Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le texte contient 36 lignes (max. 75 signes), 368 mots et 2550 signes.

    apic/Bartholomée/Genève/COE

    Le patriarche Batholomée Ier condamne le prosélytisme et le nationalisme

    Les orthodoxes n’admettent pas qu’on vienne de loin

    pour christianiser des gens chrétiens depuis longtemps (121295)

    Genève, 12décembre(APIC) Le patriarche Bartholomée Ier, chef spirituel de

    l’orthodoxie, a réaffirmé avec force la volonté des orthodoxes de poursuivre le dialogue oecuménique malgré les difficultés rencontrées sur le terrain avec les protestants et les catholiques.

    Les orthodoxes ne peuvent pas admettre que l’on vienne de loin pour

    "christianiser" des gens qui sont chrétiens depuis longtemps, a répété le

    patriarche mardi à Genève. "Il s’agit-là d’une attitude pas du tout fraternelle, qui contredit les efforts faits ailleurs - notamment au sein du Conseil oecuménique - pour l’unité".

    La plupart des orthodoxes restent pourtant favorables au dialogue fondamental, en particulier avec les catholiques. "Nous étions à la veille d’attaquer la question de la primauté du pape quand on ressurgit les problèmes

    concrets de l’uniatisme et du prosélytisme", a fait remarqué le patriarche

    de Constantinople. Lorsque ces deux questions seront résolues, nous pourrons revenir à la question essentielle du rôle de l’évêque de Rome. Aujourd’hui tous sont d’accord de poursuivre ce dialogue.

    Autre problème brûlant pour les religions en Europe de l’Est: le nationalisme, que le patriarche oecuménique condamne avec fermeté. "Le patriarche orthodoxe serbe Pavle souffre beaucoup de cette situation", affirme

    Bartholomée Ier. Il faut se méfier des simplifications et de l’exploitation

    de la religion par les hommes politiques. "Mgr Pavle n’a pas du tout de

    bonnes relations avec le président Milosevic et a exprimé publiquement son

    désaccord avec le gouvernement de l’ex-Yougoslavie".

    Pour le patriarche, la signature des accords de Dayton constitue un "moment très critique" qui devrait déboucher sur une paix solide et permanente.

    L’orthodoxie elle-même n’est pas exempte de conflits internes "comme

    dans toutes les familles", admet le patriarche oecuménique. Les problèmes

    ne touchent pas la foi, précise-t-il, mais des questions de juridiction et

    des raisons politiques. Si chacun a la bonne volonté de s’asseoir autour

    d’une table, la solution sera facile, avance Bartholomée Ier. Pour

    affronter les défis de l’époque moderne, l’unité du témoignage est une

    priorité.

    De sa visite au COE, Mgr Bartholomée retiendra surtout la franchise et

    la qualité des contacts humains. "Nous ne faisons pas de diplomatie, ni de

    politique, nous nous parlons en frères et soeurs". (apic/mp/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus