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    apic/Chemin de croix Jean Paul II

    Rome: Chemin de croix du pape Jean Paul II au Colisée (140495)

    Sur un texte d’une religieuse protestante suisse

    Rome, 14avril(APIC) Le pape Jean Paul II n’a pas porté lui-même la croix

    de bois lors de la "via crucis" de la soirée du Vendredi-Saint, au Colisée

    de Rome. Contrairement aux années précédentes où il cheminait en tenant à

    deux mains une grande croix, Jean Paul II a dû cette année tenir la canne

    qui lui est familière depuis son opération du fémur, il y a presque un an.

    Six personnes dont une mère de famille, une religieuse protestante et un

    prêtre du patiarcat orthodoxe de Moscou se sont donc relayées pour porter

    la croix au fil des 14 stations du chemin de croix.

    Le texte de la médiation était dû cettte année à une religieuse protestante, Soeur Minke de Vries, supérieure de la communauté de Granchamp, en

    Suisse. La religieuse a expliqué qu’elle avait voulu développer le thème de

    l’agonie qui menace le monde contemporain. "Cette année ajoute-t-elle, nous

    commémorons Auschwitz, Dresde et Hiroshima: le cri d’une immense douleur

    monte vers Dieu. L’origine de cette souffrance est l’absence de Dieu."

    La prière initiale du Chemin de croix évoquait l’humanité victime de la

    violence et des guerres fratricides: Bosnie, Tchétchénie, Rwanda, Burundi,

    Moyen-Orient, Somalie...

    Avec sa sensibilité féminine, soeur Minke a mis un accent particulier

    sur la douzième station pour mieux comprendre "la tendresse du Christ qui

    confie Jean à sa mère avant de mourir, comme un autre fils et comme le

    symbole de la multitude infinie des fils qui viendront". Pour la treizième

    station, Soeur Minke relève que "le cri du Christ qui meurt est aussi celui

    de l’enfant qui vient au monde, un cri que les femmes connaissent bien".

    A la fin du Chemin de croix Jean Paul II est revenu sur la grandeur de

    l’Eucharistie. "Il convient en ce jour de nous laisser interpeller par la

    réalité de la passion et de la mort du Christ pour comprendre encore plus

    profondément toute la puissance de l’Eucharistie." Et Jean Paul II de conclure: "La grandeur de la croix nous conduit au coeur de l’histoire de

    l’homme, partagé entre ’l’arbre de vie’ et ’l’arbre de la connaissance du

    bien et du mal’. (...) L’homme a perdu son statut originel de bonheur à

    cause du péché. (...) Le péché a éloigné l’homme de ’l’arbre de vie’, mais

    il n’a pas pu arracher de son coeur ce désir de la vie dont celui-ci est le

    symbole. La voie nouvelle qui conduit à la Vie (...) passe par la croix."

    (apic/jmg/mp)

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