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    apic/Civitavecchia / larmes de sang

    Civitavecchia: les conclusions de l’enquête diocésaine (301296)

    sur les larmes de la Vierge vont être soumises au Saint-Siège

    Rome, 30décembre (APIC) Mgr Girolamo Grillo, évêque de Civitavecchia, cité

    balnéaire proche de Rome, remettra à la Congrégation pour la doctrine de la

    foi, dans le courant du mois de janvier, le rapport de la commission

    théologique qui a étudié pendant 22 mois le phénomène des "larmes de sang"

    observé sur une statuette de la Vierge en 1995. Les conclusions de la

    commission devraient être rendues publiques, mais seulement à la fin de

    l’instruction de toute l’affaire.

    Le phénomène s’est produit la première fois le 2 février 1995. Une statuette de la Vierge rapportée de Medjugorge par un électricien, Fabio Gregori, a commencé à verser des larmes rouges. Le public et les médias, mais

    aussi les autorités religieuses et civiles se sont immédiatement précipitées sur cette affaire.

    Le 5 avril 1995, Mgr Grillo avait révélé au journal télévisé de la RAI

    que la statue avait pleuré du sang sur ses propres mains quinze jours plus

    tôt: "Je venais de célébrer la messe. Il était 8h15 le 15 mars. La statue

    se trouvait dans un panier et, tandis que nous récitions le Salve Regina,

    elle a recommencé à pleurer." Cinq témoins étaient présents: deux religieuses roumaines, la soeur, le beau-frère et un neveu du prélat. "Ma soeur a

    été plus courageuse que moi, témoignait l’évêque, elle a touché la statue

    et du sang s’est répandu sur son doigt. Je n’ai pas eu ce courage, car j’ai

    vu une larme descendre tout doucement et couler sur le cou de la statue."

    Les experts scientifiques ont confirmé par la suite qu’il s’agissait bien

    de sang humain.

    Parallèlement aux enquêtes judiciaires, Mgr Grillo avait alors convoqué

    une commission de théologiens, experts en mariologie, parmi lesquels l’abbé

    René Laurentin, pour examiner le phénomène selon les habituels critères de

    discernement pratiqués par l’Eglise catholique. Le 9 avril 1995, dans son

    homélie de la messe des Rameaux, Mgr Grillo avait d’ailleurs appelé à la

    prudence, n’excluant pas "un bluff" et rappelant qu’"avant qu’un événement

    soit déclaré miraculeux par l’Eglise il faut beaucoup d’années".

    Aujourd’hui, Mgr Grillo rejette la thèse d’une mise en scène. "Je peux

    déjà exclure qu’il y a eu des artifices ou autres trucages faits de mauvaise foi", a-t-il déclaré à une agence de presse. Mais il réserve toujours

    son jugement: "Quant à l’hypothèse d’un miracle, je ne me prononce pas, même si je ne peux exclure complètement un événement surnaturel."

    Le Vatican a jusqu’ici gardé le silence: l’enquête devait suivre son

    cours. Mais, interrogé en mars 1995, le cardinal Ratzinger, rappelait: "Ce

    qui compte en définitive pour la foi, c’est son fondement le plus profond

    et le plus radical, qui est la rencontre avec Dieu." (apic/imed/mp)

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