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    Brésil: situation des familles éclatées (130694)

    apic/Brésil/familles éclatées

    Le mouvement familial chrétien cherche des solutions pastorales

    Belo Horizonte (Brésil), 13juin(APIC) Le mouvement familial chrétien, de

    concert avec l’Institut brésilien de la famille, cherche à comprendre la

    réalité concrète de la famille. Non pas la famille idéale, mais celle qui

    existe réllement, souvent confrontée à des conditions sociales difficiles

    et une situation matrimoniale non conventionnelle comme celle, courante au

    Brésil, de nombreuses mères célibataires vivant seules avec leurs enfants.

    En cette année internationale de la famille, le mouvement familial chrétien lance une série d’actions dans tout le Brésil. Plusieurs séminaires

    régionaux sont déjà programmés, ainsi qu’une réunion nationale qui fera la

    synthèse des principales revendications des familles désunies ne souhaitant

    pas être marginalisées encore plus par la société. Cette réflexion se veut

    ouverte et oecuménique. Les organisateurs sont conscients que l’Etat et les

    Eglises doivent aborder avec un nouveau regard l’existence de beaucoup de

    familles brésiliennes dont l’un des parents, souvent le père, est absent.

    Une des données manifeste de la famille brésilienne d’aujourd’hui est le

    nombre élevé de mères célibataires. Selon des statistiques gouvernementales, le Brésil comptait en 1990 près de 800’000 mères célibataires, dont

    plus de 200’000 avaient moins de 19 ans. De 1980 à 1990, le nombre de ces

    mères abandonnées a plus que doublé. Selonles assistants sociaux et les

    agents de la pastorale de la famille, il ne suffit plus de se plaindre sur

    "la moralité déficiente" des personnes qui vivent des situations diffficiles. Il faut les accueillir comme telles, sans porter de jugements moralisateurs.

    Adilson de Abreu Dallari, professeur de droit à l’Université catholique

    de Sao Paulo, vient de rappeler dans une conférence que les secteurs les

    plus pauvres ou marginalisés par la société sont les plus atteints par

    l’éclatement actuel de la famille traditionnelle. Selon lui, de très nombreux enfants d’une même famille sont issus de pères différents dont beaucoup sont inconnus. Pour Adilson Abreu Dallari, ce défi est aussi lié à la

    question de l’habitation, car à la périférie des grandes villes et dans les

    bidonvilles, les personnes ne disposent pas pas d’un minimum d’espace vital

    décent: "C’est pourquoi la vie de famille et les conditions d’habitation,

    liées à une nourriture insuffisante, rendent l’atmosphère très problématique pour ceux qui ne peuvent compter que sur le salaire minimum. (apic/emba)

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