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    apic/Burkina Faso/Education

    APIC - Dossier

    Burkina Faso: états généraux de l’éducation (051294)

    Diagnostic et thérapeutique

    Ougadougou, 25novembre(APIC) Au Burkina Faso, le taux de scolarisation a

    plus ou moins doublé de 16% à 31 %, depuis dix ans, grâce à une volonté

    politique en faveur de l’éducation, un meilleur engagement de la population

    et l’aide internationale. L’effet de ces efforts est cependant constamment

    réduit à cause de l’accroissement démographique de 3,6% par an. Les moins

    de 15 ans constituent 50% de la population.

    Pendant une semaine, sous la direction du premier ministre Roch Marc

    Christian Kaboré, cinq cents experts ont diagnostiqué les maux du système

    éducatif et ont proposé une palettes de solutions.

    Globalement, le taux de scolarisation demeure très bas malgré le fait

    que 24% du budget national lui soit consacré.

    Déperdition scolaire

    A ce faible taux de scolarisation s’ajoute un taux élevé des déperditions scolaires, expression de la déficience interne du système, et des

    contraintes sociales culturelles et économiques qui en limitent l’extension, surtout au détriment des filles. De grandes disparités existent selon

    les régions et selon les sexes.

    Ces tares du système éducatif burkinabè et son inadéquation aux réalités

    et besoins du pays se retrouvent à tous les niveaux, depuis le préscolaire

    jusqu’à l’enseignememnt supérieur. Une telle situation est profondément

    préjudiciable au développement du pays. Depuis l’indépendance du pays,

    plusieurs réformes de profondeurs variables ont été envisagées, voire

    exécutées en vue de l’amélioration du système éducatif burkinabè. Pour

    diverses raisons toutes ont échoué, ont reconnu les participants.

    Thérapies pour le système éducatif

    L’objectif est de faire de chaque niveau du système éducatif une

    formation complète, permettant soit de poursuivre à l’échelon supérieur,

    soit de s’insérer dans la société.

    L’intérêt d’une telle approche est de limiter, selon le gouvernement,

    les "déchets" du système, et de rentabiliser socialement et économiquement

    chaque niveau d’éducation et de réduire le sentiment de frustration

    consécutif à une impossiblité d’accéder au niveau supérieur.

    Dans le cadre de l’école primaire, les objectifs visés sont, entre

    autres, l’accroissement du taux de scolarisation des filles le

    rapprochement de l’école du village et la participation des populations et

    des familles à la gestion des établissements scolaires.

    Au niveau de l’enseignement secondaire, on a retenu la création d’un

    lycée scientifique et d’un lycée d’excellence, en vue de créer des

    conditions d’émergences d’une culture scientifique, indispensable à tout

    progrès. L’expansion de l’enseignement technique en tenant compte des

    besoins du développement national est également un but à atteindre.

    Dans le domaine de l’enseignement supérieur, une augmentation et surtout

    une meilleure utilisation des ressources financières devraient contribuer à

    améliorer la qualité d’enseignement et à élever le niveau de la recherche

    scientifique. Une attention particulière doit être accordée à cette ordre

    d’éducation; il s’agira de definir une politique adéquate en matière de

    formation professionnelle, estime le gouvernement burkinabè.

    Le problème des langues

    D’ores et déjà, la question des langues revient. L’aplphabétisation et

    la normalisation de la population permettrait de réduire les complexes

    réciproques entre les lettrés en français et ceux en langues nationales.

    Une place importante est faite à la moralisation de l’enseignement

    (enseignant-enseigné) visant à garantir la probité de l’enseignant, son

    honneur et sa respectabilité.

    Enfin pour ce qui est du financement de l’éducation, la responsabilité

    et le devoir de l’Etat restent affirmés même si les limites de ses moyens

    peuvent l’amener à faire appel à l’aide extérieure et à la participation

    des organisations non gouvernementales (ONG) et des familles. Les

    associations de parents d’élèves doivent être réorganisées et valorisées;

    leur rôle mieux défini. (apic/bia/eb)

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