Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 31 lignes (max. 75 signes), 330 mots et 2105 signes.

    apic/Brésil/ police contre paysans sans terre

    Brésil: Riposte armée de policiers à l’occupation de terre (131195)

    Négociations entre gouvernement et le Mouvement

    des paysans sans terre compromises?

    Rio de Janeiro, 13 novembre(APIC) 90 policiers de l’Etat du Parana, au

    Brésil, ont tenté vendredi de faire évacuer de force 60 familles de paysans

    sans terre qui occupaient un terrain dans la commune de Santa Isabel do

    Ivai. Devant le refus des paysans d’obtempérer, les policiers ont chargé

    blessant 15 femmes et enfants en leur tirant dans les jambes. 8 policiers

    ont également été blessés.

    Au moment où le gouvernement brésilien et le Mouvement des paysans sans

    terre (MST) tentent de négocier, cette nouvelle agression policière ne fait

    qu’augmenter la tension dans la région. Les déclarations du Secrétaire de

    la sécurité de l’Etat de Parana, Candido Martins, ami du ministre de

    l’Agriculture, n’ont pas amélioré la situation. Elles ont plutôt jeté de

    l’huile sur le feu. Ce dernier a en effet déclaré que "la police avait agi

    correctement avec une grande tranquilité et qu’elle avait pris toutes ses

    précautions".

    Les derniers événements du Parana ne favorisent guère la sérénité des

    négociations actuelles engagées entre le MST et le gouvernement fédéral.

    D’autant plus qu’au début des négociations, le pouvoir judiciaire menaçait

    de prison quatre leaders du MST de la région de Pontal do Paranapanema de

    l’Etat de Sao Paulo: deux d’entre eux, Leoninda Alves et Marcio Barreto

    sont déjà sous les verrous.

    Selon Frei Betto, théologien de la libération, "en transformant la question sociale en cas de police, le ministère de la Justice est en train de

    marcher à reculons et risque de faire capoter les négociations engagées entre le MST et le gouvernement". Frei Betto ajoute en outre, que l’occupation de terres non cultivées est un droit reconnu par la doctrine sociale

    de l’Eglise catholique. "Arrêter des paysans peut satisfaire la soif de

    puissance de quelques grands propriétaires terriens, mais ce n’est en tout

    cas pas choisir le chemin pour réaliser la justice sociale et la réforme

    agraire au Brésil". (apic/em/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus