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    apic/COE/Livre/Déracinés

    Personnes déracinées: le COE publie un ouvrage sur la question (160297)

    Un habitant sur 50 est aujourd’hui un réfugié dans le monde

    Genève, 16février(APIC) Près d’un habitant de notre planète sur cinquante

    est aujourd’hui un réfugié, une personne déplacée ou un immigré, peut-on

    lire dans l’ouvrage "A Moment to Choose: Risking to be with Uprooted People", que publie ces jours le Conseil oecuménique des Eglises (COE), à Genève.

    L’ouvrage, d’une centaine de pages en anglais - la version française et

    allemande sortira à la fin de l’année -, souligne que "l’existence de populations déracinées est le résultat d’un échec économique et social au niveau mondial et d’une incapacité, à ce niveau, à satisfaire les besoins

    élémentaires des gens et à protéger la dignité humaine".

    Le COE et ses Eglises membres sont engagés depuis cinquante ans dans un

    ministère auprès des réfugiés et personnes déplacées. Récemment, les initiatives prises par l’Eglise pour s’attaquer au grave problème des réfugiés ont amené le COE à déclarer l’année 1997 "Année oecuménique de la solidarité des Eglises avec les personnes déracinées".

    Double objectif

    Cet ouvrage sur les personnes déracinées poursuit un double objectif. Il

    vise d’abord à aider les décideurs, les universitaires ainsi que tous ceux

    qu’interpellent les déplacements forcés de populations. On expose les raisons qui contraignent les gens à quitter leurs communautés et leurs pays

    d’origine: menaces directes sur leur vie, leur sécurité et leur liberté à

    cause de la guerre ou de persécutions, conditions économiques avec des

    chances de survie minces voire nulles.

    Le document entend en outre mobiliser les Eglises pour qu’elles adoptent

    des positions prophétiques et s’engagent dans une action concrète pour la

    promotion de la dignité humaine. Ce faisant, il énumère un certain nombre

    de "signes d’espérance". Il donne plus de cinquante exemples concrets de

    groupes qui travaillent de diverses manières auprès des personnes déracinées. Le lecteur qui se demande "Et moi, que puis-je faire?" y trouvera des

    informations et des adresses.

    Le livre peut servir d’ouvrage de référence pour des études bibliques,

    des prédications, des ateliers de sensibilisation, et également de documentation de base pour l’élaboration de lignes d’action et de campagnes d’information; il intéressera aussi tous ceux qui se demandent pourquoi il y a

    des millions de personnes déracinées et qui veulent agir pour que les choses changent.

    "A Moment to Choose" explique aussi les conséquences des migrations forcées. Il présente des témoignages, citant, par exemple, un couple de réfugiés birmans: "Nous nous demandons parfois ce qui va arriver à nos enfants.

    Recevront-ils jamais l’instruction dont ils ont besoin? Ont-ils un avenir

    ailleurs que dans des camps de réfugiés?". "Je ne peux plus supporter de

    vivre ainsi, caché," dit un demandeur d’asile en Grande-Bretagne, "ils

    disent que je ne suis pas un réfugié... mais je sais que je serai arrêté,

    torturé, tué si je rentre chez moi... Ils me demandent des preuves... Je

    suis inquiet pour ma femme et mes enfants restés là-bas... Y a-t-il quelqu’un qui s’en soucie?".

    Des citations bibliques accompagnent les témoignages. Un chapitre est

    consacré à la réflexion théologique sur la question du souci particulier

    que l’Eglise chrétienne doit avoir face à "l’étranger". Quant au dernier

    chapitre, il reprend l’appel à agir contenu dans la Déclaration sur les

    personnes déracinées adoptée en septembre 1995 par le Comité central du

    COE.

    170’000 francs de dons

    La Conférence des Eglises européennes (KEK) et le COE annoncent en outre

    le versement d’une série de dons d’un montant total de 170’000 francs suisses destinés à financer des activités menées par les organisations proches

    des Eglises en faveur de réfugiés et d’autres personnes déracinées dans la

    Communauté des Etats indépendants et l’Europe de l’Est. Les dons sont octroyés à des projets d’Eglises en Russie, en Ukraine, en Roumanie, en République tchèque et en Croatie. Ils permettront de former des animateurs au

    service des Eglises et de créer des centres d’aide aux refugiés et aux migrants. (apic/com/pr)

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