Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 123 lignes (max. 75 signes), 1282 mots et 8567 signes.

    apic/Belgique/La vie religieuse en Europe/Un an après le Synode/

    APIC-Dossier

    Bruxelles: "Etre religieux: d’abord une manière d’être" (260196)

    Un an après le Synode des évêques

    Bruxelles, 26janvier(APIC) "Depuis 20 ou 30 ans, les religieux et les

    religieuses apostoliques ont dû se retirer de nombreuses oeuvres", constate

    le Frère Jacques Scholte. "C’est une époque bénéfique, un temps de purification. Nous voici à nouveau replacés face au centre de notre vie: être

    avant d’agir. Etre religieux, c’est d’abord une manière d’être."

    Le Frère Jacques Scholte, religieux néerlandais, et la religieuse belge

    Françoise Petit, représentants de l’Union des Conférences européennes des

    Supérieurs majeurs (UCESM), étaient le 24 janvier les invités des informateurs religieux à Bruxelles. Un an après le Synode des évêques sur "la vie

    consacrée et sa mission dans l’Eglise et dans le monde", ils ont fait le

    point à la lumière de la récente assemblée générale de l’UCESM.

    "Comment et à quoi voulons-nous être identifiés comme religieux aujourd’hui?" Telle est la question qui était au coeur de l’assemblée générale de l’UCESM. Avant et pendant le Synode, les débats ont souvent rebondi

    sur la question de l’identité même de la vie religieuse. Le caractère des

    congrégations à vocation apostolique, a été trop souvent réduit à des

    "oeuvres" ou à des "missions". Or, ont insisté les supérieurs majeurs européens, "le premier trait fondamental de la vie religieuse est la recherche

    de Dieu". Le Frère Scholte précise: "Bien sûr, la quête de Dieu n’est pas

    l’apanage des seuls religieux. Mais nous sommes des gens qui font profession d’être en recherche de Dieu dans la vie d’aujourd’hui, et dans leur

    propre vie."

    "D’ailleurs, nous pensons, que la vie communautaire est vitale pour cette recherche. Les communautés religieuses sont, dans une société, des cellules où des citoyens essaient de répondre à la question: qui est Dieu pour

    nous aujourd’hui? Et ils se mettent en recherche des signes de l’amour de

    Dieu pour les hommes."

    D’abord, une manière d’être

    Prière et liturgie sont les ferments de "mission" pour les religieux engagés dans un apostolat. De plus en plus, les communautés religieuses repensent leur "mission". La diminution du nombre ou le vieillissement des

    religieux et des religieuses n’est pas la seule explication à leur retrait

    d’un certain nombre d’écoles, d’internats, d’hôpitaux, observe le Frère

    Scholte.

    "Depuis 20 ou 30 ans, dit-il, nous avons dû nous retirer de nombreuses

    oeuvres. C’est une époque bénéfique, un temps de purification. Nous voici à

    nouveau replacés face au centre de notre vie: être avant d’agir. Etre religieux, c’est d’abord une manière d’être. Sans quoi, il est impossible

    d’être signe, d’être identifié. Notre société a tant besoin d’hommes et de

    femmes qui vivent des attitudes fondamentales de réconciliation, de compassion, de miséricorde... A nous de trouver les nouveaux modes d’expression

    de notre vie."

    "Notre souci fondamental n’a pas changé, poursuit J. Scholte: il reste

    axé sur les conseils évangéliques et la fraternité. Mais nous sommes convaincus qu’il nous faut chercher un nouvel aréopage, qu’on ne connaît pas

    encore. C’est donc à la fois un défi et une aventure. Un exemple: se lancer

    dans un mode de présence auprès des drogués n’est pas suffisant: à leurs

    côtés, quel sera le mode de vie des religieux ?"

    "Bref, notre message en Europe pourrait être, à côté (non en face) d’une

    activité parfois surchargée, celui d’une vie contemplative, sans vouloir

    faire de tous les religieux des moines. Par attitude contemplative, j’entends une vie marquée par la confiance en Dieu et le regard sur lui.

    Une réflexion à poursuivre

    Sans attendre l’exhortation apostolique du pape qui devrait tirer les

    principaux enseignements du Synode de 1994, l’UCESM s’est mise au travail

    pour que se poursuive la réflexion sur la vie religieuse.

