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    apic/Bush/Moon

    Sectes: Georges Bush roule pour la secte Moon (281196)

    L’ex-président des Etats-Unis payé pour faire la publicité du "maître" Moon

    Buenos Aires, 28novembre (APIC) Ainsi donc l’offensive de la secte Moon en

    Argentine et en Uruguay a-t-elle trouvé une caisse de résonnance de choix,

    en la personne de Georges Bush. L’ancien président des Etats-Unis roule

    donc pour la secte Moon. Et pour son chef, le Coréen Sun Myung Moon.

    Le fric à gogo dépensé par la secte en Amérique latine pour diffuser

    "son idéal", sans doute plus proche du "dieu argent" que de l’homme, sert

    aussi à des fins publicitaires. L’ex-président du pays le plus puissant du

    monde a reçu 100’000 dollars pour tresser les louanges du "maître" Moon,

    lors d’un banquet donné à Buenos Aires pour le lancement d’un nouveau journal à destiné à l’Amérique latine, "Tiempos del Mundo". 100’000 dollars? Un

    salaire royal comparé à celui que touchent aux Etats-Unis les hommes-sandwich.

    La secte Moon, déjà propriétaire du "Washington Times", étend ainsi ses

    tentacules, avec l’aide de quelques ventouses payées en fonction de leur

    influence. Soit 100’000 dollars pour un ex-président des Etats-Unis. Qui a

    ni plus ni moins qualifié le chef de la secte "d’homme visionnaire". "Je

    veux, a-t-il encore déclarer, saluer le révérend Moon, qui est le fondateur

    du ’Washington Times’ et de ce nouveau journal".

    Selon une dépêche d’agence, Bush aurait réussi "le tour de force" de ne

    pas se faire photographier aux côtés du "maître" de la secte, Moon, tout au

    long de périple publicitaire. Qui l’a ensuite fait voyager, toujours en

    compagnie de Moon, de Buenos Aires à Montevideo (Uruguay), où l’ex-président des Etats-Unis a inauguré avec le chef de la secte un "séminaire" à

    l’intention de 4’200 jeunes japonaises, qui seront ensuite chargées d’aller

    semer en Amérique latine la propagande de l’Eglise de l’unification.

    Grosse campagne d’implatation

    Dans une analyse intitulée "Offensive de la secte Moon en Uruguay et en

    Argentine", datée du 25 septembre dernier, l’APIC ouvrait son dossier en

    ces termes: Offensive de la secte Moon en Uruguay et en Argentine, offensive des sectes au Brésil, où plus de 4’000 d’entre-elles ont surgi en une

    décennie seulement. Avec leurs deux mamelles, diffuser "leurs idéaux" et

    investir économiquement, elles ont pour outils de diffusion les massmedia,

    à l’instar de Moon d’ailleurs.

    L’information alors donnée constatait que la secte est présente en Uruguay depuis plus de 15 ans. Et qu’elle s’apprêtait à lancer une nouvelle

    campagne d’implantation dans ce pays, ainsi qu’une offensive en direction

    de l’Argentine. L’APIC précisait encore que de nombreuses et hautes personnalités du monde politique, militaire et économique allaient participer à

    cette opération.

    Après avoir eu pour objectif principal la lutte anti-communiste, la secte Moon prétend désormais vouloir "sauver la nouvelle nation" d’autres périls tels que l’immoralité, la confusion des valeurs, la drogue, la polution, la désintégration familiale... Rien que ça. Avec sa vérité, son goût

    de l’argent et du pouvoir. Ses énormes intérêts financiers.

    Désormais propriétaire d’un grand quotidien en Uruguay - sans parler de

    Washington, de Buenos Aires et sans doute d’ailleurs -, d’une banque, de

    deux hôtels et de la plus grande imprimerie du pays, la secte Moon s’oriente donc maintenant vers l’intégration d’un "mouvement social interparti" en

    offrant de l’argent aux leaders politiques qui y adhèrent.

    La passivité inquiètante des gouvernements

    Selon un dirigeant politique uruguayen, la secte pratique des offres

    d’assistance économique à des dirigeants sociaux aux profils précis pour

    appuyer "des projets d’intérêt public d’où se dégageront ensuite des

    intérêts mutuels". Cette mécanique, qui fonctionne de haut en bas, ressemble fort à la corruption. Et c’est sans doute peut dire.

    Le dirigeant en question affirmait en outre: "Sans que l’on sache très

    bien qui sont désignés et pourquoi, des hommes politiques uruguayens des

    partis traditionnels reçoivent des invitations de la secte Moon pour se

    rendre aux Etats-Unis". Pour y recevoir comme en investissement la propagande de la secte. Cela lors de sessions dans des hôtels cinq étoiles, "où

    ils sont traités sinon comme des rois du moins comme des présidents".

    En septembre, des informations faisaient état de la volonté de Moon

    d’investir 500 millions de dollars en Argentine - dans un premier temps pour acquérir des terrains dans la région de Corrientes, Formosa et Entre

    Rios. Ce chiffre pourrait s’avérer être largement supérieur, après le lancement, du journal inauguré le week-end dernier par Bush.

    L’"Eglise de l’unification" a obtenu sa reconnaissance légale en Argentine en 1981, à l’époque de la dictature militaire. Parmi ses adeptes, on

    trouve l’amiral Emilio Massera, membre de la junte militaire qui, en 1976,

    avait renversé le gouvernement d’Isabel Peron.

    En Argentine et en Uruguay, comme un peu partout en Amérique latine, des

    voix commencent sérieusement à s’élever, inquiètent de la montée des sectes, dont la secte Moon riche à millions, inquiètent aussi du silence... et

    de la passivité des milieux politiques et des gouvernements face à ces offensives répétées.. (apic/pr)

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