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    apic/ARM/Statut Vatican ONU en cause

    L’ARM remet en question le statut

    spécial du Vatican auiprès de l’ONU (250896)

    Detmold, 25août(APIC) Un rapport présenté Comité exécutif de l’Alliance

    réformée mondiale (ARM), réuni à Detmold, en Allemagne, du 16 au 26 août,

    remet en question "le statut unique et certainement contestable" dont bénéficie le Vatican auprès de l’Organisation des Nations Unies, et l’influence

    que le Vatican exerce dans le cadre de celle-ci.

    Ce document - qui passe en revue les activités des Nations Unies en 1995

    - a été rédigé par Robert F. Smylie, observateur officiel de l’ARM et de

    l’Eglise presbytérienne des Etats-Unis auprès des Nations Unies à New York.

    Aucun autre organisme religieux - chrétien ou autre - possède le même

    statut ou les mêmes privilèges que le Vatican. Le pape a un droit automatique de parler - en tant que chef d’Etat - devant l’Assemblée générale des

    Nations Unies, et le Saint-Siège a droit de participation et de parole dans

    les réunions de l’Organisation, peut-on lire.

    D’autres groupes religieux entretiennent des rapports avec les Nations

    Unies en tant qu’organisations non gouvernementales. "Des responsables de

    certaines traditions religieuses sont parfois invités ou autorisés à s’exprimer lors de l’Assemblée générale, mais aucun autre organisme religieux

    ne possède ce droit de façon officielle".

    "Le Vatican, précise toutefois le rapport, n’a pas le droit de vote, et

    il n’est pas obligé de contribuer au financement des Nations Unies, car il

    a choisi le statut d’observateur".

    "Cet arrangement - qui donne au Vatican le droit de parole mais non de

    vote - lui permet d’agir sur les débats au plus haut niveau, et d’exercer

    une influence sur d’autres Etats qui sont traditionnellement ’catholiques’,

    en raison de leur identité, de leur politique, ou de leur histoire. Pourtant, le Vatican n’assume aucune responsabilité", dit encore ce rapport.

    Robert Smylie a décidé de porter cette question du statut spécial du Vatican auprès des Nations Unies à l’attention de l’ARM parce, selon lui,

    "c’est un problème que des catholiques romains ont déjà soulevé".

    Il est toutefois difficile, a-t-il reconnu, pour les autres groupes religieux, "de présenter le problème officiellement car ils pourraient être

    accusés de le faire par dépit. Selon l’agence oecuménique ENI, il est peu

    probable que d’autres Etats des Nations Unies soulèvent la question. En effet, "deux tiers des Etats entretiennent des relations diplomatiques avec

    le Saint-Siège". (apic/eni/pr)

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