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    apic/Bruxelles/ cliniques universitaires/carrefour spirituel

    Belgique: Les cliniques universitaires St-Luc à Bruxelles (261195)

    ont inauguré un "Carrefour spirituel"

    Ouvert à toutes les sensibilités

    Bruxelles, 26 novembre(APIC/CIP)) Les cliniques universitaires St-Luc,

    installées sur le site bruxellois de l’Université catholique de Louvain,

    ont aménagé un "Carrefour spirituel", où sept équipes d’aumôneries chrétiennes (catholique, protestante, orthodoxe et anglicane), israélite, musulmane et laïque, collaborent pour offrir aux patients, aux familles et

    aux soignants un lieu d’accueil, d’échange et de partage ouvert aux différentes sensibilités philosophiques et religieuses.

    Elles sont sept comme les sept couleurs de l’arc-en-ciel. Toutes désireuses de s’ouvrir avec leur regard particulier à la lumière dont toute

    personne a besoin pour éclairer sa vie et s’orienter. Une lumière qu’on apprécie particulièrement dans les moments où la maladie fait chavirer les

    repères de l’existence, tant pour les malades que pour les familles et les

    soignants.

    Un projet commun

    Le projet est né d’une réflexion commune autour de la vie spirituelle et

    des attentes des patients. L’équipe actuelle de l’aumônerie catholique, que

    coordonne l’abbé Jean-Marie Martou, a rencontré sur son chemin une attente

    spirituelle toujours présente, mais pas toujours simple à réaliser. La loi

    a beau stipuler qu’un formulaire doit être remis au patient dès son arrivée

    en clinique, afin qu’il y exprime librement son désir de recevoir la visite

    d’un aumônier ou d’un conseiller laïc de son choix. On s’est rendu compte,

    à l’expérience, que cette mesure est inefficace. 95 % des patients ne livrent pas une telle demande à un formulaire. En revanche, beaucoup s’ouvrent

    à cette perspective à l’occasion d’une visite ou lors d’un accueil chaleureux.

    Comment faire pour ne pas imposer une démarche à quiconque et pourtant

    offrir à chacun la possibilité réelle de demander un dialogue? En croisant

    leurs regards et leurs expériences avec des collègues d’autres confessions

    de passage, les aumôniers catholiques se sont vite aperçus que tous portaient la même préoccupation: faire place à la parole et à la recherche spirituelle dans l’hôpital. Ne pas s’en remettre à la seule technique comme si

    les humains pouvaient se réduire à des corps manipulés. Une préoccupation

    partagée par le personnel soignant.

    Un espace, sept permanences

    L’aumônerie catholique disposait déjà d’un lieu propre. Restait à trouver un endroit à mettre à la disposition de tous. Le choix est venu de la

    direction administrative des cliniques : elle a offert aux aumôniers un local libéré dans le hall d’accueil de l’hôpital, face à l’auberge de jour.

    L’aumônerie catholique assume plus de la moitié des permanences. L’équipe

    s’est d’ailleurs considérablement étoffée en cinq ans: de six personnes, on

    en est passé à une douzaine : prêtres, laïques, religieuses. Afin de promouvoir la qualité d’attention à toute la personne, l’hôpital a fait un

    choix: il prend à sa charge la rémunération de quatre temps pleins dans

    l’aumônerie catholique. La mission de l’équipe ne se limite pas à l’accueil

    ou aux visites des personnes: ce travail d’écoute nécessite de nombreuses

    rencontres de concertation et de formation, entre autres avec le personnel

    soignant.

    Comme le souligne un des aumôniers, l’abbé Guibert Terlinden, l’enjeu

    est capital: "On peut tomber malade de ne pas être respecté dans sa vie

    spirituelle ! On peut être empêché de guérir si l’on est privé de l’accès à

    cette part spirituelle de notre humanité !" "On ne maîtrise pas la lumière,

    pas davantage l’arc-en-ciel, a rappelé à cette occasion G. Terlinden. C’est

    là, entre nous tous, donné grâcieusement, sans que personne ne puisse en

    revendiquer quelque chose pour soi seul ou chercher à l’utiliser pour son

    propre pouvoir".

    Espace ouvert et risqué

    Le projet commun qui relie les différentes aumôneries n’est pas celui

    d’un "souk spirituel" où chacun viendrait "vendre" sa marchandise ou faire

    valoir ses convictions. Il s’agit bien d’un "carrefour", d’un espace ouvert

    et risqué, où chacun peut rencontrer l’autre et lui offrir de l’espace

    tout en restant pleinement soi-même, fidèle au meilleur de sa tradition religieuse ou philosophique propre".

    Lors de l’inauguration de "Carrefour", J. Massion, directeur administratif des Cliniques, a souhaité que ce "lieu original", symboliquement situé

    dans le couloir principal de circulation de l’hôpital, témoigne d’une triple volonté : "la mise du patient au centre de l’hôpital; l’affirmation de

    cette recherche humaine universelle et humble du sens à donner à notre

    existence ; la nécessité vitale d’une solidarité entre personnes, au-delà

    même des soins de qualité offerts aux malades. (apic/cip/ba)

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