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    apic/COE/Etude/Essais nucléaires en Polynésie

    Genève: Le COE apporte son soutien à une étude

    sur les effets des essais nucléaires en Polynésie française (130696)

    Enjeux: quelles conséquences pour la santé des habitants

    Genève, 13juin(APIC) Le Conseil oecuménique des Eglises (COE) a accordé

    50’000 dollars prélevés sur son fonds "activités prioritaires", pour contribuer au financement d’une "étude indépendante complète des conséquences

    possibles des essais nucléaires français sur la santé et le bien-être des

    habitants de Polynésie française".

    L’idée de l’étude, dont les travaux sont estimés à 200’000 dollars, a

    été lancée par l’Eglise évangélique de Polynésie française et par Hiti Tau,

    une organisation non gouvernementale locale.

    Les travaux commenceront fin juin sous la direction de deux économistes

    sociaux de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas, Pieter de Vries et Han

    Seur, qui pensent que l’étude sera achevée à la fin de l’année.

    Pendant les trente années qu’ont duré les essais nucléaires français sur

    les atolls de Moruroa et de Fangataufa en Polynésie française, de nombreux

    appels ont été lancés, tant par des organisations locales que par des organisations internationales pour que soit entreprise une étude indépendante

    des conséquences des essais nucléaires sur la santé des habitants de Polynésie française.

    De brèves missions scientifiques indépendantes (Commission Atkinson,

    1983; IPPNW-France, 1990; et Médecins sans Frontières, 1995) ont fait état

    d’omissions dans les données existantes et dans les statistiques sanitaires

    et ont demandé que des recherches complémentaires soient menées. A ce jour,

    leurs demandes sont restées lettre morte.

    En dépit de la pauvreté des recherches publiques concernant les effets

    possibles des essais nucléaires sur la situation sanitaire en Polynésie

    française, le gouvernement français a toujours assuré que ces essais

    n’avaient aucun effet sur la santé et l’environnement.

    Large collaboration

    Les assurances françaises n’ont cependant de loin pas convaincu tous les

    habitants du territoire. L’Eglise évangélique de Polynésie française et Hiti Tau ont noté une anxiété croissante parmi la population concernant les

    conséquences des essais. Les deux groupes, souhaitant répondre à cette anxiété, ont mis au point un projet, avec l’aide du Conseil oecuménique des

    Eglises (Suisse), du Centre de documentation et de recherche sur la paix et

    les conflits de Lyon (France) et du European Centre for Pacific Issues

    (Centre européen pour le Pacifique) de Zeist (Pays-Bas) et ce, en collaboration avec l’Université de Wageningen (Pays-Bas).

    Ce projet doit débuter mi-juin 1996 et se conclure à la fin de l’année.

    Il a pour objectifs de "contribuer à un débat public concernant les répercussions médicales, sociales et écologiques des essais nucléaires sur la

    population de Polynésie française"; "obtenir des données solides sur la situation écologique et l’état de santé des deux groupes reconnus comme étant

    des groupes à risque: les Polynésiens qui ont travaillé sur les sites des

    essais et les habitants des îles situées dans un rayon de 500 kilomètres

    autour des sites des essais". (apic/com/pr)

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