    Au sein de chaque Conférence nationale des religieux, explique Soeur

    Françoise Petit, il est grand temps que se développe la collaboration entre

    les congrégations d’hommes et de femmes dans différents domaines pour concerntrer les moyens et les énergies.

    Religieux et religieuses entendent aussi favoriser leurs rapprochements

    par une réflexion commune pour approfondir l’identité et la mission de la

    vie religieuse, dont Soeur Françoise Petit aime faire émerger trois pôles:

    "la consécration de la personne à Dieu, source de la mission"; "les conseils évangéliques d’obéissance, de pauvreté et de chasteté, vécus comme

    des défis dans un monde d’aujourd’hui, et comme une mise en cause d’une

    certaine manière de comprendre le pouvoir, le bien être matériel, l’amour";

    enfin, "la vie communautaire, où il faut développer des relations vraies

    entre les personnes, tout en ouvrant la communauté à la mission et à la dimension internationale". "Rien de tel qu’un style de vie simple pour percevoir à quel point la société de consommation peut nous détruire tous!"

    Réflexion sur l’identité, mais pas de repli: l’UCESM invite les religieux à une "réflexion sur la mission commune de bâtir l’Europe en sortant

    de nos schémas régionaux, nationaux". Elle appelle aussi les religieux à

    une franche collaboration avec les évêques en participant à l’élaboration

    de la pastorale d’ensemble des diocèses. Dans le même esprit, elle encourage les congrégations à collaborer davantage avec les laïcs désireux de partager le charisme de l’Institut.

    Multiplier les échanges en Europe

    Françoise Petit a, comme beaucoup d’autres, été frappée par l’expérience

    différente des pays de l’Est, où beaucoup de religieux et de religieuses

    n’ont pu vivre durant des années qu’une vie communautaire réduite et n’ont

    pu, faute d’information et de formation, emboîter le pas aux nouvelles

    orientations issues du Concile Vatican II. Les vocations à la vie consacrée

    sont nombreuses, mais les aînés ont vieilli: seront-ils à même de former

    les jeunes à la vie religieuse de demain? Les congrégations internationales

    disposent peut-être, à cet égard, d’atouts et de possibilités d’échanges

    que d’autres n’ont pas.

    Pour les années à venir, la vice-présidente de l’UCESM annonce aussi des

    rencontres de divers responsables religieux d’Europe, depuis celle des secrétaires généraux des Conférences nationales des religieux jusqu’aux responsables de publications et de la pastorale des migrants, un des grands

    soucis des religieux. Enfin, l’UCESM envisage de se constituer en Organisation Non Gouvernementale en vue d’être un partenaire écouté par le Conseil

    de l’Europe.

    Et la suite du Synode?

    Les religieux ont reçu le Document de Travail du Synode comme un encouragement. "Les 58 recommandations adressées au pape par les évêques nous

    laissent une grande liberté. Certains craignaient qu’on freine l’élan de

    renouveau issu du Concile. C’est le contraire qui s’est passé. Pour la première fois, des femmes, qui représentent 85 % des 460’000 religieux européens ont parlé. Elles en ont assez que des hommes discutent entre eux de

    la vie que des femmes doivent mener. De ce point de vue, nous avons vécu un

    Synode historique."

    Plusieurs questions-clés restent cependant à approfondir ou ne semblent

    pas "avoir été assez creusées", selon les représentants de l’UCESM. Ainsi

    en est-il de la vision portée sur la vie communautaire des religieux. De

    même, le langage qui met en avant la "vie consacrée" risque d’achopper très

    vite sur un manque de spécificité si on l’accorde, comme il se doit, sur la

    vie baptismale propre à tous les chrétiens. (apic/cip/mp)

    Encadré

    L’Union des Conférences européennes des Supérieurs majeurs

    L’UCESM réunit aujourd’hui 32 Conférences nationales de religieux et de religieuses appartenant à des Instituts à vocation apostolique. Au total, cela représente pour la seule Europe quelque 460’000 religieux et religieuses, les femmes formant d’ailleurs 85% de l’ensemble.

    Lors de l’assemblée de Freising en Allemagne, en décembre dernier, pour

    la première fois un religieux non-prêtre a été élu à la présidence: Jacques

    Scholte, un Frère mariste néerlandais de 51 ans. La vice-présidence à été

    confiée à une Belge de 59 ans, Françoise Petit, Soeur de la Charité de Jésus et de Marie. (apic/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus