Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 57 lignes (max. 75 signes), 593 mots et 4077 signes.

    apic/Belgique/Pédophile libéré/Indignation

    Belgique: Grâce royale pour un pédophile

    ECPAT fait part de son indignation au ministre de la Justice (090296)

    Bruxelles, 9février(APIC) La grâce royale accordée à un pédophile de 80

    ans qui avait abusé d’une enfant de huit durant deux ans fait des vagues en

    Belgique. Condamné à 15 ans de prison en septembre 1994, il bénéficie aujourd’hui d’une liberté conditionnelle. Indignation. Et notamment du côté

    de l’Association ECPAT-Belgique qui s’insurge, à l’heure ou nombre d’associations luttent dans le monde contre l’exploitation sexuelle des enfants.

    Dans une lettre adressée le 7 février au ministre de la Justice Stefaan

    De Clerck, ECPAT-Belgique, engagée dans une campagne internationale contre

    l’exploitation sexuelle des enfants, considère la grâce obtenue sous la responsabilité du ministre "comme un camouflet aux nombreuses victimes sans

    défense à travers le monde".

    Cinq ans après la création d’ECPAT pour lutter contre l’exploitation

    sexuelle commerciale des enfants et pour abolir la prostitution enfantine,

    les coordinateurs de l’organisation en Belgique sont amenés à constater,

    une fois de plus, que "l’exploitation sexuelle des enfants n’a

    malheureusement pas de frontières". Les cas de pédophilie rapportés dans la

    presse semblent d’ailleurs montrer, ajoute l’association, que "ce sont

    souvent des adultes appartenant aux cercles de la famille et des amis qui

    abusent de ces jeunes enfants et les traumatisent ainsi pour le reste de

    leur vie".

    Aussi l’association ECPAT a-t-elle été surprise d’apprendre par la presse que Zénon D., pédophile condamné en septembre 1994 à 15 ans de travaux

    forcés pour avoir violé une fillette pendant deux ans, avait bénéficié de

    la grâce royale. "Les 15 ans de travaux forcés ont été ramenés à 12 ans et

    transformés en liberté conditionnelle par la grâce accordée par Sa Majesté

    le Roi Albert II, le 29 décembre dernier", s’étonnent les responsables

    d’ECPAT, qui s’associent à d’autres réactions d’indignation, notamment celle de M. Lelièvre, délégué général aux Droits de l’Enfant de la Communauté

    française.

    La législation belge actuelle, en vigueur depuis le 13 avril 1995, prévoit des peines sévères pour les auteurs de pareils méfaits, relèvent les

    coordinateurs d’ECPAT dans leur lettre au ministre. Or, le "progrès" marqué

    par le renforcement de cette loi leur semble "fortement atténué" par la récente mesure de "clémence". Certes, la libération de celui qui avait été

    reconnu coupable de viol et d’attentat avec violence ou menaces sur une petite fille de huit ans reste une mise en liberté sous condition. Mais ECPAT

    déplore "les effets négatifs sur l’opinion publique d’une telle mise en liberté conditionnelle". Pour l’association, les effets dissuasifs de la nouvelle loi risquent en outre d’être compromis.

    Améliorations souhaitées

    La loi actuelle, constate Karl Wintgens, un coordinateur d’ECPAT interrogé par le correspondant de l’Agence APIC, permet heureusement de poursuivre en Belgique des ressortissants belges qui se seraient rendus coupables d’abus sexuels sur des mineurs à l’étranger. Les poursuites restent

    toutefois assorties d’une condition: il faut que ces abus soient aussi considérés comme répréhensibles par la législation de l’autre pays concerné.

    "Or, ce n’est pas toujours le cas, note K. Wintgens. Dans certains pays, la

    législation en la matière fait même défaut. Nous ne pouvons donc que souhaiter une amélioration de notre législation: un Belge qui abuserait des

    enfants à l’étranger devrait être punissable dès qu’il enfreint la loi de

    son pays d’origine".

    ECPAT appelle enfin de ses voeux une harmonisation européenne des législations pour renforcer et coordonner les efforts dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants et contre la prostitution enfantine. (apiccip/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus