant été

    abattus.

    Selon AI, le sentiment d’impunité qui règne au sein des forces de sécurité constitue l’une des principales causes de la poursuite de la violence.

    "Malgré les preuves accablantes de la responsabilité des forces armées et

    de la police en ce qui concerne les violations massives des droits de

    l’homme en Colombie, les responsables sont rarement traduits en justice. Au

    contraire. Les coupables restent libres... de commettre de nouveaux meurtres. Et AI d’énumérer une longue série de massacres, d’assassinats politiques ou autres graves violations.

    Reste que les forces armées et leurs alliés ne sont pas seuls responsables de la violence politique. AI dénonce également les "grandes organisations de guérilla qui se sont livrées à des meurtres arbitraires, à des enlèvements et à des prises d’otages.

    A l’approche d’élections présidentielles, "le gouvernement colombien dit

    qu’il lutte contre les violations des droits de l’homme. "Nous répondons

    que c’est faux", conclut en substance AI. (apic/com/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus