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    apic/Boff/62e livre /écologie et libération

    Rio de Janeiro: Leonardo Boff prépare son 62e livre (180495)

    Unir le discours écologique à celui de la libération

    Rome, 18avril(APIC) Le théologien brésilien Leonardo Boff, 57 ans, veut

    unir le discours écologique à celui de la libération, le cri de la terre à

    celui des pauvres. Il exprime sa conviction dans la préparation d’un 62e

    livre intitulé "Dignitas Terrae". Leonardo Boff qui a quitté l’ordre franciscain en juin 1992, et qui enseigne aujourd’hui l’éthique à l’Université

    d’Etat de Rio de Janeiro, développe ce thème dans une interview que publie

    lundi le quotidien italien "Il Messagero".

    Dans "Dignitas Terrae", le théologien affirme que "le projet scientifique se révèle aujourd’hui de plus en plus dangereux et il va jusqu’à menacer la planète. L’oppression ne concerne plus seulement les groupes sociaux

    mais l’humanité entière".

    "Il faut, ajoute-t-il, réaliser aujourd’hui une alliance avec la nature

    qui amène à une résurgence de la fraternité et du respect. Ce qui compte

    aujourd’hui, c’est de savoir comment nous allons survivre tous ensemble et

    comment libérer la planète terre. Il faut une réponse collective, pour le

    bien commun, et cosmique."

    L’ancien franciscain, qui avait été suspendu d’enseignement, durant un

    an, après la publication en 1984 du livre "Eglise, charisme et pouvoir",

    déclare que "ce qui sauve le Brésil dans sa grande contradiction sociale

    est sa dimension mystique. La joie des gens, leur jovialité vient de cette

    dimension. L’illuminisme n’est pas passé par ici. Dans ce pays, l’aspect

    religieux de la vie est une évidence. L’Eglise parle de rites à propos des

    religions afro-brésiliennes, nous parlons de religions. Nous relions la

    théologie de la libération à l’anthropologie culturelle."

    "L’effet est finalement de conférer aux personnes une dignité qui est

    niée par la société. En entrant en contact avec Dieu, les gens se sentent

    aimés. Le dialogue est direct. La personne ne se sent plus esclave, elle

    est une personne. Et celui qui n’a pas sa place dans la société peut alors

    s’exprimer. Marx s’est trompé. La religion n’est pas l’opium du peuple.

    Chez nous, elle a une fonction libératrice", explique encore le théologien.

    (apic/jmg/ba)

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