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    apic/COE/Réunion du Comité central/Conflits ethniques/Crise financière

    Genève:Réunion du Comité central(130996)

    du Conseil oecuménique des Eglises

    Prévenir les conflits ethniques: un défi pour les Eglises

    Genève, 13septembre (APIC) La fin de la guerre froide n’a pas marqué le

    début d’un ’nouvel ordre mondial’ mais le début d’une époque de tensions et

    de conflits ethniques, qualifiée par certains de ’nouveau désordre mondial’, a lancé le catholicos Aram Ier, en ouverture du Comité central du

    Conseil oecuménique des Eglises (COE). Le COE a ouvert jeudi ses travaux

    qui se tiendront jusqu’au 20 septembre au Centre oecuménique à Genève.

    S’adressant aux quelque 150 membre du Comité central, le catholicos de

    Cilicie, de l’Eglise apostolique arménienne, a appelé les 330 Eglises membres du COE à prévenir les conflits ethniques. Le président du Comité central a souligné que "le rôle spécifique et majeur des Eglises à l’égard des

    conflits ethniques ne consiste pas à vouloir résoudre les problèmes, mais

    essentiellement à prévenir les conflits".

    L’une des causes principales des guerres et violences actuelles

    Consacré l’an dernier à l’Evangile dans la pluralité des cultures, le

    rapport d’Aram Ier a abordé cette année la question de l’ethnicité. Depuis

    la fin de la guerre froide et des grands conflits idéologiques, la question

    ethnique a surgi dans nombre de régions du monde. Elle est devenue l’une

    des causes principales des guerres et des violences qui ensanglantent la

    planète. Et quand on sait que ces conflits ont la plupart du temps une évidente dimension religieuse, et que des Eglises y sont souvent mêlées, le

    COE ne peut à l’évidence rester indifférent à cette question.

    "Les Eglises doivent voir la prévention des conflits ethniques comme un

    processus visant à réaffirmer notre engagement permanent en faveur d’une

    société juste, d’une démocratie participative, d’une communauté faite de

    diversités et d’une humanité moralement viable", a-t-il ajouté.

    Combattre les situations d’injustice, source des conflits ethniques

    "Les conflits ethniques découlent de situations d’injustice. C’est pourquoi l’édification de la paix exige un processus générateur de justice", a

    encore souligné le président du Comité central. Par conséquent, le rôle des

    Eglises est de travailler en faveur d’une société juste. "Il s’agit d’un

    héritage oecuménique sacré qui devrait demeurer une stratégie missionnaire

    majeure."

    Le catholicos Aram Ier a appelé les Eglises à promouvoir "un dialogue de

    vie" entre les groupes ethniques, impliquant "des personnes plutôt que des

    idées". Enfin, a-t-il dit, "les Eglises doivent retrouver la vision biblique d’une société juste ou d’une humanité transformée dans une création

    transformée." (apic/eni/coe/be)

    Encadré

    Grave crise financière

    S’exprimant sur les activités du COE depuis la réunion du Comité central de

    septembre 1995, le catholicos Aram Ier a, comme l’avait fait avant lui le

    pasteur Konrad Raiser, évoqué la grave crise financière du COE. Il est

    d’avis qu’elle doit être traitée avec vigueur:"Demain il sera peut-être

    trop tard!" Il a affirmé que l’établissement de priorités tant au niveau

    des programmes que des structures d’administration doit se poursuivre. Ce

    processus d’étude devrait déboucher sur l’adoption d’une sorte de "charte"

    du COE pour le 21e siècle lors de la 8e Assemblée du COE à Harare en 1998.

    En dépit de réductions drastiques du personnel (près de 20% en six mois

    cette année; au 1er janvier 1997, les effectifs auront fondu d’un tiers par

    rapport à 1991), il manquera encore au COE 1,35 million de francs suisses

    pour être dans les chiffres noirs en 1997. En outre les réserves ont littéralement fondu ces trois dernières années. Face à des dépenses totales de

    plus de 100 millions, le revenu total du COE s’est monté, en 1995, à quelque 80 millions de francs, soit 9,3 millions de moins qu’en 1994.

    Ces difficultés sont en partie dues aux taux de change défavorables et

    au rendement insuffisant des portefeuilles d’investissement, mais également

    à la réticence de certaines grandes Eglises-membres, dont certaines des

    Etats-Unis, à verser leur dû. En effet, il faut noter que seulement 60%

    des 330 Eglises membres s’acquittent plus ou moins régulièrement de leur

    cotisation annuelle, dont le taux minimum a été fixé à 1000 francs suisses.

    (apic/eni/coe/be)

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