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    apic/Brésil/élections/Eglise

    Brésil: dernières recommandations d’évêques avant les élections (260994)

    Le cardinal Arns: "la démocratie au Brésil n’a jamais fonctionné"

    Brasilia, 26septembre(APIC) Le cardinal Paulo Arns, archevêque de Sao

    Paulo, "estime que la démocratie au Brésil n’a jamais fonctionné". De son

    côté, Mgr Luciano Mendes de Almeida, président de la Conférence nationale

    des évêques du Brésil (CNBB), quelques jours avant le déroulement des élections présidentielle et parlementaires, demande aux électeurs de choisir

    des candidats qui "sont décidés, à tout prix, à travailler à éradiquer la

    faim et la misère de 32 millions de Brésiliens".

    Le premier tour des élections aura lieu ce dimanche 3 octobre. L’Eglise

    catholique a organisé dimanche dernier, dans toutes les paroisses, un jour

    de prières pour la patrie. A cette occasion, les responsables des communautés catholiques ont insisté sur l’importance du vote de chaque chrétien

    lors des imminentes élections.

    Mgr Luciano Mendes de Almeida a invité toutes les communautés catholiques à exercer massivement leur droit de vote, car la participation politique responsable inclut l’exercice conscient et libre du droit et du devoir

    de voter. Il permet aussi de choisir des candidats honnêtes et décidés à

    servir véritablement le bien commun du peuple brésilien.

    Le cardinal Paulo Evaristo Arns a commenté sa phrase-choc selon laquelle

    que la démocratie au Brésil, en réalité, n’a jamais fonctionné: "Bien que

    le peuple dépose, de temps à autre, un bulletin dans les urnes à l’occasion

    des élections, il n’a aucune prise sur les destinées de la nation. Seule

    notre dernière Constitution, datant de 1988, prévoit des dispositifs efficaces pour donner au peuple la possibilité d’influencer la politique du

    gouvernement. Notre vote doit donc être donné à des démocrates véritables

    qui leur permettront de consulter fréquemment les citoyens. Il faut que les

    hommes et les femmes qui seront élus prochainement admettent que des pressions politiques, pacifiques mais exigentes, soient exercées sur les trois

    pouvoirs de la République". (apic/em/ba)

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