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    apic/COE/Nations Unies/ Rwanda

    Genève: les Nations Unies rejettent les critiques (011194)

    de responsables d’Eglises concernant leur action au Rwanda

    Le COE maintient que l’application

    des recommandations est "dangereusement en retard"

    Genève, le 1er novembre (ENI) - Les Nations Unies ont réagi face aux critiques émises par les responsables d’un projet oecuménique d’Eglises, qui

    avaient exprimé leur préoccupation devant "l’apparente incapacité des Nations Unies à faire face de manière opportune et efficace à la situation

    d’urgence en matière des droits de l’homme au Rwanda".

    Le président de la Commission d’experts chargée d’examiner les violations graves du droit international humanitaire au Rwanda, Atsu-Koffi Amega, dans une lettre adressée dernièrement au Conseil oecuménique des Eglises (COE), écrit que la Commission d’experts, loin de "trainer le pas,

    s’est mise au travail dès son arrivée à Genève où elle a tenu sa première

    session privée en avril 1994". L’Action mondiale des Eglises - Rwanda

    (Church World Action - Rwanda ), dont les responsables avaient critiqué

    l’action des Nations Unies au Rwanda, est un projet oecuménique coordonné

    par le COE et la Fédération luthérienne mondiale (FLM).

    La Commission des Nations Unies s’est rendue sur le terrain au Rwanda et

    dans les trois pays limitrophes abritant les camps de réfugiés du 27 août

    au 19 septembre, avant de rédiger le rapport remis au secrétaire général,

    M. Boutros Boutros-Ghali, le 29 septembre, précise M. Amega.

    "Je comprends que tout le monde subit la lourde pression du temps, et

    qu’il est urgent d’agir", écrit M. Amega. Cependant, les actions à mener

    dans ce pays, pour être efficaces, doivent être bien pensées et conduites

    de manière rationnelle, explique-t-il. La Commission a également proposé la

    création d’un tribunal pénal international qui serait chargé de juger les

    responsables des graves violations du droit international humanitaire et

    des actes de génocide. Or ceci, fait-il remarquer, était une des mesures

    recommandées par "l’Action mondiale des Eglises - Rwanda".

    Dans sa réponse à M. Amega, Dwain Epps, de la Commission des Eglises

    pour les affaires internationales du COE, précise que le COE a voulu apporter son soutien aux recommandations de la commission; mais que c’est l’application de ces recommandations qui est "dangereusement en retard". En outre, ajoute-t-il, il a été "très difficile" d’obtenir des informations sur

    le mandat, l’amplitude et l’application du programme d’observation, la mise

    en place du tribunal, l’établissement d’une commission de la vérité et la

    mise à disposition de l’assistance technique juridique au gouvernement

    rwandais en matière des droits de l’homme.

    "Il nous est apparu, faute d’autres clarifications, que ces procédures

    étaient trop lentes, sans en comprendre le pourquoi", écrit D. Epps. Le COE

    a offert de l’assistance logistique et du personnel afin de renforcer les

    efforts des Nations Unies dans le cadre du programme d’observation de la

    situation des droits de l’homme au Rwanda, précise Dwain Epps. (apic/eniba)

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