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    apic/Burundi/Intervention de Mgr Ntamwana/reprise des négociations/espoir

    Burundi: Mgr Simon Ntamawna salue la reprise des négociations (020796)

    L’Eglise veut le dialogue entre les partis en conflit

    Rome, 2juillet(APIC) Mgr Simon Ntamwana, archevêque de Bujumbura, au Burundi, a salué la reprise ce mardi des négociations dans la ville tanzanienne de Mwanza entre le Président de la République et le Premier Ministre

    de son pays, tous deux en conflit, et chacun à la tête de deux partis en

    guerre.

    Mais l’homme d’Eglise ne se fait pas d’illusion sur la force de la raison pour résoudre ce conflit de nature ethnique. Le Président de la République, Silvestre Ntibantunganya (FROBEDU) et le Premier Ministre Antoine

    Nduwayo (UPRONA), ont accepté deux choses essentielles, estime l’archevêque

    de Bujumbura. Ils ont donné leur accord à une collaboration militaire international même si le contenu de cette collaboration n’est pas encore

    claire, et ils ont accepté une véritable négociation.

    "A ce point, les deux plus grands partis au gouvernement, le FROBEDU et

    l’UPRONA, devraient être logiques avec eux mêmes et se servir de cette étape comme d’un tremplin pour aller plus loin sur la voie de la paix. Mais la

    logique politique n’est pas la qualité des politiques burundais", déplore

    Mgr Ntamwana. "Le ressentiment, et un faux amour propre, prévalent souvent

    sur le bien commun et sur la raison", ajoute-t-il.

    Présence de forces de l’OUA: inutile!

    Mgr Ntamwana ne croit pas à des solutions fondées sur la présence d’observateurs étrangers comme celle qui vient de se conclure avec l’OUA: "Ce

    n’est pas une solution efficace. Les faits le prouvent. Je pense qu’il serait inutile de recourir à cette voie."

    A propos des récents assassinats de membres du clergé (7 juin, le curé

    de Gisaru; le 16 juin le vicaire épiscopal de Gitega, et une soeur burundaise), le prélat constate : "Les motivations de ces crimes peuvent être

    multiples, ethnique ou non! Simples actes de guerre sans volonté de toucher

    des prêtres ou des soeurs ou actes délibérés. L’Eglise souffre de toute façon (...), elle qui désire le dialogue entre les partis. C’est ce dont a

    besoin le Burundi, parce qu’il suffit aujourd’hui d’une petite différence,

    même non voulue, pour créer de la jalousie et des ressentiments pouvant

    conduire à l’homicide".

    Purification ethnique à Bujumbura

    La situation de la ville de Bujumbura, préoccupe beaucoup l’archevêque

    de la capitale burundaise, dont le premier problème est "la purification

    ethnique qui est née avec la guerre". Les paroisses de la ville s’efforcent

    de rompre ces barrières ethniques, mais elles rencontrent d’énormes difficultés. La ville est en effet le centre de diffusion de toutes les idées

    qui circulent dans le pays. Une ville qui est aussi aux prises avec les

    problèmes lancinants des réfugiés, du sida et des enfants des rues.

    Pour Mgr Ntamwana, seul le retour de la paix peut aider le Burundi, dont

    plus de la moitié de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté,

    alors qu’un tiers seulement connaissait cette situation en 1990. (apic/cipbe)

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