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    apic/Caritas/Afrique

    Goma, Bukavu, Tanzanie: Caritas reste, contrairement à MSF (300895)

    Bruxelles, 30août(APIC/CIP) Contrairement à "Médecins sans Frontières"

    (MSF), qui a décidé de se retirer de Goma, de Bukavu et de la Tanzanie, Caritas Secours International n’a aucunement l’intention de mettre un terme à

    ses activités de secours dans ces régions, indique-t-on à Bruxelles.

    A Caritas Secours International, on considère toutefois la décision de

    MSF comme "un signal d’alarme, dirigé vers les représentants de la politique internationale, réclamant des solutions tangibles". "Nous pouvons comprendre les raisons qui ont poussé MSF à prendre cette décision, sans vouloir pour cela nous placer dans la même ligne d’idée: une aide alimentaire

    ne peut à elle seule résoudre des problèmes politiques. Après plus d’un an,

    il apparaît qu’aucun résultat n’a été obtenu sur le retour des réfugiés,

    qui restent ainsi dépendants de l’aide humanitaire", explique Johan Ketelers, porte-parole du Secours International de Caritas à Bruxelles.

    En poursuivant ses activités, Caritas prolonge son action opérationnelle

    dans les villes de Goma et de Bukavu, où elle soutient aussi la population

    locale. Les programmes que Caritas International a entrepris sont d’un autre type que ceux de MSF et ne peuvent être interrompus sans conséquences

    importantes pour les bénéficiaires, indique Caritas à Bruxelles.

    Si la situation médicale est satisfaisante dans les camps, il n’en va

    pas de même pour d’autres secteurs de l’aide: la distribution alimentaire

    et l’accompagnement nutritionnel, le suivi social, l’accueil des enfants

    non accompagnés et les centres éducatifs ne peuvent être suspendus du jour

    au lendemain. "Le problème éthique ne s’applique pas uniquement aux rapports de force dans les camps, souligne J. Ketelers, il vaut également pour

    les chances que nous donnons aux innocents".

    Caritas n’agit pas seulement dans les camps, mais également à l’intérieur du Rwanda. "Il n’est pas du ressort des ONG de se lancer dans des

    discussions sur les culpabilités, qui sont uniquement du ressort de l’appareil judiciaire, ajoute son porte-parole à Bruxelles. Deux millions de réfugiés ne peuvent, en plus, devenir les victimes des intérêts politiques".

    (apic/cip/pr)

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