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    apic/Brésil/ Terres des Indiens/ Contestations

    Brésil: Les territoires indiens peuvent être légalement contestés (150196)

    CIMI: "décret gouvernemental favorable aux grands propriétaires"

    Vives critiques des défenseurs des Indiens

    Brasilia, 15janvier(APIC) Désagréable surprise, en ce début d’année 96,

    pour les défenseurs des terres attribuées aux Indiens brésiliens. Le président Fernando Henrique Cardoso a signé lundi dernier un décret qui permet

    que des terres pourtant officiellement attribuées aux Indiens puissent être

    contestées par des propriétaires privés, voire par des gouverneurs d’Etats

    ou des maires de communes.

    Pour le Conseil indigéniste missionnaire (CIMI), en signant ce décret,

    le président de la République "a cédé aux pressions des grands propriétaires terriens et à ceux qui, par intérêt financier, ne souhaitent pas que

    les Indiens puissent se maintenir sur les terres qu’ils occupent".

    Le gouvernement rétorque que la mesure prise veut simplement éviter, par

    une forme légale, que les attributions de terre aux Indiens ne soient pas

    déclarées plus tard inconstitutionnelles. De fait, selon les propres déclarations du ministère de la Justice, seules 238 des 554 réserves de terre

    attribuées sont garanties. La décision gouvernementale a été durement critiquée par la coordination des peuples indiens de l’Amazonie brésilienne

    (COIAB), constituée par des leaders indiens, par la commission Pro-Indio de

    Sao Paulo et par des organisations internationales, comme "Survival international".

    "Au lieu de défendre les terres des Indiens, le gouvernement, présidé

    pourtant par un sociologue qui devrait connaître les dimensions du problème, permet que des personnes qui se sont approprié illégalement des terres

    occupées par des Indiens soient maintenant indemnisés financièrement en devant remettre les terres à ces mêmes Indiens", affirme entre autres CIMI.

    L’organisation catholique, liée à la Conférence nationale des évêques du

    Brésil (CNBB), ajoute que ce qui est en jeu est la correcte application du

    paragraphe 2 de l’article 231 de la Constitution brésilienne: "Les terres

    traditionnellement occupées par les Indiens leur sont destinées d’une manière permanente, en leur donnant l’usufruit exclusif des richesses du sol,

    des rivières et des lacs se trouvant sur leurs territoires". (apic/em/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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