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    apic/Banque Mondiale

    Washington: La Banque Mondiale veut inviter les responsables (111096)

    religieux à débattre des questions de développement

    Washington, 11octobre (APIC) La Banque Mondiale (BM) veut inviter les responsables des grandes religions mondiales à Washington l’an prochain pour

    débattre des questions de développement avec de hauts fonctionnaires de la

    Banque.

    La réunion, s’inscrira dans une série d’efforts déployés par la Banque

    Mondiale pour améliorer son image et engager le dialogue avec ses détracteurs, entre autres les Eglises, les institutions d’entraide rattachées aux

    Eglises, et les organisations non gouvernementales (ONG). La BM, qui prête

    20 milliards de dollars américains chaque année pour des projets de développement dans le monde, est fréquemment critiquée; on l’accuse d’imposer

    ses propres principes économiques à des pays en développement, ce qui, selon ses détracteurs, signifie que ce sont les pays riches, et non les pays

    pauvres, qui profitent de cette aide.

    La Banque Mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) ont été mis

    en place par les puissances alliées dans les années 40 pour prévenir

    l’effondrement de la monnaie et d’autres crises économiques telles que

    celles qui avaient précédé la deuxième guerre mondiale. Aujourd’hui, 180

    Etats sont membres de la Banque. Pour ses détracteurs le groupe du G-7 des

    principaux Etats industriels domine la banque et sa politique. De hauts

    fonctionnaires de la banque, réfutant ces critiques, ont appelé les Eglises

    et les ONG à s’informer davantage sur les pratiques de la BM.

    "Certaines des critiques formulées par les ONG sont fondées", fait remarquer Andrew Steer, directeur du département de l’environnement, au journaliste d’ENI. "Nous aurions pu faire un meilleur travail dans le passé sur

    un certain nombre de problèmes." Mais ces critiques, a-t-il ajouté, ne

    tiennent pas compte des changements intervenus dans les méthodes de la banque et se fondent sur de mauvaises informations.

    Brian V. Wilson, vice-président de la Banque chargé de la stratégie financière politique et institutionnelle, précise que "la crainte qu’éprouvent les ONG porte beaucoup sur la politique d’ajustement structurel".

    "Mais nous ne disons pas: ’vous devez avoir une économie de marché’", a

    rappelé Brian Wilson. "Nous essayons de permettre à la société civile de

    fonctionner, et de faire en sorte que les prêts parviennent là où ils sont

    destinés, et ne soient pas absorbés par l’administration gouvernementale."

    Pour Andrew Steer la politique d’ajustement structurel "a permis d’éliminer la discrimination contre des agriculteurs vivant dans les zones rurales et qui représentent deux tiers des pauvres de ce monde". "Un certain

    nombre d’ONG qui critiquent la banque oublient ou ignorent de nombreux

    aspects des prêts bancaires." Ainsi, a précisé Brian Wilson, les prêts aux

    pays les plus pauvres, par le biais de l’Association internationale pour le

    développement (AID), sont accordés à des taux d’intérêts extrêmement bas

    (0,5 à 1 %) et remboursables sur 40 ans. La banque permet de financer toute

    une série de projets importants qui peuvent aller de la prévention contre

    le SIDA aux programmes d’alphabétisation pour les filles, insiste Andrew

    Steer.

    Pour les deux responsables, "il serait beaucoup plus constructif", de

    travailler ensemble avec les Eglises et les ONG. (apic/eni/mp)

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